Stanislas de Bentzmann Co-Président du Directoire Devoteam.
Conseil en technologies de l'information : Résultats annuels 2011 de Devoteam

1 mars 2012 13 h 04 min
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Conseil en technologies de l’information et de la communication : Résultats annuels 2011 de Devoteam.

Retour sur l’année 2011 de la société de services informatiques, l’évolution de la stratégie en France et à l’international. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 528 millions d’euros pour une marge opérationnelle de 5,5%.

Le groupe présentera en juin 2011 un nouveau plan stratégique.

L’actualité de Devoteam par Stanislas de Bentzmann Co-Président du Directoire Devoteam.

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Stanislas de Bentzmann Co-Président du Directoire Devoteam.
Interview résultats annuels 2010 et perspectives

2 mars 2011 5 h 34 min
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Devoteam : Vidéo sur les résultats annuels 2010 et perspectives.

Retour avec Stanislas de Bentzmann Co-Président du Directoire de Devoteam sur les résultats 2010 de la société de conseil en infrastructures de réseaux.

Evolution de la stratégie, intégration de l’acquisition en Pologne, marges, perspectives 2011.

Web TV www.labourseetlavie.com : Stanislas de Bentzmann, bonjour, vous êtes le Co-Président du directoire de Devoteam. On va parler avec vous des résultats et des perspectives de Devoteam. Si on revient sur l’exercice, quand on y regarde de près sur l’activité, elle est en progression de 8 %, mais stable à périmètre constant, est-ce que ça veut dire que 2010 a été encore une année difficile ?

Stanislas de Bentzmann : Alors, si on la compare à 2009 non puisqu’en 2009 nous avons été en décroissance de 7 %, donc c’est une année d’amélioration mais c’est vrai aussi que après une crise quand même très dure, il a fallu digérer toutes ces difficultés qu’on a rencontrées à travers le groupe. Il y a eu en 2010, je l’ai dit, ça a été une année contrastée, il y a eu des bonnes choses de faites, donc on voit en fin d’année que les effectifs repartent en croissance mais il y a eu aussi la crise de Dubaï qui nous a impacté et aussi les crises souveraines qui ont amené à des coupures de budget dans les marchés publics. Il y a eu globalement une année de reprise, mais de reprise lente et ce qui est intéressant je crois aujourd’hui vraiment c’est de se dire que on a vu un deuxième semestre meilleur que le premier semestre 2010. On voit un début d’année 2011 meilleur que la fin ou le deuxième semestre 2010.

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors, parmi aussi votre actualité, on en avait parlé l’année dernière, il y avait l’acquisition en Pologne de Wola et visiblement ça se passe moins bien que prévu ou ce que vous aviez estimé à l’époque, qu’est-ce qui se passe exactement ?

Stanislas de Bentzmann : Alors, moi je dirais pas que ça se passe moins bien que prévu. Simplement on savait que c’était une acquisition qu’on faisait dans des conditions difficiles puisque l’acteur est un acteur intrinsèquement bon, il a nos savoir-faire, peut-être pas aussi pointus que ce qu’on peut trouver dans d’autres zones du groupe, mais il a nos savoir-faire, on va pouvoir construire une base en Pologne, je pense, efficace. La Pologne, c’est 40 millions de personnes, c’est un marché en croissance de plus de 3 % en matière économique, donc en tête, et on voit que les perspectives sont bonnes. Donc c’était un marché intéressant sur lequel, je crois, c’était une bonne décision de s’implanter. Maintenant, c’est vrai que l’entreprise est en difficulté, on le savait quand on l’a rachetée, pour nous il n’y a pas vraiment de surprise. Après on prévoit l’année prochaine une perte de 2 millions d’euros. On a fait 1 million et demi de perte en Allemagne quand on a racheté Danet, aujourd’hui on est en profit à 6 % deux ans plus tard. Donc…

Web TV www.labourseetlavie.com : C’est plus une question de délais.

Stanislas de Bentzmann : C’est une question de délais absolument. On arrive, cette société a été managée dans des conditions qui n’étaient pas optimales. Aujourd’hui, on vient de prendre le pouvoir dans cette entreprise, on va mettre nos équipes, nos savoir-faire, et je suis très confiant qu’à la fin de l’année on aura restauré le bon équilibre de l’entreprise pour l’amener dans un premier temps à l’équilibre et puis, on l’amènera dans les deux ans, un peu comme on le fait avec l’Allemagne, et je pense que c’est un bon, un bon exemple à suivre, un peu comme on l’a fait en Allemagne, première année on vient à l’équilibre, deuxième année on a retrouvé un niveau de rentabilité de l’ordre de 6 % en Allemagne, qui peut continuer à monter, même si ça sera moins rapide.

Eh bien c’est ce qu’on va faire en Pologne. Donc aujourd’hui ça a pas été très apprécié par le marché cette acquisition, on le voit. Je pense que la réaction est un peu excessive. On a une target de croissance pour 2011 qui est pas encore très brillante, mais on voit bien qu’intrinsèquement si notre top line est prévu de monter à 3 %, les effectifs, eux, vont monter à 10, donc ça veut dire qu’on va retrouver de la capacité de croissance sous-jacente bonne pour l’avenir, et puis la réaction sur Wola est à mon avis excessive parce que c’est aussi une création de richesse très rapide. On achète Wola dans de très bonnes conditions, c’est vrai en difficulté, il faut la restaurer. Un point important c’est que les restructurations ne coûtent pas cher en Pologne contrairement à ce qu’on a pu vivre en Allemagne par exemple.

Web TV www.labourseetlavie.com : Il faut dire aussi que l’environnement reste un peu contrasté en Europe, vous avez parlé de ce qui se passe notamment sur certains états, les dettes souveraines on en parle souvent sur les marchés, ça reste un sujet de difficultés, donc le marché aide pas tellement, ce marché européen il reste difficile

Stanislas de Bentzmann : Oui. Alors le marché n’aide pas. Mais, où est la croissance en Europe ? Sur la Pologne, sur la Turquie, sur la Russie, partout où on s’est installé depuis deux ou trois ans. Alors, c’est pas des installations simples, mais on voit bien que c’est là où le business va croître rapidement. L’Europe de l’Ouest, on peut espérer qu’elle retrouve une certaine dynamique, mais ça sera loin de ce qu’on peut connaître sur ces zones-là. Pour nous, ça a été des décisions qui étaient, il me semble, judicieuses et qui vont porter leurs fruits, qui ont commencé, et qui vont porter leurs fruits. Ça marche bien en Russie, ça marche bien en République Tchèque, ça marche correctement en Turquie, il faut monter la Pologne. On vient d’y arriver. Laissons-nous un petit peu de temps pour que les bonnes méthodes de Devoteam, les bons outils de Devoteam portent leurs fruits.

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Web TV www.labourseetlavie.com : Alors, on disait que dans les services publics ça allait sans doute rester difficile, est-ce que en revanche sur 2011 les télécoms repartent, donnent des signes de croissance ?

Stanislas de Bentzmann : En 2010, les télécoms ont été contrastés, la France n’a pas vraiment redémarré très vite, même si ça a commencé à avoir de meilleures perspectives sur la fin de l’année, et on va en récolter, je pense, les fruits en 2011. Sur le reste de nos marchés, on a bien marché en télécoms en Espagne et en Italie, on a bien marché en télécoms en Russie, donc il me semble que les télécoms aujourd’hui en ce qui concerne les opérateurs télécoms donnent des bons signaux. Pour ce qui concerne les équipementiers, ça reste difficile, mais je n’attends pas d’amélioration et on ne compte pas sur l’amélioration du business avec les équipementiers pour relancer notre propre dynamique.

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors, il y a une pression aussi du côté des salaires alors, c’est pas propre à Devoteam, c’est propre au secteur, ça, ça va rester en 2011 ?

Stanislas de Bentzmann : Oui, ça va rester et ça va s’amplifier parce que on est en modération salariale si je puis dire depuis quelques années, compte tenu des difficultés de l’environnement. Aujourd’hui, clairement, il y a une tension très forte sur les experts que Devoteam recherche et que Devoteam a comme salariés, et donc la tension salariale elle est là. Moi je pense que c’est fondamentalement une bonne chose d’abord parce que c’est beaucoup plus satisfaisant pour des salariés d’être dans une dynamique d’augmentation de salaire, mais aussi et surtout parce que ça nous donne l’occasion de réouvrir les débats avec nos clients sur le niveau de prix et donc que on va devoir restaurer de la marge pour donner des augmentations de salaire à nos collaborateurs, mais aussi pour restaurer notre propre profitabilité. Donc, ce jeu subtil de négociations entre les clients, les collaborateurs et nos propres besoins vont, je pense, bouger dans les mois et les années à venir. A nous de bien travailler pour tirer notre épingle du jeu correctement mais je pense que la profession entière va en tirer profit.

Web TV www.labourseetlavie.com : C’est-à-dire que vous pensez, comme le disait un analyste, pouvoir jouer sur le pricing power ?

Stanislas de Bentzmann : Alors, c’est une question d’équilibre. On l’avait tout ou partie complètement perdu et le balancier revient vers nous aujourd’hui, les clients le savent et le sentent et ils trouvent ça naturel, parce que eux-mêmes ont des salariés, ils voient bien ce qui se passe sur leurs salariés experts en informatique, ils voient bien que leurs salaires montent, donc ils comprennent indéniablement le mouvement, qu’ils le souhaitent pas réellement bien sûr, ils préfèrent toujours faire baisser leurs coûts, là je pense qu’on est arrivé à la limite de cette logique et qu’on va repartir dans une dynamique d’augmentation des coûts en tous les cas en ce qui concerne l’expertise pointue.

Web TV www.labourseetlavie.com : En conclusion, on voit des analystes un petit peu méfiants sur, finalement, le temps de recovery, comme ils disent, de votre marge opérationnelle, est-ce que, du coup, ça va prendre plus de temps que prévu ? Peut-être qu’en 2012 on reviendra à une situation normale ?

Stanislas de Bentzmann : Alors, la situation d’avant-crise c’est de l’ordre de 8,5 – 9 % en tous les cas en ce qui concerne Devoteam, on reverra pas ça en 2007, pardon en 2011. On ne l’a pas promis, on voit une tendance à l’amélioration qui se fera par étapes. En combien de temps on reviendra à nos 8- 9, oui, je pense qu’il faudra bien sûr plusieurs trimestres, quelques trimestres, parce que ça va être une négociation tendue, tendue avec nos clients, tendue avec nos collaborateurs, et il y a du frottement dans ces négociations et ça prend du temps. Il ne faut pas rompre la relation avec le client, il faut l’accompagner dans son évolution, mais la tendance est là. Alors, le timing, les analystes sont toujours pressés et ils ont bien raison, nous aussi on est pressé, mais le temps du business, ça doit se faire.

Web TV www.labourseetlavie.com : Eh bien, on suivra ça. Merci d’avoir fait le point avec nous, Stanislas de Bentzmann, Co-Président du Directoire de Devoteam.

Stanislas de Bentzmann : Merci.

© www.labourseetlavie.com 2 mars 2011. Tous droits réservés.

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