Interview Philippe Bouaziz Pdg Prodware.
Forum SMALL & MIDCAPS Gilbert Dupont : Stratégie et perspectives de Prodware

23 juin 2013 11 h 48 min
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Lors du Forum SMALL & MIDCAPS Gilbert Dupont, nous avons rencontré des dirigeants d’entreprises.

Parmi eux, Philippe Bouaziz Pdg Prodware qui déploie sa stratégie en Europe, après son acquisition de Qurius qui lui a permis de changer de dimension. 

Dans cet interview, pour Prodware, éditeur, intégrateur et hébergeur de solutions de gestion pour les entreprises, comment se passe ces développements, quelles attentes et résultats ?

Web TV www.labourseetlavie.com : Philippe Bouaziz, bonjour. Vous êtes le Pdg de Prodware Group, on va parler avec vous de votre actualité. Nous sommes au forum Gilbert Dupont où vous rencontrez des investisseurs. Justement qu’est-ce que vous dites aujourd’hui aux investisseurs sur comment se présente cette année 2013 pour Prodware ?

Philippe Bouaziz, Pdg de Prodware : L’année 2013 se présente plutôt bien, comme vous avez vu on a un bon « newsflow », donc le chiffre d’affaires est en croissance organique supérieure à 10 % sur un marché atone, la performance est bonne. Les derniers contrats que nous avons signés nous portent à penser que notre croissance va, pour le moins, rester alignée sur ce que l’on a eu, sinon peut-être s’accélérer, on parle de croissance organique, donc de profitabilité aussi, donc évidemment un bon démarrage d’année, une bonne visibilité liée à la taille des contrats que l’on a pu signer, et puis ce deal très important et très structurant pour nous avec Microsoft avec notre CRM application store.

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors, ce qui compte aussi beaucoup pour vous, c’est bien sûr l’intégration de la société hollandaise Qurius avec un certain nombre de filiales déjà intégrées, cela a changé la dimension du groupe, bien sûr les investisseurs suivent cela de près, cette intégration se passe bien ? Vous êtes aujourd’hui donc sur beaucoup plus de pays européens que précédemment ?

Philippe Bouaziz, Pdg de Prodware : Bien sûr, Prodware aujourd’hui c’est 14 pays dont 5 centres de R&D et une dizaine de pays vraiment où nous vendons activement. L’opération Qurius, donc très structurante, cela nous a permis d’atteindre nos objectifs de taille critique, aussi bien européenne en termes de chiffre d’affaires, afin d’amortir notre R&D, tous investissements que nous avons faits, donc c’est une première étape finalisée, ce qui veut dire que l’on va reprendre un peu notre souffle maintenant et que sur les toutes prochaines années on ne devrait pas avoir d’acquisition majeure ou stratégique chez Prodware, on va se concentrer sur le cash et la génération de cash. Ces deux années donc de travail sur l’acquisition de Qurius puisque cela s’est fait en deux fois, 2011, 2012, d’abord les filiales belge et espagnole et maintenant donc allemande et anglaise, ont été deux années de construction. 2013 on va commencer à pouvoir lever un peu la tête, à avoir un free cash-flow qui va augmenter, nous l’espérons, de manière significative pour pouvoir financer une forte croissance rentable et la fin de restructuration des opérations en cours. Un résultat constaté, les filiales espagnole et belge reprises en 2011, déficitaires, restructurées en 2012, sont revenues d’une part à la croissance, d’autre part à la profitabilité en 2013. Vous me direz chez Prodware cela fait 10 ans que l’on démontre cette capacité d’intégration d’acquisitions externes, mais là c’est tout de même des acquisitions à l’étranger, on aurait pu se poser la question de notre capacité à le faire, voilà c’est démontré aussi avec les résultats des chiffres d’affaires réorganisées sur Q1, donc une année qui se profile bien. Et je reviens donc sur ce contrat avec Microsoft, donc notre application store pour le CRM choisi par Microsoft pour être le sien pour le secteur public qui évidemment est un deal structurant un moyen, long terme, de très bon augure pour l’amélioration de nos résultats, rapide sur les années qui viennent, et bien sûr aussi une très forte reconnaissance par nos pairs de notre capacité plus donc que de simplement faire des applications sectorielles métiers, maintenant à louer notre technologie à d’autres partenaires éditeurs.

Web TV www.labourseetlavie.com : On rappelle donc éditeur-intégrateur, quels sont les secteurs du, malgré, on va dire la conjoncture qui n’est pas forcément très favorable en ce moment dans beaucoup de secteurs, est-ce qu’il y a…, vous parlez, vous, de secteurs porteurs, justement quels sont les secteurs porteurs pour vous, pour Prodware ?

Philippe Bouaziz, Pdg de Prodware : En 2013 le retail bien sûr, la distribution spécialisée, très porteuse pour Prodware, très porteuse pour le marché. Je crois que beaucoup d’acteurs investissent aujourd’hui sur le retail. Nous avons, nous, sur le retail une offre full, packagée entre nos propres offres et celles de nos partenaires Microsoft et Sage, on vient maintenant sur les retailers de moyenne et grande taille avec des offres qui sont complètes, qui sont flexibles, dynamiques, moins chères, plus performantes, de meilleures pratiques que l’on a développées durant toutes ces années et qui nous permet de gagner pas mal de deals. Aussi pour le secteur manufacturier, donc une offre qui va depuis la fabrication jusqu’au retail, et là aussi on a des relais de croissance qui sont plus importants. Sur le service notre business se maintient, mais c’est vrai qu’il y a plus de business sur le retail aujourd’hui qui est en très fort développement, ça c’est pour le secteur. Et sur les métiers, ce qui marche très, très bien chez nous, c’est effectivement notre plate-forme e-Business et mobilité. On a des produits qui s’adaptent aux ETI, aux filiales de grands comptes qui sont très uniques puisque complètement packagés dans un univers où, en e-Business notamment, entre les petites offres et les offres full développement comme le font nos grands frères d’IBM, etc., il n’y avait pas d’offres packagées qui puissent à la fois gérer des millions de références et les entreprises moyennes ou grandes et ne pas nécessiter des années de développement, donc notre offre e-Business qui marche très, très bien et qui commence à se vendre aussi en Belgique, en Espagne, avec du succès.

Web TV www.labourseetlavie.com : Parce qu’effectivement ce qui change dans votre secteur comme dans d’autres, c’est toute cette mobilité des acteurs, on le voit dans les entreprises aujourd’hui, et donc il y a besoin effectivement d’avoir les outils, ces outils-là, quel que soit l’endroit où l’on se trouve, quelque part, avec sa tablette, avec son téléphone ?

Philippe Bouaziz, Pdg de Prodware : Tout à fait et quand vous êtes dans le retail, que par exemple vous avez beaucoup de franchisés, beaucoup de magasins, comme beaucoup de nos clients, et que vous voulez vous mettre aussi au e-Business en B to C, faire du business en B to C quand en même temps vous avez des ventes indirectes, des ventes internes, etc., il y a des besoins de meilleures pratiques, et la force de Prodware, avec 20 000 clients en Europe, c’est très unique sur le « Big Market », c’est de connaître ses « best practices » et de savoir aider nos clients à les implémenter plus loin que des aspects logiciels.

Web TV www.labourseetlavie.com : Du côté justement des canaux de distribution, vous allez faire de la vente indirecte, il y a d’autres moyens aujourd’hui de commercialiser effectivement les produits ?

Philippe Bouaziz, Pdg de Prodware : Écoutez, bien sûr, donc nous avec Qurius, opération très structurante, nous sommes présents dans les pays cibles où nous voulions être en direct, et maintenant on veut faire de l’indirect. Donc il y a deux façons, indirecte il y a des partenaires, tous les partenaires de Microsoft ou autres peuvent commencer à vendre nos offres, c’est vrai que l’on s’est un peu concentré sur Qurius d’abord, mais on a commencé aussi à avoir des deals avec des partenaires indirects, et d’autre part bien sûr le SAS et le online, vous le savez le SAS chez Prodware, plus de 5 millions d’euros l’année dernière, une croissance d’au moins 40 % attendus cette année, nous sommes un des acteurs clés du SAS en France et on dispose d’offres qui sont de qualité puisque Microsoft a d’ailleurs choisi notre place de marché SAS pour le marché public US, c’est aussi une autre façon de vendre pour nous, d’accueillir donc les éditeurs qui veulent vendre au secteur public américain et demain dans d’autres secteurs sur notre plate-forme contre des royalties puisque l’on devrait toucher, dans le même modèle qu’Apple, environ 30 % des ventes réalisées sur nos plates-formes, c’est la vente de technologie, de la location de technologie pour être plus précis, donc le SAS et la location de technologie, ce sont aussi d’autres moyens d’aller amortir nos plates-formes R&D et augmenter nos résultats.

Web TV www.labourseetlavie.com : Pour conclure sur les perspectives, vous parlez de la baisse de l’endettement parmi les priorités, quelles sont les autres priorités du groupe ?

Philippe Bouaziz, Pdg de Prodware : On va dire, bien sûr aujourd’hui le groupe veut finir sa rationalisation, générer du cash de manière significative, alors on parle de désendettement, bien sûr pour se désendetter mais aussi pour financer la très forte croissance embarquée que l’on attend. Vous avez vu que les filiales espagnole et belge, après donc deux ans, sont en croissance de 30 %, on espère bien la même chose pour les filiales hollandaise et allemande, financer 30 % de croissance il faut quand même un peu de BFR, donc il faut générer du cash. Donc on va finir de stabiliser notre périmètre financier, etc., et bien travailler notre génération de cash. Je pense aujourd’hui pour ceux qui suivent bien la valeur, ils voient bien le désendettement, les investissements. Bien sûr, pour d’autres cela sera bien de constater que le cash va à la banque. Alors on s’est désendetté, notre gearing est passé de 1 à – de 0,5, on l’attend à moins de 0,40 à la fin de l’année en tout état de cause. On va aussi essayer de privilégier une dette financière moins onéreuse chez Prodware, donc peut-être un peu plus de fonds propres, peut-être plus d’OC  ou de ce type de produits qui sont quand même plus coûteux pour les ETI ou les PME, et peut-être un petit peu rebancariser au niveau moyen terme si on allait utiliser des outils muets. Notre objectif en 2016 clairement c’est d’être cash + et, on va dire, d’avoir un endettement extrêmement limité, voilà. Donc le cash, le cash pour 2013-2014 et le retour à une marge supérieure à 10 % avec un objectif de 14 à 16 % à long terme.

Web TV www.labourseetlavie.com : On en reparlera. Merci Philippe Bouaziz d’avoir été avec nous, donc Pdg de Prodware.

Philippe Bouaziz, Pdg de Prodware : Merci à vous.

© www.labourseetlavie.com. Tous droits réservés 23 juin 2013

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