Bernard Calvignac Pdg STS Group.
Interview stratégie après arrivée sur Alternext

3 octobre 2010 11 h 39 min
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STS Group : stratégie et perspectives. Après l’arrivée de STS Group sur Alternext, quelle stratégie et comment évoluent les perspectives de la société, avec Bernard Calvignac Pdg STS Group.

Web TV www.labourseetlavie.com : Bernard Calvignanc, bonjour, vous êtes le PDG de STS Group. On va parler avec vous, et bien, de votre arrivée sur Alternext pour développer, on imagine, votre stratégie et vos perspectives dans votre secteur. Un premier commentaire, peut-être, sur, justement, pourquoi vouloir aller sur Alternext… donc peut-être vous ouvrir davantage aux investisseurs futurs ? Quel est l’objectif que vous visez à travers ça ?

Bernard Calvignac PDG de STS Group : « Y a un double objectif, y a un double objectif d’image, de notoriété, et il y a répondre à la demande de certains de nos fonds d’investissement qui, aujourd’hui, étaient gênés par le marché libre et la réputation du marché libre. Pour autant, le marché libre nous a permis de passer en 5 ans de 1 à 100 millions d’euros de chiffre d’affaire et donc, grâce aux marché libre et surtout à nos fonds d’investissement dans le capital – parmi les plus grands fonds du monde puisqu’on a entre autre Henderson qui est le premier fond de pension au monde qui gère 1000 milliards de dollars – donc grâce à des investisseurs de grande qualité, on a pu complètement financer dans le modèle. Donc en fait, le passage sur Alternext, c’est plus de la notoriété et donc répondre à ce soucis des investisseurs que réellement trouver de nouvelles sources de financement qui de tout temps nous étaient acquises. »

Web TV www.labourseetlavie.com : Justement, ça nous permet de parler de STS Group. Vous aviez publié vos résultats semestriels il y a un certain temps, mais STS Group… vous parlez de plateforme numérique, plateforme de confiance numérique… alors pour le profane, forcément, ça dit pas grand-chose… Vous êtes éditeur de logiciel, quel est votre cœur de métier justement ?

Bernard Calvignac PDG de STS Group : « Alors notre cœur de métier c’est d’être un éditeur de logiciels pur, c’est-à-dire un éditeur qui a échappé à la tentation de faire du service, qui a échappé à la tentation justement d’opérer des plateformes de confiance numérique. Dans le métier, en fait, c’est de… On fait à la fois de la recherche… On fait du R et pas du D, le D on le sous-traite… le développement est sous-traité… et nous vendons en indirect. C’est-à-dire que le business model de STS, c’est recherche et marketing. Et donc aujourd’hui, nos plateformes de confiance numérique que nous essaimons sur la planète ont pour but d’apporter la confiance numérique dans la plupart des pays du monde, du moins dans les 33 ou 39 pays où… dans lesquels se trouve Microsoft, puisqu’on a aujourd’hui un accord qui se signe avec Microsoft, et donc il faut être là où se trouve Microsoft. Donc, la confiance numérique, qu’est-ce que c’est ? C’est… sans confiance numérique, vous pouvez pas avoir d’économie numérique. C’est-à-dire qu’il faut vraiment qu’il y ait des process, de la traçabilité, de la valeur probante, non contestable à tous les échelons de la chaîne de transfert de documents et autres. Et donc, on apporte ces solutions-là et en fait on remplace quelques vieux métiers existants dans l’ancienne économie. On fait par moment le notaire, par moment l’huissier, on fait l’état civile, on fait la poste, donc on fait un certain nombre de métiers existants parce qu’on scelle, on authentifie, on transporte la valeur probante et on l’archive. »

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors on imagine que c’est un marché qui peut devenir ou qui va devenir important. Sur ce marché-là, j’imagine qu’il y a aussi des concurrents, qu’il peut y avoir des concurrents… Quels sont vos principaux concurrents aujourd’hui ?

Bernard Calvignac PDG de STS Group : « Alors, notre approche qui est complètement… qui vient de l’aéronautique puisqu’il y a dix ans, bientôt onze ans quand j’ai créé STS, en fait, j’avais acheté une société existante qui produisait les carnets d’entretien des airbus pour le compte de l’aérospatiale, sur microforme à l’époque, parce que le microforme avait des vertus qu’aujourd’hui on essaie de retrouver avec le numérique. C’est qu’un carnet d’entretien dans un hangar à Bangkok où il y a 40° d’humidité ou dans un hangar à Anchorage où il fait -40 degrés, on peut accéder aux données. Donc on était dans la fibre optique d’Airbus et donc on recevait les informations étanches, c’est-à-dire qui ne pouvait pas être manipulées par l’homme. Ca sortait des computers de l’aérospatiale et ça rentrait sur nos machines et on imprimait du microforme. Et donc notre activité numérique, d’éditeur, on l’a construite comme ça, ce qui fait qu’on va capter, on a des capteurs, des capteurs SAP (…) On capte directement dans le cœur des systèmes les informations à échanger et à archiver, on les encapsule dans la valeur probante. Et donc notre suite logicielle fait du PEA, mais pas du PEA bancaire, il fait de la Preuve de l’Echange et de l’Archivage. Alors, on a des concurrents sur la preuve, dans la signature électronique il y a beaucoup de concurrence – le marché de la signature électronique est mort puisque la signature électronique se donne, aujourd’hui, ne se vend plus – donc là on a des concurrents, mais c’est pas notre métier. Nous, la preuve, c’est un des moyens de sécuriser la chaîne. Sur l’échange, on a des concurrents, et sur l’archivage on a des concurrents. Mais sur l’ensemble de la chaîne PEA on a pas de concurrents. Et aujourd’hui, au monde, c’est la raison pour laquelle de grands groupes comme Bertelsmann, RR Donnelly viennent nous chercher… on est la seule suite intégrée au monde qui existe… et on archive les plus gros volumes de la planète. »

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors dans l’histoire de STS Group, on vous a vu dans un autre dossier, le dossier Risc Group… alors Risc Group c’est une aventure que certains actionnaires ont du mal un peu à avaler… ça a été peut-être beaucoup d’espoir sur cette société et puis vous êtes arrivé comme actionnaire, en sauveur, en quelque sorte… Quel a été l’objectif, justement, par rapport à ce que vous venez de décrire sur votre métier… pour à un moment donné s’intéresser à Risc Group ?

Bernard Calvignac PDG de STS Group : « On s’est intéressés à Risc Group l’an passé. On était la dernière solution, puisque HSBC refermait le dossier… n’avait pas trouvé de preneur compte-tenu, je dirais, de… du manque de qualité total de la société. Il faut savoir qu’en 2006, on avait rencontré Pequignot, nous STS, car en fait on s’intéressait à la base de clients de TPE PME. Risc a une seul actif, c’est 30 000 TPE PME, donc ce qui nous a intéressé l’année passée c’est la même chose qui nous a intéressé en 2006, c’est de pousser la confiance numérique dans la box. Vous savez que la box c’est une boîte, un boitier qui permet de faire du télé backup, donc qui est vendu par les forces commerciales de Risc, et aujourd’hui on commence à pousser de la confiance numérique. Et en fait le télé backup aujourd’hui devient un des produits d’une offre beaucoup plus large qui intègre la confiance numérique dans… je vous l’ai pas dit mais la confiance numérique, c’est faire des factures électroniques, faire des lettres recommandées électroniques, faire des feuilles de paye électroniques. C’set-à-dire permettre aux TPE PME d’optimiser leurs coûts d’administration. »

Web TV www.labourseetlavie.com : Donc on peut dire de votre point de vue qu’il y avait quelque chose de stratégique et c’était une opération stratégique, ce qui était pas forcément les commentaires qu’on pouvait lire à l’époque. On se demandait ce que venait faire cet actionnaire dans Risc Group… Mais y avait un intérêt stratégique ?

Bernard Calvignac PDG de STS Group : « Alors, chez nous la stratégie… je dirais, il y avait un intérêt tactique. Je vais vous expliquer. Dans la vie de STS on a fait des croissances stratégiques. Les acquisitions stratégiques, ça a été de chaque fois rajouter une brique logicielle à notre suite logicielle. Bien souvent, les sociétés qu’on avait acheté, on a acheté Keyvelop qui nous a apporté l’échange. Nous, on avait l’archivage, on avait le A, Keyvelop nous a apporté l’échange, le E et IPSCA en Espagne, en 2009, nous a apporté la certification, la preuve. Donc, cette chaine… cette chaine de suite logicielle, on est avec Risc Group, donc on est en train, je dirais aujourd’hui, d’amener ces éléments dans ce réseau TPE PME et on voit que le ticket moyen – on a commencé à faire des beta tests – le ticket moyen là où Risc, uniquement avec des télé backups, signe des contrats de 200 euros par mois, avec la confiance numérique on signe des contrats de 900 euros par mois. Parce qu’on permet aux entreprises d’économiser de l’argent. »

Web TV www.labourseetlavie.com : Quelles sont les perspectives, je dirais, en termes d’activité, de croissance, de rentabilité ? On va dire 2010, peut-être un mot de 2011 puisqu’on est déjà en train de penser à 2011.

Bernard Calvignac PDG de STS Group : « Alors, je donne jamais vraiment de prévisions parce que je considère que tant que ceux qui nous gouvernent ne donnent pas plus de visibilité, je vois pas pourquoi moi j’aurais plus de visibilité qu’eux. On est environnés de… quand même, il y a beaucoup d’incertitude, la clientèle de Risc est quand même une clientèle de TPE PME qui est quand même affectée – je pense à l’Espagne en particulier – donc je donne pas de prévisions. Disons que l’année… l’année 2010 pour STS sera très bonne puisqu’on on espère au moins un doublement du résultat net par rapport à 2009 – on est même partis puisqu’on a déjà fait un très bon 30 juin – et Risc, on va constater au 30 juin, à la clôture au 30 juin 2010, il y aura des pertes importantes parce qu’entre autres, on a eu un plan social qui a coûté très cher, l’effectif en gros est passé de 650 à 250 personnes. On a pas fait la une des journaux, malgré tout il y a eu à peu près 400 emplois de supprimés en 6 mois. Et Risc, donc, il ya pas mal de survaleurs, donc Risc aura une perte très importante, qui dépassera les 30 millions d’euros. Par contre, la seule chose que je peux dire, c’est qu’en opérationnel, depuis le 1er juillet qui est la date du nouvel exercice social de Risc, la société est en léger profit. Et c’est une première dans l’histoire de Risc. »

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors on suivra ça…

Bernard Calvignac PDG de STS Group : « Malgré une baisse de 35% du chiffre d’affaire, mais comme on a baissé les coûts de 70%, on a récupéré la perte qu’ils faisaient les années passées. »

Web TV www.labourseetlavie.com : Donc la situation pour Risc, en tout cas, est plus que stabilisée ?

Bernard Calvignac PDG de STS Group : « Elle est stabilisée à périmètre égal. Pour l’instant on ne budgète pas tout ce qu’on amène, c’est-à-dire la confiance numérique, l’amélioration des conditions de refinancement… ça on l’a pas budgété encore. Risc, à périmètre égal de moyens, désormais, est légèrement positif. »

Web TV www.labourseetlavie.com : Merci d’avoir fait le point avec nous, donc, Bernard Calvignac. On rappelle que vous êtes le PDG de STS Group. Et comme on le dit à toutes les entreprises qui viennent sur Alternext, on vous souhaite bon vent.

Bernard Calvignac PDG de STS Group : « Merci beaucoup. »

© www.labourseetlavie.com 29 septembre 2010.

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