Luce : Le pari électrique risqué de Ferrari !.
L'info éco + avec Didier Testot Fondateur de LA BOURSE ET LA VIE TV sur Sud Radio (31 mai 2026)

6 juin 2026 10 h 13 min
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« L’info éco + » présenté par Didier Testot Fondateur de LA BOURSE ET LA VIE TV avec cette semaine les thèmes suivants :

Un évènement dans le monde automobile, la présentation de la première Ferrari électrique, mais la Bourse l’a mal reçu.

L’action Ferrari a reculé de plus de 8 % après la présentation de ce modèle électrique, La Luce, prononcez « Louché », c’est son nom, en italien, la lumière est un modèle de 1050 chevaux et dont le prix de départ est de 550.000 euros (640.000 dollars) soit l’un des modèles les plus chers de la marque.. Avec des performances d’accélération exceptionnelle, La Ferrari Luce franchit le 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et atteint les 200 km/h en 6,8 secondes. Sa vitesse maximale est fixée à 310 km/h. Pour le PDG de Ferrari  Benedetto Vigna « il y a soixante-dix-neuf ans, le 25 mai 1947, Ferrari a remporté sa première victoire au Gran Prix de Rome. Hier, le même jour, nous sommes retournés à Rome pour écrire le prochain chapitre de notre histoire : la révélation de la Ferrari Luce. C’est une étape majeure pour nous. Il faut garder à l’esprit que la véritable innovation ne cherche pas un consensus immédiat » Et les investisseurs clairement pour le moment sont sceptiques, même si vous l’avez vu, tradition oblige, le Pape a pu le premier s’y installer de dedans.

Les ultras riches sont-ils prêts à mettre 500.000 euros pour un véhicule qui perd sa signature sonore et mécanique ?

 La présentation a suscité de nombreux débats, voire moquerie, sur son style, j’ai même vu un internaute la comparer à un micro-onde d’où sortait une pizza ! La Luce est la première Ferrari à cinq places, quatre moteurs, un par roue, et on peut tout de même avoir un rugissement du moteur, grâce à un système d’amplification externe qui diffuse le son. Il peut aussi être activé dans l’habitacle. Ferrari a collaboré pour ce véhicule avec Jony Ive notamment qui avait œuvré pour l’Apple Watch. La partie supérieure de la Luce est entièrement en verre. John Elkann le Président de Ferrari et de la société d’investissement familiale qui contrôle Ferrari. a dit que « cela ne ressemble pas à ce qu’on imagine d’une voiture de sport ». « Nos clients choisiront. Et je suis presque certain, d’après les retours que nous recevons, que certains de nos clients actuels, qui possèdent des véhicules à combustion ou hybrides, souhaiteront également passer à l’électrique. » Un des anciens patrons de la firme italienne. Luca di Montezemolo, qui n’était pas forcément partie en bon terme avec Ferrari, ne s’est pas fait prier pour répondre. Ses mots sont forts : Si je dis ce que je pense, je ferais du mal à Ferrari. [il laisse un temps] On risque la destruction d’un mythe, ça me peine énormément. J’espère au moins qu’ils enlèveront le cheval cabré de cette voiture. Et de conclure, en réponse à son interlocuteur lui rappelant l’importance de calibrer de nouveaux produits pour le marché chinois : “ça au moins, c’est une voiture que les Chinois ne nous copieront sûrement pas”.  En 2024, Ferrari avait inauguré une nouvelle usine d’environ 230 millions de dollars sur son site de Maranello, en Italie, pour la production de véhicules électriques aux côtés de véhicules hybrides et de véhicules traditionnels à moteur à essence. Ses concurrents comme Porsche ont freiné face à une demande timide pour les voitures de sport électriques. Lamborghini et McLaren ont récemment déclaré ne pas entrevoir, pour l’instant, un marché important. Ferrari a pour habitude de limiter ses stocks et de miser sur la fidélité de ses clients pour susciter l’intérêt pour ses produits. À ce jour, la liste d’attente pour les Ferrari s’étend jusqu’à fin 2027, de quoi voir venir.

Le sujet de la rentabilité des investissements dans l’intelligence artificielle reste au cœur des interrogations

On peut parler de bascule psychologique sur ses sujets, après deux ans d’euphorie autour de l’IA, les investisseurs commencent, enfin, j’ai envie de dire, à demander des comptes aux géants de la Tech sur la rentabilité réelle de leurs investissements massifs dans les serveurs ou les puces. Certains y ont vu un parallèle avec la bulle internet des années 2000, car construire l’infrastructure coûte cher (data center), avec en face la monétisation des logiciels par le client final qui prend beaucoup de temps. Et dans l’actualité, Microsoft qui avait investi plusieurs milliards de dollars dans Anthropic en donnant l’accès à Claude son outil IA à ses 100.000 ingénieurs, vient d’avouer que cet outil coûtait trop cher. Et chez Uber la société de VTC même constat. Uber a épuisé son budget IA prévu pour 2026 en seulement quatre mois. Son directeur des opérations se demande désormais si l’investissement en vaut la peine. Plusieurs autres dirigeants d’entreprise ont revu à la baisse leurs prévisions initialement optimistes concernant l’IA. La tech qui promettait aux entreprises que l’IA allait faire baisser les coûts, doit revoir sa copie !

La Banque Centrale Européenne vient de lancer une mise en garde aux marchés financiers.

La BCE vient de publier en effet sa Revue de Stabilité Financière. Le message est clair et alarmant : l’escalade des tensions géopolitiques (notamment au Moyen-Orient) est la menace numéro un. Les marchés financiers risquent de subir une correction brutale et significative, car les investisseurs minimisent ces risques pour le moment. Et selon la BCE, le prix des actifs reste élevé par rapport aux normes historiques. La BCE y voit un risque de déconnexion entre les marchés financiers et l’économie réelle. Avec des institutions financières non bancaires qui pourraient « amplifier les fluctuations des marchés financiers si elles devaient se produire ». Selon elle «le conflit au Moyen-Orient « pourrait également accroître la volatilité des marchés et mettre à l’épreuve les capacités de remboursement de la dette, les coûts de financement augmentant dans un contexte de croissance économique plus faible. Justement côté pétrole, une alerte à prendre au sérieux d’Exxon Mobil. « Nous approchons des niveaux de stocks sans précédent », a dit Neil Chapman, vice-président senior du pétrolier, lors d’une conférence organisée par Bernstein à New York. « Je parle de niveaux vraiment très bas », a averti Chapman. « On peut se demander si ces niveaux très bas seront atteints d’ici deux ou trois semaines. Mais une fois ce cap franchi, les prix vont exploser. »Le prix du pétrole Brent livré physiquement devrait grimper jusqu’à 150 ou 160 dollars le baril lorsque les stocks atteindront des niveaux historiquement bas dans les semaines à venir selon lui. Pour l’instant les investisseurs gardent l’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran qui rouvrirait le détroit d’Ormuz. Sa fermeture a déjà coûté au marché plus d’un milliard de barils, soit la plus importante perturbation de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire, selon l’Agence internationale de l’énergie.

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