Denis Lambert Pdg LDC.
Résultats semestriels 2013/2014 du leader européen de la volaille ( (Loué, Le Gaulois, Marie, Maître Coq)

21 novembre 2013 7 h 54 min
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Denis Lambert le Pdg de LDC (Loué, Le Gaulois, Marie, Maître Coq), est notre invité

Le Groupe LDC vient de publier ses résultats semestriels 2013/2014, s’il n’est pas concerné directement par le sinistre industriel en Bretagne et en Vendée, Denis Lambert son pdg répond sur les enjeux pour des solutions :

« Si il y a un élan national à vouloir sauver cette filière, LDC est prêt à l’accompagner« 

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Denis Lambert, bonjour. Vous êtes le Pdg de LDC. On va parler avec vous de votre premier semestre 2013-2014. Si on se reporte, il y a plusieurs mois, il y avait dans votre filière des questions sur les matières premières notamment, comment s’est passé pour vous ce premier semestre ?

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : on va d’abord s’intéresser à la volaille. Sur la volaille, on a un bon premier semestre qui est dans la continuité de notre S2 avec des volumes importants sur cette activité, et effectivement en plus on avait pu réussir à passer une partie des hausses tarifaires l’an dernier, si bien qu’on a un chiffre d’affaires qui progresse plus vite que le volume puisque l’on a une croissance en volume de 3,5 % et un chiffre d’affaires qui est à + 7. Je rappelle que ce n’est pas tout à fait comparable puisque on avait repris deux sites d’une entreprise qui est aujourd’hui disparue, Doux, en ce qui concerne les produits frais, le site de Laval, le site de Sérent.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors il y avait eu, on le voit, dans l’agroalimentaire, donc la volaille qui résiste, en dehors de la volaille finalement toute la filière est touchée par la consommation moindre ?

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : Effectivement, notamment sur les produits traiteurs, il faut savoir aussi que les produits traiteurs ils ont mal démarré l’année, la fameuse… ce que l’on a appelé la crise du cheval ou l’horsegate qui a impacté de façon très significative le rayon surgelé sur lequel on est présent, et aussi indirectement le rayon frais à travers les plats cuisinés à base de viande. Donc pour notre pôle traiteur, cela a toute suite été un handicap de volume, par contre on est quand même très satisfait des performances de la marque Marie. La marque Marie, sur le rayon frais, c’est + 5 %, c’est l’impact de nos gammes Juste Cuisson que l’on avait lancées, et puis du retour de Marie sur les pâtes à dérouler où en fait plus 50 %. On est passé de 2500 t de pâtes à dérouler à 4500 t, c’est un grand  point de satisfaction pour toutes les équipes. Et le deuxième impact, donc, c’est aussi la performance de Marie sur les plats cuisinés au rayon surgelé qui ont été aussi impactés, mais globalement c’est la seule marque qui progresse sur les rayons surgelés. Il y a des marques qui ont décidé d’arrêter comme Maggi, il y a des marques qui sont en fort recul comme les marques distributeurs.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : On avait vu des reculs de plus de 30 ou 40 %, donc c’est assez spectaculaire. Sur cette partie traiteur, on n’est pas encore à la rentabilité que vous espérez, que vous mentionnez pour l’ensemble de l’exercice, quasiment en projet d’équilibre, vous dites il y a peut-être au niveau industriel, il y a encore des choses à faire qui ne vont peut-être pas assez vite ?

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : Oui, il y a toujours des choses à faire, c’est le problème des industriels. Après, pour nous, au niveau de notre pôle traiteur historique, je dirais qu’on est sur une remise en cause complète de nos méthodes, c’était aussi un des apports de l’entreprise Marie. On avait des unités industrielles très, très bien organisées, on est en train de dupliquer le même modèle sur nos sites historiques et cela prend du temps parce qu’il faut des outils de pesée, il faut bien peser et mesurer la matière. Ensuite, on a réorganisé nos ateliers, donc qui dit organisation dit investissement, il faut le faire aussi avec le personnel. Donc cela prend plus de temps, on est toujours pressé bien sûr, mais cela prend du temps, mais on est sur la bonne voie.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Quand on voit ce marché, vous parliez des produits pates, du côté du sandwich, des pizzas, je vois que pour 2014 il y a des progressions attendues sur la partie pizza notamment ?

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : Oui, c’est exact, donc on a fait, grâce à ses travaux, grâce à cette remise en cause, on a fait des gains de productivité, ce qui nous donne du potentiel, et aujourd’hui il y a des clients qui vont nous faire confiance en 2014.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors on voit beaucoup de nouveaux produits aussi, cela fait partie… On a parlé de cette crise effectivement des premiers mois de l’année, avoir des nouveaux produits, d’être peut-être spécialisé sur un certain nombre… une gamme bien particulière aussi, il y a des choix qui sont faits ?

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : Je pense que le consommateur aime l’innovation à partir du moment où on fait des bons produits. La volaille c’est un produit formidable pour innover comme le traiteur, donc je crois que c’est le point commun entre nos deux activités. On est chez LDC des passionnés d’innovation et on aborde beaucoup de produits avec des coûts différents, avec des produits plus moelleux, avec des produits plus épicés, et puis aussi beaucoup de praticité au consommateur, à travers toutes nos gammes, que cela soit dans nos élaborés de volaille comme bien sûr dans nos plats cuisinés.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : On s’était vu en début d’année, la question des matières premières était importante à ce moment-là, il y y a eu des revalorisations tarifaires que vous avez pu obtenir, on en est ;où sur cette question des matières premières ?

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : On a assisté au cours de l’été à une légère décrue sur le blé et le maïs. Par contre on est quand même pas du tout au niveau des années précédentes parce qu’on a toujours un soja qui est à un niveau très élevé, il est à 450 € de la tonne, et là il est beaucoup plus élevé que les autres années, et cela effectivement continue de nous pénaliser.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Donc cela veut dire que vous attendez encore éventuellement d’autres revalorisations ?

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : Non, on veut surtout garder notre niveau de prix actuel, il faut que l’on fasse attention à la consommation. On a une consommation de volailles qui a fortement progressé l’an dernier, + 3, cette année on est plutôt stable, c’est très bien par rapport aux autres viandes, mais la stabilité ne nous intéresse pas. On est là pour développer la volaille, donc on fait très attention à ce que les PVC consommateurs soient, je dirais, plus accessibles possibles.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : On parle de cette filière de la volaille, on voit ce qui se passe du côté de la Bretagne et de la Vendée. On a aujourd’hui à peu près un tiers des poulets qui sont… ce type de poulets qui sont destinés au grand export, quel rôle vous pouvez jouer, vous, compte tenu de la crise de cette filière ? Est-ce qu’il y a une possibilité de reconversion ? Qu’est-ce qui est possible dans cette filière ?

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : Déjà, LDC n’est pas directement concerné, c’est le marché du grand export, ce sont des produits surgelés, des poulets entiers, on est vraiment sur des produits de découpe, élaborés, frais, et sur le marché européen, tous ces poulets sont vendus aujourd’hui au Moyen-Orient. Donc LDC n’est pas concerné et n’a pas les compétences pour reprendre ces activités telles que. Après, bien évidemment, aujourd’hui il faut savoir qu’il y a 40 % du poulet en France, notamment du poulet standard, qui est importé. Ils vont principalement chez des industriels ou surtout sur les collectivités, notamment tout ce qui est cantines. Donc bien évidemment si il y a un élan national à vouloir sauver cette filière, LDC est prêt à l’accompagner. On a des outils en Bretagne, on a des outils en Vendée, qui sont des départements concernés par le grand export, et nous, aujourd’hui, on se sent en mesure d’accompagner, mais comme vous l’avez dit très justement, c’est 30 % de l’activité, donc il faut comprendre que ce sont des volumes très importants et que si c’est un arrêt brutal, cela ne sera pas gérable. Par contre si on arrive à trouver une entente, notamment avec les pouvoirs publics, pour que l’on puisse faire cela, je dirais, progressivement, effectivement on peut avoir un plan sur le long terme qui pourra permettre aux entreprises françaises de se renforcer et aux éleveurs de continuer leur métier.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Donc quelque part c’est à la fois une reconversion, un changement et des parts de marché…

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : Tout va dépendre du temps que l’on va nous laisser. Aujourd’hui, on est quand même globalement inquiet parce que, voilà, les restitutions, cela s’est arrêté brutalement, et aujourd’hui il n’y a pas de solution qui apparaisse à personne.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Donc il n’y a pas eu d’anticipation, et du coup cela est plus dur à gérer que si on avait commencé à réfléchir à ce sujet il y a quelques années.

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : Tout à fait, on ne s’attendait pas un arrêt si brutal des aides.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Clairement, sur ces questions justement de modèles, vous avez aussi un développement à l’international, on a regardé là du côté de la Pologne, cette année vous avez dit : « Il faudrait que l’on se développe encore plus sur l’international », en même temps vous êtes sélectifs, qu’est-ce qui vous retient aujourd’hui de ne pas faire peut-être d’opérations de croissance externe ?

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : J’aurais bien voulu vous annoncer aujourd’hui une opération de croissance externe, et ce n’est pas le cas. Il faut comprendre que pour faire une opération de croissance externe, il faut d’abord avoir une cible, ça on en a quelques-unes, ensuite il faut avoir pour cette cible un projet à l’intérieur du groupe LDC, et là aussi on est capable de construire cela, on peut apporter des choses. Après il faut trouver un accord à deux. Si le vendeur n’est pas d’accord de vendre ou si l’acheteur considère que le prix est trop élevé, on ne trouve pas d’accord. Donc on est confiant, enfin on travaille, on continue de travailler là-dessus. On a des échanges aujourd’hui, on a rien de précis à annoncer.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Sur la période qui vient, les prochaines semaines vont être importantes pour vous, c’est tout ce qui s’appelle… effectivement toute la période de fêtes, de Noël, aussi bien sur les produits que vous allez pouvoir vendre, c’est toujours effectivement un moment important, est-ce qu’il y a des nouveautés cette année ?

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : C’est un moment très important. Pendant 15 jours, on va faire pratiquement un mois de chiffre d’affaires. Il y a toujours des nouveautés parce que, je vous l’ai dit, on aime l’innovation. Moi je recommande quand même de consommer un chapon ou une dinde à Noël, un produit très classique, surtout si vous êtes en famille. Après, effectivement, pour les familles qui sont moins nombreuses, et c’est vrai qu’il y en a de plus en plus, on fait de plus en plus de rôtis de chapons de Loué comme nouveauté. On fait aussi de plus en plus de produits farcis au foie gras, avec des farces différentes, de façon à permettre à tout le monde de consommer à Noël. Aussi, ce qui est nouveau, les nouveautés se trouvent sur la gamme Marie. Marie est une marque que vous ne trouviez pas dans les rayons à Noël. Dorénavant vous allez pouvoir trouver des produits pour vos apéritifs, vous allez pouvoir trouver des plats cuisinés festifs, exclusivement présents pendant le mois de décembre dans les rayons de la distribution.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Le mot de la fin pour l’ensemble de l’exercice, de cet exercice-là, 2013-2014, quelles  sont vos ambitions ?

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : Nos ambitions, c’est de continuer de bien faire nos produits, de faire des bons produits parce que on sait que si on fait des bons produits, on les vendra. Aujourd’hui on est quand même globalement inquiet de la consommation, de ce qui va se passer sur la France. Néanmoins, on part du principe que l’on est aussi inquiet de ce qui va se passer au niveau du grand export, et puis de ces céréales qui sont toujours à un niveau élevé, et on sait que la volaille se vend si elle est bon marché. Donc on est, je dirais, globalement, résolument confiant sur notre modèle, mais on sait pertinemment qu’il va falloir se battre, qu’il va falloir être très compétitif si on veut continuer à trouver de la croissance, notamment sur la France, c’est pour cela que notre priorité c’est vraiment international.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Merci d’avoir fait le point avec nous, Denis Lambert, on rappelle que vous êtes donc le PDG de LDC.

 

Denis Lambert, Pdg de LDC : Merci.

 

© www.labourseetlavie.com. Tous droits réservés le 21 novembre 2013.


 

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