Jean-François Faure Président Aucoffre.com : "L'or n'est pas réservé à une élite".
Investir sur l'or : regard sur un marché pas ordinaire

7 juin 2015 21 h 37 min
+ de videos
442
Views

Le marché de l’or a été porteur à partir de 2007-2008 avec la crise financière et jusqu’en 2013 avec une consolidation de « l’or papier ».

Si les épargnants sont toujours intéressés par l’or, reste à comprendre le fonctionnement de ce marché spécifique qui fait l’objet de nombreux outils de spéculation, mais aussi les différents moyens d’acheter ce métal précieux.

Quelle stratégie en la matière ? C’est l’objet de mon interview avec mon invité Jean-François Faure Président Aucoffre.com.

 

Web TV www.labourseetlavie.com : Jean-François Faure, bonjour. Vous êtes le président d’Aucoffre.com. On va parler avec vous du marché de l’or et d’épargne des Français. On a eu, je dirais, différents mouvements sur ce marché, des mouvements haussiers très importants, depuis quelques années cela a un petit peu changé du côté de l’or, quel regard vous avez, vous, sur ce marché globalement ?

Jean-François Faure, Président d’AuCOFFRE.com : Le marché de l’or a été extrêmement porteur, notamment à partir de 2007-2008, spécifiquement donc la crise financière, suite à Lehman Brothers. Tout cela nous a amené jusqu’en 2013. En 2013, on a eu une vraie consolidation sur la cotation de l’or papier. Ce que j’appelle l’or papier, c’est le cours de l’or international, celui qui est le sous-jacent de tout ce que l’on peut échanger en matière d’or y compris les Napoléon ou des lingots que vous pouvez acheter dans une boutique ou même chez AuCOFFRE.com. Il y a une consolidation, mais cette consolidation ne voulait pas dire pour autant que une désappétence de la part des épargnants et, au contraire, nous on a un sondage récent que l’on a opéré avec IFOP qui montrait que l’or était encore à la cinquième place en tant qu’épargne favorite, épargne préférée des Français, traduisant surtout une défiance vis-à-vis du contexte économique actuel puisque les Français, même si on leur vend la reprise, considèrent que l’on est toujours dans une crise claire et avérée. Les Français ont toujours une défiance vis-à-vis des banques et des institutions financières, et de manière générale, vis-à-vis des institutions qui les gouvernent, dans lesquelles ils n’ont plus beaucoup de confiance.

Web TV www.labourseetlavie.com : Est-ce que c’est plus facile pour les Français d’acheter aussi de l’or parce c’est peut-être un des sujets effectivement du moment de se dire… Il y a quelques années, voilà, on a l’image du lingot, il y en a des gros lingots, c’est un peu lourd, cela se mettait sous le matelas il y a bien longtemps, aujourd’hui acheter de l’or, c’est facile ?

Jean-François Faure, Président d’AuCOFFRE.com : Alors, là aussi, notre sondage le montrait. La problématique de l’achat d’or est réelle c’est-à-dire que les Français ont une vraie appétence pour l’or, peut-être fantasmée, mais qui n’est pas un fantasme qui est toujours, qui se traduit toujours par des faits. Typiquement, l’exemple que je donne, c’est l’assurance-vie aujourd’hui, c’est 1500 milliards de dépôts, l’or que les Français ont plus ou moins chez eux est estimé à 150 milliards. Si vous demandez aux Français, donc c’est ce que nous avons fait, avez-vous de l’or chez vous ? Uniquement 16 % ont répondu en avoir. Que font les 84 autres % qui pourtant avaient dit, ils considéraient que l’on était dans une crise, étaient intéressés par l’or en tant que cinquième épargne favorite, et en fait, il y a de vrais freins. Déjà une méconnaissance du produit, déjà ils ne savent pas quoi acheter, ils n’en connaissent pas la fiscalité, ils pensent que ce sont des produits réservés à une élite ou à des gens qui sont fortunés, ce qui n’est pas vrai en fait. Chaque point peut être démonté, d’ailleurs nous, c’est AuCOFFRE, on est toujours à l’appui de ce genre de sondages pour prouver qu’il y a toujours une solution. À partir de 30 €, vous pouvez acheter de l’or. La fiscalité sur l’or est extrêmement intéressante si vous achetez les bons produits. Vous pouvez avoir des exonérations en dessous de 5000 € de produits vendus par exemple. Vous avez une taxation sur les plus-values dégressives dans le temps, etc., choses que les Français ne connaissent pas. Ensuite, ce qu’ils voient aussi, ce sont les intermédiaires auprès desquels ils peuvent acheter cet or. Là aussi, une vraie défiance. Plus de 80 % n’ont pas confiance dans les boutiques de rachat d’or par exemple.

Web TV www.labourseetlavie.com : Oui, on parle de question de traçabilité, de savoir d’où provient l’or que l’on peut acheter ?

Jean-François Faure, Président d’AuCOFFRE.com : Voilà, l’or que vous allez acheter est issu d’un recel suite à un vol opéré il y a deux jours, donc ça, ce sont des vraies problématiques qui sont d’ailleurs, nous, au cœur de nos recherches chez AuCOFFRE pour trouver des produits, des services qui correspondent à l’attente de nos clients, notamment la traçabilité, c’est quelque chose de fondamental.

Web TV www.labourseetlavie.com : Justement, vous parliez de ces différents produits, je citais tout à l’heure le lingot, on connaît le Napoléon, il y a aujourd’hui un éventail assez large d’opportunités d’acheter de l’or ? À partir de quoi ? De quelques grammes, qu’est-ce que l’on achète ?

Jean-François Faure, Président d’AuCOFFRE.com : Spécifiquement aujourd’hui, vous pouvez acheter de l’or à partir d’un gramme, voire même d’une fraction de gramme, tout dépend le support que vous allez décider d’utiliser. Nous on a par exemple un service qui s’appelle la Vera Carte qui vous permet en fait d’acheter de l’or fractionnaire, donc vous devenez copropriétaire d’une masse d’or qui est conservée par nos soins avec des auditeurs, etc. qui contrôlent tout cela. Et ensuite, cet or, vous pouvez décider de le revendre en utilisant en fait une carte MasterCard que vous allez donc pouvoir exercer pour payer n’importe quelle transaction de la vie courante que vous auriez pu payer avec une MasterCard classique. Donc cela veut dire que vous voulez faire une dépense de 5 € pour acheter un sandwich, vous pouvez le payer avec votre Vera Carte. Donc vous avez ce genre de possibilités. Vous avez tout simplement les pièces classiques. Une pièce de monnaie classique telle que le Napoléon qui contient 5,80 g d’or pur, vous en avez, à partir de 200 €, cela reste abordable. Vous pouvez acheter à partir d’un gramme et puis évidemment vous avez, de l’autre côté du range, vous avez le lingot d’1 kg, voire même plus. Alors, le lingot, nous on le conseille moins, on le conseille moins parce que le lingot, c’est un peu la double peine dans le sens où c’est un produit qui colle strictement à la cotation de l’or papier, et l’or papier peut être un cours qui peut être manipulé.

Web TV www.labourseetlavie.com : Oui, ça c’est une vraie question effectivement.

Jean-François Faure, Président d’AuCOFFRE.com : Il faut après que je revienne là-dessus notamment… En fait quel type de produit il vaut mieux acheter ? Je vais effectivement vous expliquer la notion d’or papier. Aujourd’hui, à l’instant où on se parle, à la fin de la journée, il se sera échangé peut-être 600 t d’or papier, et sur ces 600 t d’or papier, uniquement 10 t seront effectivement de l’or physique, concret, le reste, c’est du futur, c’est de l’achat à terme, etc. Pour preuve, sur une année, vous avez eu 2500 t d’or qui ont été extraits, à peu près l’équivalent qui a été revalorisé. Donc on est très loin des mesures de l’or physique. Et donc c’est ce cours de ces échanges qui sert un peu de sous-jacent à tous les produits. Un lingot n’a pas de plus-value. Un lingot, seuls les connaisseurs savent reconnaître la marque qu’il y a dessus et s’y intéresser. Je dirais que le client lambda ne s’y intéresse pas. Un lingot, c’est un lingot. La problématique c’est qu’en période des fois même de crise, le cours de l’or papier peut être manipulé et voire aller à la baisse. C’est ce qui s’est passé en octobre 2008. Le cours de l’or, sur 15 jours, a perdu 20 % en pleine crise de Lehman Brothers. Donc là on se dit « L’or, ce n’est pas intéressant », mais si, l’or c’est super intéressant.

Web TV www.labourseetlavie.com : C’est censé être une valeur refuge.

Jean-François Faure, Président d’AuCOFFRE.com : Voilà, c’est censé être une valeur refuge, qu’est-ce qui se passe ? En fait, c’est extrêmement intéressant, il fallait juste ne pas acheter des ETF ou des certificats ou des lingots, il fallait juste avoir quelques mois, quelques années avant, acheter pour le même poids, et donc à ces époques-là, pour le même budget parce que la survalorisation en période de non crise, quand tout se passe bien, un Napoléon, vous l’achetez à peu de choses près par rapport à son poids le même prix qu’un lingot. Ce n’est que lorsqu’il y a une crise que les choses changent. Et donc, à ce même moment, lorsque vous avez eu cette manipulation du cours de l’or, le Napoléon, lui, il avait une prime de 50 %, donc d’un côté on perdait 20 %, de l’autre côté on gagnait 50. Donc au final on était quand même gagnant de 30, voilà. Et c’est pour cela que nous on incite plutôt les gens à acheter des pièces. Je citais le cas du Napoléon pour rester simple mais je pourrais vous en citer d’autres, avec des effets de levier différents. Donc l’idée, c’est quand même de diversifier, ne pas acheter une typologie de produits, diversifier parce que ils ne vont pas tous se comporter de la même manière dans le temps.

Web TV www.labourseetlavie.com : On a vu également sur la fiscalité des évolutions, pas toujours favorables. Aujourd’hui justement cette durée des tensions, si on veut revendre un jour, elle a été encore allongée, c’est quand même… on n’a pas envie… peut-être qu’il y a eu beaucoup d’achat d’or, comment on gère cela ?

Jean-François Faure, Président d’AuCOFFRE.com : En fait, je pense que, ce qu’ils ont voulu aussi, c’est peut-être que les gens le gardent peut-être. En fait, après, là c’est ce qui a été mis en avant, donc la problématique de taxation, donc déjà la taxe a augmenté, elle est passée de 8 à 10,5, ce qui n’est pas négligeable. La dégressivité sur la taxation sur les plus-values, elle a été multipliée par deux. Mais il reste encore des leviers intéressants qui sont sur les produits ayant cours légal, donc les pièces qui sont frappées dans une monnaie qui aujourd’hui est une monnaie reconnue dans le pays où la pièce a été frappée. Ce sont des pièces que vous pouvez revendre sans avoir de taxes à payer du moment que vous restez en dessous d’une vente de moins de 5000 €. Donc ça, c’est le cas par exemple des kruggerands sud-africains, c’est le cas des souverains britanniques, voilà, c’est le cas des Maple leaf, canadiennes, etc. toutes ces pièces qui ont aujourd’hui une valeur légale. Ensuite, vous avez aussi les jetons. Le jeton, c’est souvent un produit qui n’est pas très, très connu. En fait, le jeton, c’est très simple, cela ressemble à une pièce, cela pourrait être une pièce de monnaie, vous pourriez même payer peut-être quelque chose avec, la seule chose, c’est qu’il n’y a pas de valeur faciale frappée dessus. Donc, par exemple, typiquement, AuCOFFRE frappe son propre jeton, c’est la Vera Valor qui est un produit d’investissement qui aujourd’hui marche extrêmement bien, tant en or, une once, demi-once, 10è d’once depuis quelques mois en version sécurisée et en version argent parce qu’il y a une énorme appétence pour l’argent métal, et donc cela se traduit, nous, par des très bonnes ventes sur ce genre de produits, donc produits jetons avec une fiscalité intéressante, toujours pareil, en dessous de 5000 € par revente, vous êtes exonérés.

Web TV www.labourseetlavie.com : Merci d’avoir fait le point avec Jean-François Faure sur ce marché de l’or.

Jean-François Faure, Président d’AuCOFFRE.com : Merci.

 

Print Friendly, PDF & Email