Guy Mamou-Mani Co-Président Groupe Open : "Il y a un potentiel d'amélioration intrinsèque".
Groupe Open : Résultats annuels 2014 de l'entreprise de services numériques

19 mars 2015 14 h 58 min
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Retour sur l’actualité de l’entreprise de services numériques, après la publication de ses résultats annuels 2014.

La stratégie dans les secteurs Banques et Assurances, la croissance externe, les perspectives 2015 mais aussi Groupe Open cible potentielle d’autres entreprises de services numériques, mon invité pour en parler est Guy Mamou-Mani Co-Président Groupe Open.

La SFAF (Société Française des Analystes Financiers) et l’OFEM (Observatoire du Financement des Entreprises par le Marché) ont contribué à la mise en avant de cette vidéo dans le cadre du partenariat avec LA BOURSE ET LA VIE TV éditeur de la Web Tv ww.labourseetlavie.com

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Guy Mamou-Mani, bonjour. Vous êtes le co-président du groupe Open. On va parler avec vous donc de votre année 2014 et des perspectives. On avait un aperçu de la tendance de votre année, elle était positive, cela s’est confirmé effectivement lors de cette publication ?

Guy Mamou-Mani, Co-président de Open : Absolument, d’abord parce que, comme vous l’avez dit, en effet, nous avions annoncé cette croissance de 7 % sur l’année 2014, donc près de 5 % en organique, et puis, la bonne nouvelle, c’est que l’impact sur les résultats est très important puisque nous finissons avec un résultat d’exploitation, un Roc en forte croissance de l’ordre de 30 % et puis un résultat net en très, très forte croissance de l’ordre de près de 68 %.

Web TV www.labourseetlavie.com : Il y a eu différentes… À la fois des cessions et des acquisitions, sur la cession, c’est un recentrage, on l’a mis comme un recentrage ?

Guy Mamou-Mani, Co-président de Open : C’est-à-dire que nous avons travaillé sur tous les sujets, d’abord évidemment les sujets Business où le groupe Open est en train de se différencier. Vous pouvez voir par exemple que sur la partie Smacks, transformation numérique, réseaux sociaux, mobilité, Internet des objets, nous avons une croissance de près de 60 %, donc Open devient un acteur de la transformation numérique. Sur la transformation industrielle, et ça c’est très important pour les très grands groupes qui aujourd’hui, finalement, externalisent les maintenances et tous leurs centres, dont les centres de services, les centres de production, nous faisons une croissance de 8 %. Donc sur toute la partie Business, les feux sont au vert. Mais nous avons travaillé aussi sur le bas du PNL en travaillant un certain nombre de points, nous avons déménagé, ce qui a permis de faire des économies significatives, mais aussi en arrêtant certaines lignes de business qui étaient déficitaires. Nous l’avions annoncé et nous continuerons à le faire. Nous regardons notre portefeuille d’activités avec beaucoup, beaucoup de précision pour justement avoir un gros, gros potentiel d’augmentation de notre marge d’exploitation.

Web TV www.labourseetlavie.com : Il y a un focus aussi particulier et sectoriel, banques et assurances, c’est un choix aussi délibéré ?

Guy Mamou-Mani, Co-président de Open : C’est historique chez Open depuis finalement la création de notre activité Services à l’époque, cela représente environ près du tiers de notre chiffre d’affaires. C’est un secteur qui est en forte croissance de besoins, de demandes de transformation numérique. Tout le monde voit bien que la banque de demain ne sera pas celle d’hier, et Open aujourd’hui, d’une part avec ses activités historiques, accompagne nos grands clients bancaires, nous avons quasiment toutes les banques comme grands clients, mais aussi depuis l’acquisition de Smart Trade Services, et donc maintenant dans notre activité financière, nous avons aussi une offre pour la finance qui est extrêmement bien demandée.

Web TV www.labourseetlavie.com : On peut dire donc aujourd’hui que le groupe Open a été mis en ordre quelque part à travers à la fois ses acquisitions, ses cessions ?

Guy Mamou-Mani, Co-président de Open : Absolument, c’est un travail que nous avions annoncé. D’ailleurs, nous allons faire un grand séminaire avec toutes nos équipes et nous allons montrer pourquoi cette réussite d’Open d’aujourd’hui, elle a été annoncée dans un plan stratégique, il y a plusieurs années, et qui aujourd’hui se réalise. Et ce n’est pas fini parce que, vous l’avez peut-être remarqué dans notre conclusion, nous avons aujourd’hui un très fort potentiel pour continuer la croissance de notre chiffre d’affaires, mais aussi de nos résultats, et c’est une très belle visibilité, d’abord grâce aux contrats que nous avons engrangés, en particulier sur la fin de l’année dernière, mais aussi, et ça c’est vraiment très significatif, puisque nous avons aujourd’hui 100 personnes en effectif net, je ne parle même pas de l’acquisition de Smart Trads Services, donc 100 personnes net en plus, ce qui nous donne un effet embarqué très positif pour les années à venir. Et cette année, nous allons encore recruter près de 600 personnes et on devrait avoir un embarqué positif encore plus significatif.

Web TV www.labourseetlavie.com : Sur la marge, justement quand on regarde les marges du secteur, aujourd’hui la marge du groupe Open est encore inférieure, même si, vous l’avez rappelé, elle a évolué positivement, quels sont les leviers que vous avez justement de ce côté-là pour être au niveau des meilleurs peut-être ?

Guy Mamou-Mani, Co-président de Open : Tout à fait, on a vraiment l’objectif d’arriver au niveau des meilleurs, mais nous, il faut le rappeler, nous sommes issus quand même de grosses acquisitions. Entre 2007 et 2012, nous sommes passés de 250 à 3300 aujourd’hui. Donc il a fallu en effet mettre de l’ordre là-dessus, se rationaliser, positionner nos offres, créer notre nom. Aujourd’hui le nom d’Open est vraiment connu dans le milieu de nos clients, et donc c’était très important. Donc aujourd’hui, il n’y a que de belles perspectives. D’ailleurs, je dirais que c’est intéressant puisque, comme vous le soulignez, nous sommes légèrement en dessous de nos confrères, cela montre que nous avons un potentiel important de croissance de nos résultats. En effet par exemple avec l’international qui n’est pas du tout encore une norme de notre groupe, et sur lequel nous avons un beau potentiel, aussi encore avec le portefeuille d’activités, comme je vous l’ai dit, qu’il faut regarder de très près, et puis avec cette croissance et le résultat de tout ce travail, de tous ces grands centres de services que nous avons gagnés qui vont porter leurs fruits dans les années à venir.

Web TV www.labourseetlavie.com : Oui parce que l’on peut regarder aussi la bourse, on voit que cela va mieux, cela s’est amélioré, mais après, quand on fait effectivement comme toujours un graphique sur une longue période, on se dit « Oui, d’accord, cela remonte, cela remonte, cela remonte, mais on est encore loin pour l’actionnaire ancien ? »

Guy Mamou-Mani, Co-président de Open : Absolument et d’ailleurs vous pouvez regarder quasiment tous les analystes, quasiment tous les analystes qui suivent Open, il en a quatre, ils sont tous à l’achat et soulignent tous la sous-évaluation puisque l’on est de l’ordre de moins de six fois le Roc, ce qui est très en dessous, en revanche, de nos comparables. Et je crois que, entre le potentiel d’amélioration des résultats que nous avons et cette sous-évaluation, le cours de bourse devrait de façon très rationnelle suivre.

Web TV www.labourseetlavie.com : Qu’est-ce qui peut peser aujourd’hui ? Parce que justement il y a cette nouvelle communication, il y a ce positionnement, pourquoi il n’y a pas ce déclic de marché ?

Guy Mamou-Mani, Co-président de Open : Vous savez, moi j’ai toujours été, on va dire, très rationnel par rapport à cette évaluation boursière, la preuve, c’est que il suffit de voir que, entre il y a 18 mois et aujourd’hui, on a dû presque doublé. Il y aura forcément une reconnaissance des performances d’Open. Alors à quel moment ? Ça ce n’est pas à moi de le juger. Mais nous, nous faisons notre travail qui consiste à développer notre entreprise, améliorer nos performances, nos résultats, une situation financière très saine puisque nous n’avons pas de dette. Par conséquent, tous ces critères vont être observés par les investisseurs et vont se voir très simplement et très automatiquement dans notre valorisation.

Web TV www.labourseetlavie.com : Vous avez vu aussi que l’on vous met souvent dans la case opéable, valeur opéable, est-ce que c’est aussi une sortie pour Open, après toutes ces transformations, d’être racheté par un autre groupe ?

Guy Mamou-Mani, Co-président de Open : Il ne faut jamais dire jamais. Ce n’est pas à l’ordre du jour mais, en tout cas, ce qui est clair, c’est que oui, nous sommes une véritable cible puisque nous sommes contactés régulièrement. Je crois que les performances d’Open, le positionnement, nous sommes référencés dans tous les grands comptes, nous sommes présents, nous avons une couverture française et Benelux maintenant tout à fait complète, tout cela évidemment vaut bien plus, d’un point de vue industriel, que cette capitalisation boursière. Et je crois que les industriels qui regardent Open sont évidemment à l’affût, mais il y a un tel potentiel d’amélioration, j’allais dire intrinsèque, par notre propre travail, que nous attendrons certainement une autre période avant de parler de cela. Pour l’instant nous sommes convaincus que nous avons une belle progression à faire, il faut la faire, et puis, de toute façon, quelles que soient les discussions que l’on aurait, ce serait dans un sens industriel. Si cela améliore…

Web TV www.labourseetlavie.com : Dans ce secteur-là, il faut… ?

Guy Mamou-Mani, Co-président de Open : Il faut que cela ait un sens, voilà. Mais pour l’instant, on n’est pas du tout, du tout dans cette réflexion. L’idée pour nous, c’est qu’il y a un gros potentiel intrinsèque qui est entre nos mains et qu’il faut réaliser, et puis on verra après.

Web TV www.labourseetlavie.com : On suivra cela. Merci Guy Mamou-Mani d’avoir été avec nous.

Guy Mamou-Mani, Co-président de Open : Merci beaucoup.

 

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