Albert Saporta Pdg de Stallergènes.
Interview sur les résultats annuels 2010 et les perspectives

17 mars 2011 4 h 39 min
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Stallergènes : Résultats annuels 2010.

Retour avec Albert Saporta Pdg de Stallergènes sur l’exercice 2010, la stratégie et les perspectives de la société pharmaceutique.

Web TV www.labourseetlavie.com : Albert Saporta bonjour, vous êtes le Pdg de Stallergènes. On va revenir avec vous sur l’année 2010 et sur les perspectives. Du côté de l’année 2010 pour vous ça a été une bonne année, on voit la croissance, la situation financière qui s’est améliorée ?

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : Écoutez, oui, ça a été une excellente année. D’abord la croissance s’est maintenue à 12 % je dirais un peu mieux que ce que nous avions anticipé en effet et, bon, cette croissance entre autres mais aussi des éléments financiers et la signature d’un accord au Japon nous ont permis d’afficher des performances au niveau du résultat tout à fait sympathiques puisqu’on a notre résultat d’exploitation a progressé de 40 %.

Web TV www.labourseetlavie.com : Concrètement, sur ce qui a bien marché sur cette année on retrouve les mêmes, je dirais, la même activité, les mêmes médicaments qui fonctionnent bien ?

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : Alors sur un plan disons de l’exploitation quotidienne, oui en effet les recettes fonctionnent toujours, la voie sublinguale à l’évidence prend toujours des parts de marché, chez nous elle a progressé de 15 % et comme elle représente désormais 85 % de nos ventes, évidemment c’est important. Oralair, le comprimé que nous avons lancé il y a quelques deux ans maintenant en Allemagne, commence à apporter sa pierre, il fallait un peu de temps pour ça mais ça commence à être significatif. Nous venons de le lancer dans les pays du bloc de l’Est, de l’Europe de l’Est avec beaucoup de succès et donc on est très optimiste en effet sur le plan disant des opérations. Alors en contrepartie, on a eu une fin d’année un peu plus hésitante parce que la saison pollinique qui, comme vous vous en souvenez, est importante pour nous a été très faible cette année en particulier en France et en Allemagne aussi et conduisant donc à moins de nouveaux patients de commencer les traitements. Cela a eu un impact sur la fin de l’année, ça aura je pense un certain impact sur 2011.

Web TV www.labourseetlavie.com : 2011 justement de ce point de vue-là, on a entendu que les pollens étaient là il n’y a pas longtemps, vous qui êtes, on va dire, « en plein dedans » entre guillemets, vous me permettez l’expression, l’année a commencé comment ?

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : Oui, des pollens il y en a il y en a effectivement toujours. Les pollens qui sont prévalents actuellement certains pollens d’arbres, c’est pas les plus importants, c’est pas ceux qui touchent le plus de personnes et bon d’accord tant mieux, enfin tant mieux pour nous et tant pis pour les malheureux qui en souffrent, je ne voudrais pas être cynique en disant cela. Ce qui est important pour notre métier, ce sont les saisons : pollens de bouleaux, ce sera dans une quinzaine de jours que nous en aurons le cœur net et les pollens de graminées et là c’est plutôt tôt mois de mai et juin, donc c’est un peu trop tôt pour

Web TV www.labourseetlavie.com : Savoir comment

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : pour évaluer l’importance pollinique. De toute façon, il y a toujours des pollens bien entendu.

Web TV www.labourseetlavie.com : Un mot de la recherche et développement qui est toujours importante chez vous mais elle a baissé sur l’année 2010. Il y avait une raison particulière ?

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : Non, c’est très circonstanciel. En fait l’essentiel de notre chaire clinique concerne des essais cliniques. Notre recherche et développement, excusez-moi, concerne des essais cliniques. Donc il a suffi que on fasse un essai de moins en 2010 par rapport à 2009 pour créer un trou d’air, si je peux dire, de l’ordre de 5 à 7 millions d’euros qui est donc très significatif sur nos comptes en effet.

Web TV www.labourseetlavie.com : Certains analystes ont souligné que notamment en Allemagne il y avait eu peut-être des rabais effectivement sur vos produits, cela veut dire que le marché est très concurrentiel ?

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : Non, non, en fait le rabais qui s’est passé en Allemagne est un rabais qui concerne toute l’industrie, toutes les industries. Toute l’industrie pharmaceutique s’est vue imposer par le Ministère de la Santé de rembourser 10 % de son chiffre d’affaires aux caisses de sécurité sociale pour renflouer entre guillemets le trou de la sécu allemande. Donc nous n’avons pas échappé à la règle évidemment et ceci nous a atteint depuis le mois d’août dernier et nous atteindra en année pleine cette année.

Web TV www.labourseetlavie.com : Voilà, donc, Stallergènes comme les autres

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : Comme les autres exactement, ni plus, ni moins.

Web TV www.labourseetlavie.com : Du côté justement des perspectives sur l’Oralair, bien entendu, il y a des pays où vous n’êtes pas encore. Comment, je dirais, va évoluer votre, comment va progresser notre activité de ce point de vue-là ?

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : Écoutez, nous venons de lancer en Italie, ça a l’air de se passer très bien, nous lancerons en Espagne dans le milieu de l’année, nous venons d’obtenir le remboursement et le prix. Reste le problème de la France. Bon, en France, les conditions actuelles politiques, le contexte général politique de l’ensemble des industries de santé et des autorités de santé ne nous paraît pas le meilleur moment pour redemander ce qui nous paraît la justice, c’est-à-dire un taux de remboursement de 30 %. Pour l’instant nous avons décidé de surseoir à cette demande et de la reporter à un moment où le contexte politique sera disons plus clair. Pour le moment donc nous ne nous lancerons pas Oralair en France cette année encore.

Web TV www.labourseetlavie.com : Du côté je dirai des lancements, des coûts de lancement effectivementf, comment on arrive à limiter les coûts, à améliorer cette partie-là ? Sur les coûts de lancement des produits effectivement en général.

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : Si vous voulez, un produit quand vous le lancez effectivement il y a toujours des coûts, il faut organiser des meetings, il y a effectivement des documents promotionnels. Simplement souvent les coûts sont liés aux forces de vente et nous, nos forces de vente elles restent stables. En fait, nous les avons, disons, précisées ou en tout cas mieux définies il y a deux ou trois ans dans la perspective entre autres d’Oralair. Donc, c’est déjà fait, il n’y aura pas ce type de coûts supplémentaires majeurs liés au lancement des produits Oralair.

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors, comme on le disait en introduction, vous avez changé d’actionnaire passé de Wendel à un nouvel actionnaire, est-ce que ça change quelque chose ? Est-ce que le nouvel actionnaire va vous aider dans certains domaines ? Qu’est-ce que ça change fondamentalement pour Stallergènes ?

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : Ecoutez, j’ai appris à parler le suisse, le suisse français en tout cas. Plus sérieusement, Ares est un très bon actionnaire pour Stallergènes évidemment. D’abord c’est un fonds qui n’a pas d’horizon de sortie et donc ça redonne disons un horizon de très long terme à Stallergènes, comme ailleurs l’a été le passage Wendel. Wendel est resté 17 ans actionnaire. Cette pérennité de l’actionnariat est très très importante et permet effectivement d’avoir des objectifs à long terme. Ça, c’est le premier point. Deuxièmement, Ares est une holding qui a des moyens financiers importants et, si le besoin s’en faisait sentir, Ares pourrait certainement nous aider en apportant une contribution financière importante pour passer de tel ou tel, pas de cap, mais pour saisir telle ou telle opportunité. Et enfin les managers d’Ares, ils sont pas très nombreux mais sont tous des professionnels aguerris dans le domaine de la bio-pharmacie et nous profitons déjà de leur expérience et de leur expertise.

Web TV www.labourseetlavie.com : En conclusion alors sur 2011, on pourrait dire à chaque fois qu’on se voit en début d’année c’est un peu la même chose, c’est-à-dire que les analystes vous trouvent prudent par rapport à vos prévisions. 2011 pour vous, et donc pour Stallergènes, il y a une prudence de début d’année ?

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : Oui, il y a une prudence de début d’année habituelle mais si vous voulez il y a de bonnes raisons d’être prudent. On cherche pas spécifiquement à être prudent. On préfère l’être parce qu’effectivement si nous faisions moins bien que ce qui avait été prévu, ce serait mal compris par le marché. Nous préférons donc être prudents quitte à nous tromper et on espère se tromper comme d’habitude. Les raisons qui nous ont amenées à être prudent, j’ai déjà cité, je les ai déjà citées, une faible saison pollinique 2010 qui donc se traduit par moins de nouveaux patients qui bien entendu ne seront pas au rendez-vous en 2011, c’est évident, et le rabais en Allemagne qui perdure et qui jouera en année pleine. Ces deux raisons-là nous amènent à une certaine prudence. Alors bon j’espère me tromper bien entendu.

Web TV www.labourseetlavie.com : On suivra ça. Merci d’avoir été avec nous, Albert Saporta, Pdg de Stallergènes.

Albert Saporta, Pdg de Stallergènes : Merci.

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