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Michel Koutchouk Directeur Général Infotel : "Il y a une profusion de nouveaux secteurs qui arrivent grâce à l'intelligence artificielle".
Résultats semestriels 2026

24 septembre 2026 9 h 05 min
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Résultats semestriels 2026 d’Infotel.

La société a notamment indiqué les éléments suivants :

« Infotel enregistre au 1er semestre 2026 un chiffre d’affaires de 160,3 M€, en progression de + 9,4 %. Après une hausse de +8,6 % au 1er trimestre, la croissance s’est établie à + 10,4 % au 2e
trimestre, témoignant d’une accélération de la dynamique commerciale du Groupe sur la période. Les Services progressent de + 7,0 % à 149,2 M€ et confirment leur solide ancrage dans le secteur
Banque / Finances (45,4 % du chiffre d’affaires Services). Le secteur Services / Transports compte pour 19,8 % de l’activité Services devançant le secteur Industrie qui représente 19,3 %. Les secteurs de l’Assurance-Retraite et des Administrations contribuent respectivement à 12,6 % et 4,2 % de l’activité Services.
De nouveaux projets ont été remportés au cours de la période et sont en cours de déploiement notamment chez ENEDIS, IMSA et MAIF. »

Retour sur les dernières actualités et les perspectives avec Michel Koutchouk Directeur Général d’Infotel.

Transcript de l’interview TV

Didier Testot : Michel Koutchouk, bonjour.

Michel Koutchouk : Bonjour Didier.

Didier Testot : Vous êtes le directeur général d’Infotel. On va parler de vos résultats semestriels et des perspectives. Avec pour vous un semestre en croissance. Qu’est-ce qui explique cette amélioration significative sur ce semestre ?

Michel Koutchouk : Il y a plusieurs facteurs. D’une part, les affaires vont bien, c’est-à-dire qu’on a signé pas mal de contrats, à la fois au niveau des services et au niveau des logiciels. On a développé l’entreprise, en particulier à l’international, puisqu’on a créé une filiale au Canada qui monte en charge, et une filiale en Espagne. Troisièmement, il y a aussi les logiciels qui se développent puisqu’on a fait une acquisition au début de l’année, une société qui s’appelle Sésine et qui complète notre gamme d’archivage et de gestion électronique de documents, ça fait un ensemble complet. On développe aussi au niveau des logiciels notre logiciel de gestion de la documentation avion qui s’appelle Orlando, et on a acheté une participation dans une société qui s’appelle AeroX. Voilà quelques exemples, sans parler bien sûr de l’intelligence artificielle qui est la tarte à la crème, mais aujourd’hui c’est un objectif de croissance important dans tous les domaines. Donc, encore une fois, tous les voyants sont au vert, et ça explique cette croissance et aussi cette rentabilité.

Didier Testot : Alors c’est vrai qu’on est dans un environnement, on le sait, qui est un peu contraint, qui a pas mal de sujets. Vous êtes, vous aussi, sur un certain nombre de secteurs que vous avez historiques, on pourrait dire. Ces secteurs-là, dans la période, ont eu ces besoins de développement avec vos produits ?

Michel Koutchouk : Oui, oui, il y a du développement dans tous les domaines. À la fois, intelligence artificielle, ça veut dire aussi données. On ne fait pas d’intelligence artificielle si on n’a pas de données. Les données, c’est une des forces d’Infotel. Et aujourd’hui on développe, à la fois au niveau du service et au niveau des logiciels, cet aspect données. Donc c’est un effet de croissance, et ça joue sur nos facteurs d’excellence qui sont les facteurs d’Infotel.

Didier Testot : Alors c’est vrai que vous parliez de l’intelligence artificielle. On a eu l’occasion d’échanger sur ces sujets, parce qu’il y avait pu y avoir, il y a maintenant quelques temps, des inquiétudes en se disant : certaines entreprises vont-elles pouvoir s’en servir au mieux, ou au contraire, n’aura-t-on peut-être même plus besoin de ces entreprises ? Ça a été un débat des derniers mois, aujourd’hui on n’en est plus là. Qu’est-ce que vous avez mis en place, vous justement, chez Infotel, pour répondre à ces nouvelles demandes ?

Michel Koutchouk : Alors on a mis en place plusieurs choses. D’abord, une formation pour l’ensemble de nos équipes. Ensuite, on a fait avec nos clients un certain nombre de Proof of Concept (POC), où on a essayé de mettre en place l’intelligence artificielle sur un certain nombre de leurs applications. Et troisièmement, ce à quoi on ne s’attendait pas tellement, c’est qu’il y a une profusion de nouveaux secteurs qui arrivent grâce à l’intelligence artificielle. C’est-à-dire que ce n’est pas juste partager les gains sur ce qu’on avait, mais ce qu’on voit, c’est qu’arrivent de nouveaux secteurs auxquels on ne pensait pas du tout, et c’est ça qui fait la richesse du recours à l’intelligence artificielle.

Avec pour nos clients peut-être des hésitations aussi, et il faut parler d’organisation, ça demande beaucoup d’aménagements pour que ça fonctionne de manière efficace. Beaucoup d’aménagements, beaucoup de formations, beaucoup de remises en cause, beaucoup de changements d’angle, parce qu’on ne s’attendait pas à cet apport de l’intelligence artificielle, qui elle aussi croît à une vitesse exponentielle. Le problème, c’est de suivre, de précéder, et d’adapter tous les comportements que l’on avait à cette arrivée de l’intelligence artificielle. Et c’est à la fois vrai pour les anciennes applications que pour les nouvelles. Ça nous permet… on a Infotel IA, qui est notre marque. On voit qu’avec Infotel IA, on arrive à la fois à restructurer d’anciens programmes, à changer de langage, à fouiller dans la documentation pour arriver à extraire les connaissances de ces vieilles applications. Mais aussi on a de nouveaux domaines auxquels on ne pensait pas et qui sont révélés grâce à l’intelligence artificielle. Donc beaucoup de créativité, beaucoup de nouveautés, beaucoup de formations, mais aussi beaucoup d’avenir pour les sociétés de services comme la nôtre.

Didier Testot : Vous parliez tout à l’heure de l’international. Est-ce que justement, compte tenu de ce qui s’est passé pour vous à l’international, vous avez aujourd’hui des pistes pour peut-être soit renforcer dans les pays sur lesquels vous êtes, soit aller également sur d’autres pays ?

Michel Koutchouk : Alors oui, on a créé de nouvelles filiales. On est au Canada aujourd’hui, grâce au début à Airbus, mais aujourd’hui on a créé une filiale canadienne à Montréal et on a l’ambition non seulement de suivre ces anciens clients, mais aussi d’avoir de nouveaux clients, par exemple Bombardier, chez lequel on a commencé à travailler. Donc Canada. Espagne, c’est aussi via au début Airbus. On a racheté une participation dans une boîte espagnole et on développe ce secteur. Voilà deux exemples, et on a l’ambition d’aller plus loin au niveau international, même si on n’a pas encore fini de couvrir entièrement la France, par exemple on est en train de croître dans l’Est qui était la dernière région qu’on ne couvrait pas, et donc notre couverture du pays va être complète.

Didier Testot : Pour terminer, on voit sur la situation financière, vous n’avez pas de dettes, ce qui est plutôt, dans la période de resserrement des taux d’intérêt qu’on voit au jour le jour, une bonne chose. Et vous relevez aussi les perspectives à moyen terme. Qu’est-ce qui vous permet aujourd’hui de dire ça à ceux qui vous suivent ? Est-ce que ça veut dire qu’il y a des potentiels aussi de croissance externe ? Qu’est-ce qui vous permet de donner ces nouveaux objectifs en quelque sorte ?

Michel Koutchouk : L’analyse des affaires, l’analyse des clients. Aujourd’hui, par exemple, la banque représente plus de 45% de notre activité. Avec notre premier client qui est aujourd’hui BPCE, qui fait plus de 17% de notre chiffre d’affaires, alors que traditionnellement c’était Airbus notre premier client. Donc il y a une reconfiguration des clients, il y a beaucoup de potentiel, il y a de nouveaux projets à la fois de restructuration mais aussi de création avec l’intelligence artificielle. Donc cette analyse de nos clients nous amène à penser qu’on voit une croissance dans tous les secteurs, et c’est ce qui nous amène à cet optimisme et à cette réactualisation de nos ambitions pour les années qui viennent.

Didier Testot : Et bien on aura bien sûr l’occasion d’en reparler ensemble. Merci Michel Koutchouk.

Michel Koutchouk : Merci Didier, bonne journée.

 

Résumé des informations contenues dans la vidéo :

Croissance et résultats : Infotel affiche une très bonne santé financière et une croissance semestrielle significative, sans aucune dette, ce qui est un atout face aux taux d’intérêt actuels.

Développement international : Expansion réussie avec la création et le développement de filiales au Canada (Montréal) pour des clients comme Airbus et Bombardier, ainsi qu’en Espagne via une prise de participation.

Acquisitions et logiciels : Rachat de la société Sésine (archivage et gestion électronique de documents) et investissement dans AeroX. Le logiciel de documentation aéronautique Orlando continue également son développement.

Intelligence Artificielle (IA) et Données : L’IA et la gestion des données sont des moteurs de croissance majeurs. Infotel a lancé la marque « Infotel IA » pour exploiter ce potentiel, réaliser des POC (Proof of Concept) avec ses clients, et même moderniser ou restructurer d’anciennes applications.

Restructuration de la clientèle : Le secteur bancaire représente désormais plus de 45 % de l’activité. BPCE est devenu le premier client d’Infotel (plus de 17 % du chiffre d’affaires), devançant Airbus qui occupait historiquement cette place.

 

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