Assurances : Les conséquences économiques des catastrophes naturelles - Le secteur automobile cherche des puces - Tesla roi du Monde auto.
L'info éco + avec Didier Testot Fondateur de LA BOURSE ET LA VIE TV sur Sud Radio (28 août 2021)

29 août 2021 15 h 17 min
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#SudRadio] 🔴 Cette semaine, Didier TESTOT le fondateur de LA BOURSE ET LA VIE TV revient dans l’info éco + avec Laurence Garcia sur les thèmes suivants :

Les catastrophes naturelles et leurs conséquences économiques

Le secteur automobile cherche des puces

#Bourse, Tesla roi du Monde auto

“Les événements climatiques du premier semestre 2021 auront causé près de 40 milliards de dollars de dommages assurés, c’est une étude de Swiss Re, la société de réassurance qui nous l’apprend. L’enchaînement de tempêtes, inondations, grêle, etc., en raison du dérèglement climatique fait monter le prix de ces catastrophes naturelles, qui atteignent de zones de plus en plus développées. Et quand je vous parle de 40 milliards de dollars on l’a presque déjà oublié, cela comprend. La tempête hivernale Uri dans le Sud des États-Unis, grêle et orages en Europe au printemps, le dôme de chaleur en Amérique du Nord en juin (des villages qui brûlent au Canada)… Les événements climatiques se sont donc succédé à un rythme soutenu au premier semestre. Résultats c’est le deuxième montant le plus élevé de dommages couverts par les assureurs sur ces dix dernières années. Enorme donc Il faut remonter à 2011, lorsque la facture s’était envolée sous l’effet des tremblements de terre au Japon et en Nouvelle Zélande. Et ce qu’il faut dire aussi à ce sujet c’est que là nous parlons des dommages couverts par les assurances. Car les dégâts non couverts sont encore plus importants et ont atteint 77 milliards de dollars. Bien entendu c’est dans les pays pauvres que l’on retrouve la couverture assurance la plus faible. Le séisme du 14 août dernier à Haïti, qui a causé plus de 2000 morts et détruit plusieurs milliers d’habitations, n’est pas encore chiffré. Mais on a celle de 2010 en tête, elle avait causé plus de 8 milliards de dollars de dégâts pour seulement 150 millions de dollars de dommages couverts, selon une étude du service catastrophes naturelles de Munich Re autre réassureur, allemand cette fois.Selon Martin Bertogg Directeur des activités pour les catastrophes qui a publié ce rapport, « Les effets du changement climatiques se manifestent à travers des températures plus chaudes, la montée du niveau des eaux, les précipitations plus erratiques et les conditions météorologiques plus extrêmes 

Et les événements climatiques dits secondaires, par opposition aux très grosses catastrophes naturelles, tendent à augmenter, représentant un risque grandissant. La tempête hivernale Uri, qui a frappé les États-Unis en février, a provoqué des pertes assurées de 15 milliards de dollars, soit le montant le plus élevé jamais atteint pour ce type d’événement climatique aux États-Unis. En Europe, les inondations qui ont touché en juin la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, la République Tchèque et la Suisse ont quant à elles coûté quelque 4,5 milliards de dollars. Le dôme de chaleur ayant touché les États-Unis et le Canada et qui a entraîné des incendies devrait lui aussi coûter très cher aux assurances, mais son montant s’étalera entre le premier et le deuxième semestre. Alors le montant de la facture est loin d’être complet. Puisque l’été 2021 a enregistré des records de température dans le monde qui, combinés à la sécheresse, se sont traduits par une multiplication des feux de forêts en Grèce, Turquie, Italie, Algérie, Maroc, France, etc. Swiss Re nous prévient, d’après son expérience, la deuxième partie de l’année est généralement celle qui compte les catastrophes naturelles les plus coûteuses. Et la conséquence de ces catastrophes amène des compagnies d’assurances à se retirer de zones entières devenues trop chères à assurer. A cause de cet répétition des catastrophes naturelles. Des assureurs commencent donc à alerter sur la difficulté de plus en plus grande à assurer les catastrophes naturelles et la nécessité d’adapter le monde aux nombreux événements climatiques.

L’automobile qui est confrontée à la fermeture de sites de production par manque de composants. Et des prochains mois qui risquent d’être difficiles.

Si le secteur automobile a été frappé de plein fouet par le développement de la Covid-19 en 2020 à travers la fermeture de certaines chaînes de production, il fait face maintenant à un manque de composants aussi divers que variés. VW et Toyota ont tous deux annoncé par exemple qu’ils réduisaient temporairement leur production en raison de la pénurie mondiale de puces électroniques, Selon l’agence Bloomberg, l’usine principale de VW à Wolfsburg (la plus grande usine automobile du monde et emploie environ 60’000 ) ne fonctionnera plus qu’en équipe matinale après les vacances d’été en raison du manque d’approvisionnement. Toyota a également déclaré qu’elle prévoyait d’arrêter temporairement 14 usines le mois prochain tout en réduisant sa production de 40 %. Bloomberg estime que la pénurie mondiale de semi-conducteurs pourrait réduire la production mondiale de voitures d’environ 7,1 millions de véhicules cette année. D’autres agences parlent de 5 millions. La pandémie a provoqué un choc dans la chaîne d’approvisionnement mondiale en semi-conducteurs. Mais c’est l’industrie automobile qui a été la plus touchée de toutes. Lorsque les blocages initiaux ont provoqué l’effondrement des ventes de voitures, les constructeurs automobiles ont réduit leurs commandes de pièces, y compris les semi-conducteurs. Une voiture neuve type peut contenir plus d’un millier de puces. Les fabricants de puces ont vu le ralentissement et ont modifié leur production pour répondre à la demande croissante d’autres secteurs comme l’électronique grand public. Mais lorsque les commandes sont reparties dans le secteur automobile, à l’automne dernier, les constructeurs automobiles ne pouvaient pas obtenir assez de puces. Et ils ne peuvent toujours pas. Et puis quelque chose que l’on ignore souvent si l’on parle de Taiwan ou de la Corée du sud pour les puces, il faut souligner que la Malaisie joue désormais un rôle central à travers le « testing » et l’emballage des semiconducteurs (packaging). Si historiquement, ce pays d’Asie du Sud-Est n’a pas le même poids que Taïwan, la Corée du Sud ou le Japon dans les chaînes d’approvisionnement technologiques, l’augmentation des cas de Covid en Malaisie ne va donc pas aider.

Didier pour terminer puisque vous parliez automobile voici des chiffres qui risquent de donner des sueurs froides à certaines dirigeants

Oui Laurence, et là il s’agit de valorisation en Bourse de ces groupes automobiles, la valorisation de Tesla tourne toujours autour de $700 milliards de dollars

TESLA vaut donc autant que FORD /  GENERAL MOTORS / VOLKSWAGEN HONDA / BMW et TOYOTA réunies. Vous pouvez dire ce monde est fou, pour l’instant, il a fait toujours du communicant et entrepreneur Elon Musk un homme en or.”

 

Toutes les émissions “L’info éco +” déjà diffusées sont disponibles sur ce lien : https://www.labourseetlavie.com/category/economie-et-pedagogie/linfo-eco-presentee-par-didier-testot-sur-sud-radio

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