Interview de Bruno Benoliel Directeur Général Délégué Alten sur les résultats semestriels 2012 .
Alten : résultats semestriels 2012 de la société de conseil et d'ingénierie

25 septembre 2012 21 h 32 min
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Alten : résultats semestriels 2012. Stratégie d’Alten, après le premier semestre marqué par une croissance de l’activité mais légère baisse de la marge opérationnelle.

Interview de Bruno Benoliel Directeur Général Délégué Alten.

Web TV www.labourseetlavie.com : Bruno Benoliel, bonjour. Vous êtes le directeur financier d’Alten. On va parler avec vous de vos résultats semestriels 2012, et puis des perspectives. On voit donc sur le premier semestre une activité en progression, la marge un peu moins bonne effectivement qu’il y a un an, qu’est-ce qui était le plus important pour vous, je dirais, sur ce semestre ?

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Le plus important ce semestre, c’était de protéger le développement de l’activité. 2012 était une année que l’on attendait comme étant compliquée en raison du contexte économique. Certains secteurs d’activité ont été touchés par le ralentissement, je pense notamment au secteur bancaire principalement, en France le secteur de l’automobile puisque comme vous le savez nous avons eu un certain nombre d’arrêts de projets chez PSA. Mais en revanche à l’étranger, si la banque de façon générale en Europe a été touchée par la crise, en revanche le secteur auto a très, très bien fonctionné notamment dans les pays du Nord, de même que l’aéro, le ferroviaire et l’énergie. Donc, globalement, un premier semestre où, en dépit d’un contexte qui était potentiellement morose, une croissance organique que l’on a réussi à préserver puisqu’elle est proche de 10 % et une marge qui se maintient aux alentours de 10 %.

Web TV www.labourseetlavie.com : Oui, alors sur le secteur automobile, vous signalez 150 consultants qui sont revenus chez vous, est-ce que depuis ces consultants, puisqu’au total il y en avait 470 au début de l’année, est-ce que ça s’est amélioré ou est-ce que ces consultants ont été  « redistribués » sur d’autres secteurs qui fonctionnent ?

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Déjà, cela s’est fait de façon très progressive. Donc les consultants ont arrêté leur projet, puis ensuite ont rejoint le groupe. Nous leur avons trouvé des nouvelles missions, ils ont rejoint d’autres secteurs d’activité sans aucun problème.

Aujourd’hui on peut dire que l’on n’a aucun inter contrat lié aux baisses de projets chez PSA.

Web TV www.labourseetlavie.com : De votre point de vue, l’automobile c’est localisé en France, c’est le cas de le dire, c’est-à-dire qu’il y a vraiment une problématique de certains constructeurs français et on ne retrouve pas la même problématique sur d’autres pays ?

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Non, on ne retrouve pas la même problématique sur d’autres pays. En fait, les constructeurs automobiles et les équipementiers, d’ailleurs, qui sont plus tournés vers les pays émergents et l’export en particulier, s’en sortent mieux. Les constructeurs allemands fonctionnent bien, Volvo avec qui nous travaillons beaucoup en Suède, est également un constructeur très dynamique. On a obtenu des taux de croissance supérieurs à 20 % avec ses constructeurs alors qu’effectivement en France nous avons des clients qui rencontrent des difficultés importantes.

Web TV www.labourseetlavie.com : On commence à avoir des alertes sur les constructeurs allemands qui, eux aussi, finalement, au bout du bout, commencent aussi à souffrir de, on va dire, la faible croissance mondiale.

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Oui, alors, nous nous sommes sur la partie Etude et conception, donc nous travaillons à la fois sur les renouvellements de gammes, conception de nouveaux véhicules, mais on travaille également sur des problématiques  amont qui sont des problématiques génériques liées aux ruptures de technologie, et là notamment sur les environnements moteurs, les batteries électriques, les véhicules hybrides, nous avons des projets à assez long terme.

Web TV www.labourseetlavie.com : Donc là, il y a effectivement une tendance de fond.

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Oui il y a une tendance de fond.

Web TV www.labourseetlavie.com : Du côté de ce que vous avez réalisé aussi au cours du premier semestre, il y a eu plutôt des acquisitions de petite taille dans différents pays, on va en reparler, c’était plutôt des acquisitions tactiques ?

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : En fait, en matière d’acquisitions, nous sommes assez opportunistes, c’est-à-dire que l’on recherche les sociétés qui peuvent bien s’intégrer déjà dans le positionnement c’est-à-dire des ingénieurs positionnés sur des études et de la conception et qui nous apportent donc à la fois un savoir-faire, une compétence, mais aussi un accès à des clients que nous n’avons pas. Effectivement, au premier semestre, nous avons acheté une société en Suède, plutôt dans le secteur des télécoms, compétence que l’on utilise dans le secteur des télécoms à proprement parler, aussi bien équipementier qu’opérateur, mais aussi dans d’autres secteurs d’activité. Donc il est important d’avoir des ingénieurs télécoms quoi qu’il en soit, donc nous avons continué en fait à construire la Scandinavie au travers de la Suède. On a acquis une petite société en Chine, au mois de juillet, société de moins de 100 personnes, pareil sur des environnements logiciels temps réels embarqués qui va adresser et l’automobile et les télécoms.

Donc par touches successives, on construit le développement en prenant appui sur un certain nombre de petites acquisitions qui ont vocation ensuite à se développer une fois intégrées au sein du groupe.

Web TV www.labourseetlavie.com : Est-ce que cela amène une plus grande diversification justement de vos activités ?

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Alors, clairement, en Suède, cela nous a permis d’aller sur le métier des télécoms où nous étions présents et cela nous a fait gagner quelques années. En Chine nous avions besoin d’une base pour démarrer, donc nous l’avons maintenant et nous allons l’utiliser pour, à la fois accompagner des clients européens sur le marché chinois, et pourquoi pas, adresser directement le marché local en recherche de compétences notamment dans le domaine de la gestion des projets.

Web TV www.labourseetlavie.com : Du côté de l’activité, de la tendance, comment se sont passées,  je dirais, les dernières semaines, notamment la rentrée de septembre ?

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Ce n’est pas l’euphorie. La rentrée est morose, les clients ont peu de visibilité, par voie de conséquence, nous en avons peu également. Maintenant, factuellement, même si on sent un ralentissement, il n’est pas homogène. Nous continuerons à faire de la croissance, même si elle est plus faible, et surtout le taux d’activité, pour l’instant, résiste bien.

Web TV www.labourseetlavie.com : De votre point de vue donc, on n’est pas dans la même situation que l’on avait pu connaître il y a trois ans, à peu près, quand il y avait eu des chutes brutales ?

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Non, alors, ça c’est une situation que l’on craignait pour le début de l’année 2012 justement qui ne s’est pas produite heureusement, et on n’est pas dans cette situation-là.

Web TV www.labourseetlavie.com : Donc plutôt, on va dire, un ralentissement…

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Voilà, des ralentissements soit conjoncturels sur certains secteurs d’activité, je pense notamment à l’activité dans le domaine de la banque et de la finance, soit dans certains pays, je pense à l’Espagne notamment où là on a clairement un ralentissement très très net de l’activité.

Web TV www.labourseetlavie.com : Le mot peut-être de conclusion sur les perspectives, donc du coup, vous dites moins de visibilité, mais est-ce que en termes de marge vous pourrez tenir dans ce contexte ?

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Oui, parce que, même si on a moins de visibilité, pour autant les projets finissent par sortir. Donc ce qu’il nous faut gérer de façon efficace c’est le taux d’activité du groupe. À partir du moment où on maintient un taux d’activité suffisant et que le chiffre d’affaires continue à se développer, il n’y a pas de raison pour que l’on ne tienne pas les marges au second semestre.

Web TV www.labourseetlavie.com : Il y aura aussi des embauches à prévoir, vous recherchez des ingénieurs dans la période ?

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Bien sûr. Oui, d’ailleurs, beaucoup d’ingénieurs vont rejoindre le groupe en septembre-début octobre, comme habituellement puisque en général ce sont les universitaires ou les grandes écoles qui sortent, qui sont embauchés en première expérience ou deuxième expérience. On doit faire face au turnover qui se maintient à un niveau élevé, quand même 20-22 %, et puis, même si on n’a pas une visibilité à plusieurs mois sur le niveau projet, on a quand même quelques projets qui vont démarrer à la rentrée, on est bien obligé de recruter pour y faire face.

Web TV Web TV www.labourseetlavie.com : Donc, cela reste effectivement positif de ce côté-là ?

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Oui.

Web TV www.labourseetlavie.com : Merci, Bruno Benoliel, d’avoir fait le point avec nous, on rappelle que vous êtes donc le directeur financier d’Alten.

Bruno Benoliel, directeur financier de Alten : Merci

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