Economie : Un tsunami énergétique - Ipsos un désaccord à la tête qui ne passe pas inaperçu - Toujours plus de dettes.
L'info éco + avec Didier Testot Fondateur de LA BOURSE ET LA VIE TV sur Sud Radio (2 octobre 2021)

2 octobre 2021 12 h 27 min
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#SudRadio] 🔴 Cette semaine, Didier TESTOT le fondateur de LA BOURSE ET LA VIE TV revient dans l’info éco + avec Jean-Marie Bordry sur les thèmes suivants : 

L’énergie au centre des inquiétudes pour l’économie mondiale

C’est vrai que le sujet Evergrande évoqué ici, cet empire immobilier chinois en train de s’effondrer, a occupé les investisseurs, mais la hausse du baril, l’envolée du gaz naturel, l’explosion des prix de l’Uranium ou celle du charbon, oblige à parler d’une crise énergétique dans laquelle le monde se précipite, sans que cela ait été anticipé.

Le prix du baril est une chose, les scènes de files d’attente des automobilistes en Angleterre en sont une autre, cela rappelle les années 70 pour ceux qui ont connu cette période

Mais les prix à la pompe ne sont qu’un aspect des choses, car en Europe et dans le monde entier, les prix du gaz naturel se sont bien envolés dans un contexte de pénurie, entraînant une hausse des factures des ménages et même la faillite de certains fournisseurs.

Le pétrole valait « moins 35$ » il y a 18 mois et cette semaine il est au-dessus des 78$, Goldman Sachs le voit à 90$.

depuis 12 mois le pétrole a pris 100$… En 14 mois, le gaz naturel a fait fois quatre, tout comme le charbon. Sans compter que l’Uranium a triplé.

C’est énorme c’est une crise énergétique mondiale tout simplement. Un tsunami énergétique. Et je ne suis pas sûr qu’un chèque énergie (oui en France, on en est encore là désolé) soit suffisant pour régler le problème !

Et Didier pour revenir à la Chine, beaucoup de questions sur l’économie

“Vous avez peut-être vu des vidéos montrant des villes chinoises sans électricité. La Chine connaît donc sa propre crise énergétique, les pénuries ayant entraîné des
prix record pour le charbon et une flambée des prix du gaz naturel. et plus particulièrement du gaz naturel liquéfié (LNG). Pour mémoire, la Chine est le
deuxième plus grand importateur de LNG derrière le Japon Le prix du LNG pour une livraison en novembre au Japon et à la Corée a explosé
pour atteindre près de 28 dollars par million d’unités thermiques britanniques sur le NYMEX, alors qu’il était de l’ordre de 6 dollars il y a un an…

Des analystes ont donc commencé à revoir leurs perspectives de croissance pour 2021. Par exemple Nomura a réduit ses prévisions de croissance du PIB chinois
pour les troisième et quatrième trimestres à 4,7 % et 3,0 %, respectivement, contre 5,1 % et 4,4 % précédemment, et ses prévisions pour l’année entière à 7,7 % contre
8,2 %. Et quid des approvisionnements mondiaux en textiles, jouets et pièces de machines pourraient être affectés….”

 

Didier un évènement dans le monde feutré des grands groupes, une nomination suivie d’une démission chez Ipsos
“Oui c’est suffisamment rare pour en parler, vous savez les nominations, surtout dans les grands groupes français sont rarement le fruit du hasard. Notre
capitalisme hexagonal est fait de connaissances, de reconnaissances et malgré les règlementations sur le sujet, on y trouve je dirais à peu près toujours les mêmes
personnes. Les mêmes écoles. Mais cette fois, il ne s’agit pas d’un groupe du CAC40, mais de la société Ipsos, bien connue, spécialisée dans les études marketing. Un groupe co-fondé par Didier Truchot, et Jean-Marc Lech en 1975, ce dernier étant décédé en 2014, il est dirigé par Didier Truchot. En juillet dernier Ipsos annonce la nomination de Nathalie Roos comme Directrice Générale, un communiqué classique j’ai envie de dire. Mais voilà la mayonnaise n’a pas pris et Ipsos vient d’annoncer son départ et l’arrivée de Ben Page. Nathalie Roos a fait ce que peut de dirigeants font, elle a partagé son départ. Celle-ci sur un réseau social partage son départ. Suffisamment rare pour que j’en parle aujourd’hui. Voici ce qu’elle dit : “Je resterai toujours fidèle à mes valeurs. Il y a quelques semaines à Haguenau, la ville de mes ancêtres depuis six générations, nous avons inauguré « l’Arbre de la Paix », créé par l’artiste Hedva Ser en mémoire de mon père, décédé du Covid le 31 mars 2020. Enfant, mon père a échappé à la guerre grâce au courage des Justs parmi les Nations. Il a ainsi
consacré sa vie à « redonner » en aidant les autres. Il a été un entrepreneur prospère, et pendant 46 ans, président de l’association Les Cigognes, s’occupant d’enfants en difficulté sociale, médicale ou économique. En 2015, il m’a transmis cette tâche parce que, comme il l’a dit : il ne voulait pas « mourir en étant président». Transmission, responsabilité, dialogue, ouverture et paix : j’ai fait miennes ses valeurs. Depuis l’annonce de ma nomination au poste de PDG d’Ipsos le 19 juillet 2021, qui devait prendre effet le 28 septembre, de nombreuses discussions sur les orientations futures d’Ipsos ont révélé d’importantes divergences d’opinion. Le consensus sur l’essentiel est essentiel pour réussir à bénéficier à tous. Nous avons choisi des chemins différents, Ipsos va passer à autre chose, et moi aussi”. C’est tellement rare de le dire de cette manière, que j’ai voulu le partager avec vous et elle a reçu de nombreux commentaires après ce post. Le politiquement correct on le connait chez les politiques mais il existe aussi chez les grands dirigeants, alors quand on en sort c’est un événement.

Pour terminer Didier, un sujet qui comme l’énergie va devenir aussi préoccupant l’économie mondiale et la dette, l’addition commence à être impressionnante

“Dans son rapport récent l’Institute of International Finance (IIF) sur la dette mondiale (Global Debt Monitor), les nouveaux chiffres donnent le tournis
La montagne de dette publique et privée a continué de progresser dans le monde au deuxième trimestre et pourrait dépasser 300.000 milliards de dollars fin 2021.
Le stock de dette a atteint selon l’Institut un nouveau record à 296.000 milliards. «A ce rythme, elle devrait dépasser 300.000 milliards à la fin de l’année», a affirmé Emre
Tiftik, responsable de la recherche à l’IIF, lors d’un point presse. La dette progresse à nouveau dans les pays développés (+1.300 milliards à 204.500
milliards C’est dans le monde émergent que le rythme de croissance est le plus élevé. Ces pays ont vu leur endettement augmenter de 3.500 milliards, à 92.000 milliards, et de 15.000
milliards depuis le début de la crise sanitaire. La Chine y contribue en grande partie avec 2.300 milliards supplémentaires, 40% venant du secteur non financier, à
55.000 milliards…Dans l’histoire économique, le sujet de la dette n’a jamais été sans conséquences et le moins que l’on puisse dire c’est que personne ne sait
comment on va se sortir de ce gouffre. Rainer Voss ancien banquier d’affaires héros du film The Master of The Universe sur la crise de 2008 m’avait dit dans une interview : “Les pays ne font pas faillite parce qu’ils ne peuvent plus payer, mais parce qu’on pense qu’ils ne peuvent plus payer”.”

 

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