Smallcap Event 2013 : Interview de Christophe Capelli Pdg Groupe Capelli.
Actualités du groupe spécialiste de la promotion et de l'aménagement immobilier

21 avril 2013 12 h 01 min
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Sur les trois premiers mois de l’année 2013, le groupe CAPELLI voit ses réservations progresser de 16%, ce qui représente un chiffre d’affaires net de 19,63 M€. Selon la société « en région Rhône-Alpes-frontière Suisse, la demande reste soutenue, et l’Ile de France confirme son accélération ». Nous parlons de la stratégie de l’entreprise au Smallcap Event 2013 organisé par CF&B Communication. Notre invité est Christophe Capelli Pdg Groupe Capelli.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Christophe Capelli, bonjour. Vous êtes le Pdg du Groupe Capelli, on va parler avec vous de votre actualité au Smallcap Events où vous rencontrez des investisseurs. Alors on entend peut-être plus d’inquiétude sur l’immobilier qu’il y a quelques mois encore, qu’est-ce que vous dites aux investisseurs qui vous parlent d’immobilier, de crise de l’immobilier ?

Christophe Capelli, Président Directeur Général du Croupe Capelli : Je dirais déjà qu’il y a deux marchés dans l’immobilier et de l’immobilier logement, vous avez l’immobilier que l’on peut qualifier de l’immobilier solvabilité et l’immobilier rentabilité, donc rentabilité c’est cet immobilier qui existe depuis quelques années qu’utilisent majoritairement tous les promoteurs qui est de dire on favorise la vente de logements dédiés à la location, Scellier, Duflot, et puis tous les process fiscaux qui peuvent graviter autour. Nous, notre immobilier il est différent et il répond à une demande, c’est la résidence principale. Vous avez un loyer aujourd’hui, vous aspirez à vous faire un patrimoine, il faudrait que vos mensualités si vous achetez un bien correspondent à votre loyer, c’est ce que l’on vend tous les jours et c’est ce qui fait que chez nous cela marche.

Web TV www.labourseetlavie.com : Donc il y a vraiment deux marchés, un qui a du mal on va dire, qui peine avec ces questions fiscales, et l’autre qui reste, qui reste ou il a quand même subi un petit…, compte tenu de la conjoncture, une baisse ?

 

Christophe Capelli, Président Directeur Général du Croupe Capelli : Alors, peut-être que dans l’ensemble il baisse, mais chez nous en tout cas il monte puisque entre le 1er janvier et le 31 mars, on était encore plus 16 % de réservations par rapport à l’année dernière. On a vraiment cette culture-là c’est-à-dire que nous nous allons chercher toujours un produit, déjà on a créé un produit qui est différent de ce qui existe sur le marché, ce n’est pas du terrain, ce n’est pas de la maison, ce n’est pas de l’appartement, c’est un produit alternatif avec la culture un peu du barbecue c’est-à-dire un petit jardin, une chambre, deux chambres, trois chambres à l’étage, avec salon cuisine, et c’est une sorte…, un ensemble, un bâtiment qui est coupé non pas seulement comme une maison mais dont chacun est propriétaire d’un bout, rez-de-chaussée salon cuisine, à l’étage X chambres avec son petit jardin donc en rez-de-chaussée, et cela en mutualisant à un moment donné le site, les coûts, le foncier, les toitures, on a réussi à optimiser le prix, et comme nous avons réussi à optimiser le prix, nous avons réussi à recréer en fait du pouvoir d’achat pour les gens.

Web TV www.labourseetlavie.com : Donc par exemple des primo-accédants qui typiquement peut-être, vu l’environnement bancaire, avaient peut-être plus de mal, leurs dossiers peut-être avaient plus de mal à passer et là compte tenu…

Christophe Capelli, Président Directeur Général du Croupe Capelli : on les solvabilise, c’est exactement cela. Lorsque l’on crée un produit, ce produit il est traité d’abord avec une cellule chez nous qui s’appelle Capelli Financement c’est-à-dire que l’on vérifie d’abord si on a des gens qui sont capables d’acquérir, c’est fondamental. Comment mettre un produit en vitrine sur l’étagère si déjà on ne sait pas si les gens en face ont la capacité d’acheter de l’autre côté de la vitre ? On a tous envie, ça c’est sûr que c’est du shopping, je dirais, dans un sens uniquement admiratif, mais le but c’est de pouvoir permettre aux gens d’acquérir, et ça c’est vraiment le leitmotiv de l’entreprise et qui fait que l’on a cette demande, une demande croissante.

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors en même temps on sait que pour les terrains ce n’est pas forcément évident puisque pour le coup vous n’êtes bien sûr pas tout seuls, il y a eu une inflation dans certaines zones, comment on gère cette partie foncière ?

Christophe Capelli, Président Directeur Général du Croupe Capelli : L’inflation elle a existé, déjà elle s’est calmée, c’est déjà un premier point. Je dirais que même au-delà de se calmer, je pense que le foncier nu, le prix a été revu même à la baisse pour une raison simple c’est que déjà la collectivité a commencé à dire « nous voulons maintenant 20 % de logements sociaux » et puis aujourd’hui, avec Cécile Duflot, notre ministre de référence, c’est aujourd’hui 25 %. Cela veut dire que forcément quand on vend des logements sociaux, déjà on les vend beaucoup moins cher que de l’accession traditionnelle, donc il y a un impact qui est constaté directement sur le foncier. Après vous avez un autre phénomène, c’est que il ne faut pas oublier même si le foncier est rare, même si le foncier coûte cher, ce n’est pas le propriétaire foncier qui doit faire « le marché », c’est le client final. La question ce n’est pas de vendre une Peugeot à 300 000, c’est de savoir si à un moment donné il y a un client qui mettra 300 000 dans une Peugeot. Si le budget, il dit plutôt 30 000, on va acheter en adéquation.

Web TV www.labourseetlavie.com : Du côté des produits et des marchés parce que vous êtes sur différentes zones bien sûr mais vous êtes aussi bien en région parisienne que dans le sud, est-ce qu’il y a des zones qui se distinguent justement par leur dynamisme encore ?

Christophe Capelli, Président Directeur Général du Croupe Capelli : L’Île-de-France, je dirais l’Île-de-France a une force, c’est que c’est près de 25 % de la population, donc déjà je pense que l’on pourrait même tourner l’Île-de-France par elle-même, on pourrait vivre quasiment en autarcie, donc l’Île-de-France a un marché qui fonctionne, c’est plus tendu, on se rend compte que le foncier, même des lots viabilisés, par rapport au prix moyen que l’on constate nous sur le marché, est à peu près 10 % moins cher. Bon, on a la chance c’est que l’on achète et que l’on réalise nos opérations pour arriver à ces 10 % de moins, donc nous nos opérations partent bien, néanmoins il faut marquer une prudence sur le budget. La région Rhône-Alpes qui est notre région historique, notre bassin historique, c’est une région qui est aussi fonctionne bien puisque l’économie est encore active. On travaille beaucoup à la frontière suisse et en Suisse, il faut rester prudent, la Suisse connaît aussi des difficultés financières. Il y a pas mal de licenciements qui sont mis en place actuellement, de plans de licenciements notamment bancaires, donc il faut faire attention sur nos prix. L’ouest de la France, on connaît moins bien, nous on descend au sud jusqu’à Toulouse mais après l’Ouest pur on avait fermé nos agences déjà il y a quelques années et on n’a pas du tout l’intention de les réouvrir pour le moment.

Web TV www.labourseetlavie.com : En termes d’année 2013, vous avez indiqué effectivement quel était l’état des réservations au premier trimestre, comment vous envisagez, vous, cette année ? Est-ce qu’il y a de la visibilité compte tenu de ce que vous avez en catalogue ?

Christophe Capelli, Président Directeur Général du Croupe Capelli : A vendredi dernier, on était toujours à plus de 16 %, donc cela veut dire que notre volume continue de croître. On reste très prudent c’est-à-dire que dans ces marchés quand même qui sont sensibles, soit on aime se faire mal et à ce moment-là on donne des chiffres très vite, soit alors on marque une certaine prudence, on sait que l’on a de la chance dans notre entreprise, on a de l’argent, on a fait une belle opération d’emprunt obligataire fin 2012 qui a en plus bien marché. On a une image qui est plutôt positive, enfin je dirais même qui est positive, donc cela veut dire que tout est fait…, si tous les jours on se remet à la tâche, tout est fait que pour que l’année 2013-2014 soit une bonne année pour nous.

Web TV www.labourseetlavie.com : L’essentiel cela va être de préserver si on peut les marges, cela va être d’avoir la préservation des marges ?

Christophe Capelli, Président Directeur Général du Croupe Capelli : L’essentiel pour 2013-2014 c’est d’avoir une croissance à deux chiffres.

Web TV www.labourseetlavie.com : Donc cela va être plutôt l’activité d’abord ?

Christophe Capelli, Président Directeur Général du Croupe Capelli : Oui, et les marges suivront avec puisque nos coûts fixes ont commencé à devenir…, même si on augmente certains coûts fixes, nos coûts fixes proportionnellement vont devenir variables à la baisse, donc cela sera plutôt profitable je pense pour l’année 2013-2014.

Web TV www.labourseetlavie.com : Le mot de la fin, il y aura…, c’est plutôt de la croissance organique pour vous de toute façon en termes de stratégie ?

Christophe Capelli, Président Directeur Général du Croupe Capelli : Oui, indéniablement il existe beaucoup de choses que l’on va développer, on va développer une cellule, une entité uniquement dédiée au logement social, on va développer une entité dédiée aux seniors, donc on a beaucoup de choses à faire, on a ouvert la Suisse qui est un nouveau marché pour nous, donc c’est une forme d’internationalisation, donc croissance organique avant tout.

Web TV www.labourseetlavie.com : Merci d’avoir fait le point avec nous, Christophe Capelli, on rappelle donc que vous êtes le PDG du groupe Capelli.

Christophe Capelli, Président Directeur Général du Croupe Capelli : Merci beaucoup.

© www.labourseetlavie.com. Tous droits réservés, le 21 avril 2013.


 

 

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