Jean-Charles Deconninck Pdg de Generix.
Generix : Résultats 2009/2010. Retour sur l'exercice et les perspectives

24 juin 2010 6 h 41 min
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Generix : Résultats 2009/2010. Retour sur l’exercice et les perspectives avec Jean-Charles Deconninck Pdg de Generix

Generix propose une offre globale de solutions collaboratives permettant d’échanger les données, de gérer les flux et d’optimiser la chaîne de valeur.

Cette offre s’adresse aux entreprises des secteurs d’activité de l’agroalimentaire, des biens de grande consommation (CPG), de la distribution alimentaire et spécialisée, l’automobile, la santé, le transport.

Pour retrouver l’actualité financière de la société :Generix

Web TV www.labourseetlavie.com : M. Deconninck bonjour, vous êtes le Pdg de Generix. On va parler avec vous de votre exercice 2009-2010 et puis des perspectives. On s’intéresse plutôt à ce qui s’est passé sur la deuxième partie de l’année pour vous. On sait que le conteste n’a pas été favorable. Sur l’ensemble êtes-vous satisfait ? Que retenez-vous principalement de cette année ?

 

 

Jean-Charles Deconninck Pdg Generix: « On a eu un contexte excessivement difficile : le contexte économique que nous avons tous connu, que le marché a connu en général. Nous faisons 1% de croissance. C’est honorable par rapport à un marché qui a décru. Donc on a pris des parts de marché. Ce qui est un bon signal, je pense.

 

La deuxième chose est que nous avons continué à investir en innovation, en recherche et développement. Nous pensons que nous sortirons de cette crise par l’innovation et par la création de richesse à travers de nouveaux concepts et de nouveaux produits.

 

Donc nous continuons à investir en recherche et développement pour pouvoir prendre des parts de marché et offrir au marché quelque chose de nouveau. Je pense que cette crise aussi génère des nouveaux besoins, des nouvelles structures, des nouveaux modes de consommation. »

 

Web TV www.labourseetlavie.com : On rappelle que vous êtes éditeur de logiciels dans le secteur de la grande distribution. Les éditeurs de logiciels sont assez liés à ce qui se passe sur le plan économique. Faut-il évoluer pour, peut être, être un peu moins dépendant de la conjoncture ?

 

Jean-Charles Deconninck Pdg Generix: « Il faut peut-être évoluer pour être moins dépendant de la conjoncture mais il faut aussi offrir constamment à nos clients des choses novatrices qui leur permettent justement de traiter les contraintes qui sont les leurs dans un environnement économique de plus en plus difficile, qui change avec des fréquences de plus en plus importantes, avec aussi une modification des comportements d’achat des consommateurs que nous sommes.

 

Donc tout ça apporte inévitablement des nouveaux besoins, des nouvelles choses, de traiter l’édition de logiciels de manière différente. Et c’est ça que nous sommes en train de faire, en autre, à travers nos offres de supply chain collaborative à la demande. C’est-à-dire de se coller à la problématique des entreprises aussi bien en terme de fonction et d’augmentation de leur performance à travers l’usage de ces fonctions mais aussi en adaptant le modèle économique de l’édition de logiciels à la problématique économique des entreprises et entre autre le passage d’un mode de CAPEX à un mode d’OPEX. »

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Vous signalez que sur la partie licence, on voit qu’il y a des pressions sur les prix. C’est quelque chose qui est lié à la crise ou c’est une tendance un peu lourde ?

 

Jean-Charles Deconninck Pdg Generix: « Je pense que tout d’abord il y a un effet crise car quand le nombre d’affaire se raréfie sur un marché : la demande diminue. Et donc l’offre étant restée constante, il y a un ajustement qui se fait sur les prix.

 

La deuxième chose ce n’est pas une tendance mais un bouleversement pour moi. Je pense que, de plus en plus, l’édition de logiciels va devoir faire sa révolution industrielle pour partir sur des modèles économiques qui sont plus ajustables à la problématique d’usage de ces produits par les clients et ceci sur un terme relativement long. Nous ne sommes plus dans un effet de mode. On est dans des faits profonds de la modification du modèle économique des éditeurs de logiciels.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : En quelque sorte ça veut dire que, si on se place au niveau de la distribution, vous devez devenir l’interface entre la logistique et les différentes plateformes que vous devez mettre au cœur de tout ça afin que les clients arrivent à communiquer ensemble quelque part ?

 

Jean-Charles Deconninck Pdg Generix: « C’est un peu ça. L’offre qui est la notre est une offre de collaboration. En fait tout ça vient d’une réflexion que nous avons eue il y a quelques années.

 

La première chose est que si on optimise chaque maillon d’une chaine et bien on ne retire pas la totalité de la performance de cette chaine.

 

La deuxième chose est que la distribution est un monde pour lequel il y a beaucoup d’interactions. Il est vrai aussi pour d’autres industries comme le manufacturing. Dans le monde de la distribution il y a énormément d’acteurs qui viennent échanger, commercer. Les grands donneurs d’ordre, que sont les distributeurs ou les négociants, passent des ordres de commandes à des fournisseurs qui doivent livrer. Ils doivent utiliser pour cela des prestataires logistiques, des transporteurs. Beaucoup d’acteurs sont autour de cette chaine. Et si on recherche la performance individuelle de ces éléments, on optimisera cet élément et jamais la totalité.

 

Donc notre vision c’est de pouvoir le faire de manière collaborative. Et pour cela, il est nécessaire de mettre en place une plateforme ; Si vous voulez un peu neutre. Nous sommes les casques bleus, en fait, de l’échange de données et du traitement de cette information. Et donc tout le monde envoie ses informations et communique avec les autres pour que nous puissions avoir une efficience globale de cette chose. Tant sur les flux dématérialisés ce qui permettra de commander, de facturer et de recevoir mais aussi des flux qui vont être matérialisés. C’est-à-dire la gestion de tous ces éléments déclencheurs que sont les produits stockés, les produits dans les camions, dans les avions, dans les bateaux. Aussi la manière dont on va les gérer, dont on va optimiser la totalité de ces tournées, de ces fréquences, de ces approvisionnements.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Cela va-t-il engendrer des économies pour votre client ?

 

Jean-Charles Deconninck Pdg Generix: « Oui, tout à fait, pour tous les clients ; pour tous les acteurs de la chaine.

 

Si on prend un exemple : Moi je suis prestataire logistique. Et bien le fait que je puisse mutualiser, je prends un exemple, un camion pour livrer un centre commercial dans lequel il y a plusieurs enseignes qui sont potentiellement mes clients. Et bien je vais pouvoir augmenter la fréquence de livraison sur des volumes plus petits de ces chaines donc diminuer intrinsèquement la rupture potentielle de produits, c’est à dire augmenter le taux de service, tout en diminuant les coûts. Donc je satisfais le client. J’offre quelque chose qui est meilleur et je diminue les coûts parce que je mutualise et j’utilise moins de moyen pour ça. Donc c’est ce genre de chose que nous proposons à travers ce nouveau concept de suplain chain collaborative. »

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Aujourd’hui le chiffre d’affaires de Generixest récurrent. Comment va évoluer ce chiffre d’affaires récurrent ?

 

Jean-Charles Deconninck Pdg Generix: « Ce chiffre d’affaires récurent augmente d’année en année. Il augmente sur principalement deux axes.

 

Tout d’abord nous continuons à vendre des licences de manière importante dans le domaine de la gestion d’entreprise. C’est ce qu’on appelle des outils de type ERP, Generixcollaborative entreprise, qui est publicité par beaucoup de grands clients dans le monde de la distribution et du négoce. Et ceci génère donc à long terme une augmentation de chiffre d’affaires dans la maintenance. En parallèle de ça nous avons lancé cette chaine de valeurs à travers le suplain chain collaborative sur une plateforme underground. Ce qui veut dire que nos clients payent la consommation et uniquement la consommation. On voit au fur et à mesure que cette consommation augmente et génère de la récurrence puisque ces clients s’engagent sur des termes de entre seize, trente six et soixante mois. Donc nous avons, et nous l’avons publié pour la première fois, engrangé l’année dernière, valorisé sur trente six mois, 9,5 millions d’Euros de nouveaux contrats. Ce qui veut dire, globalement, si on ramène ça à une année, mécaniquement 3 millions d’Euros qui vont venir s’ajouter au chiffre d’affaires « on demande » que nous avions déjà. »

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Donc pour vous c’est plutôt des coûts à cout terme pour mettre en place tous ces investissements ?

 

Jean-Charles Deconninck Pdg Generix: « Absolument, il a fallu pour faire ce changement de modèle économique, cette nouvelle offre, ce nouveau concept, investir. Investir dans la R&D, investir sur les infrastructures, investir sur l’industrialisation de ces infrastructures et sur le pilotage des clients, de la relation client en continue. Et donc il est clair que dans les années précédentes, nous avons eu des investissements lourds dans ce domaine là mais qui aujourd’hui commencent à avoir une rentabilité et vont augmenter en terme de marge brute directement de part les nouveaux clients qui viennent les utiliser sans que ceux-ci ne crèvent nos coûts où n’augmentent nos coûts de manière majeure puisque les investissements ont déjà été fait. »

 

Web TV www.labourseetlavie.com : En Conclusion, vous dites pour 2010, qu’il devrait y avoir un retour de la croissance dans l’activité. Mais sur la rentabilité, vous dites, on retourne au seuil de rentabilité. Qu’est ce que cela veut dire ?

 

Jean-Charles Deconninck Pdg Generix: « Oui parce qu’on est tout d’abord prudents et que nous avons appris, entre autre, sur les deux dernières années que la fluctuation du marché et de la demande est très forte aujourd’hui. On assiste à un bon trimestre. Notre trimestre est un peu en Stop & Go. Les PME ont certaines difficultés donc l’investissement sur les moyennes sociétés a baissé. Donc, là aussi, on est méfiant par rapport à ça.

 

Néanmoins, nous pensons que nous avons un modèle qui, aujourd’hui, est structurellement sain et structurellement positif. On a diminué fortement l’endettement de l’entreprise. Nous générons du cash de manière très positive aussi. Donc tout ça nous amène à une structure financière de l’entreprise qui est solide.

 

En parallèle de ça, l’aspect IFRS, nous présente encore un déficit pour cette année. Néanmoins le déficit va se régler au fur et à mesure à travers, en autre, toutes les actions qui sont montées mais aussi par l’augmentation de la marge opérationnelle. Et en parallèle aussi par le désendettement de l’entreprise qui continue, à un rythme assez élevé aujourd’hui, puisque nous nous désendettons. Nous sommes passés d’un Gearing qui était de 22 points l’année dernière à un gearing d’environ 15 points aujourd’hui. »

©www.labourseetlavie.com 24 juin 2010

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