INFORMATION FINANCIERE TRIMESTRIELLE
Paris, le 1er août 2014

T2-14 : BONNE PERFORMANCE DES METIERS, RESULTAT NET PART DU GROUPE EN HAUSSE DE 7,8%

  • Produit net bancaire : 5,9 Md EUR au T2-14 (6,1 Md EUR au T2-13)
    Produit net bancaire des métiers en hausse de +0,6%* /T2-13
  • Frais de gestion en baisse de -1,3%* /T2-13
  • Forte baisse du coût du risque commercial(1) : 57 pb (67 pb au T2-13)
  • Résultat net part du Groupe de 1 030 M EUR (955 M EUR au T2-13), en hausse dans tous les métiers
  • ROE(2) de 8,8% au T2-14, +0,4 point par rapport au T2-13
  • Ratio CET1 Bâle 3 de 10,2%

S1-14 : Résultat net part du Groupe de 1 345 M EUR (1 319 M EUR au S1-13, +9,3%*)

  • Produit net bancaire à 11 569 MEUR, en hausse de +5,2%* /S1-13
    Frais de gestion en baisse* : -0,9%* /S1-13
  • Forte baisse du coût du risque commercial(1) : 61 pb (71 pb au S1-13)

BNPA(2,3) : 1,64 EUR

* A périmètre et taux de change constants.

** Hors éléments non économiques (réévaluation de la dette liée au risque de crédit propre et Debit Value Adjustment pour -23 M EUR au T2-14 et
-176 M EUR au S1-14 en produit net bancaire, soit un impact en résultat net part du Groupe de respectivement -14 M EUR et -115 M EUR. Cf. notes méthodologiques.

Les éléments relatifs aux données financières de l’année 2013 ont été retraités en raison de l’entrée en application des normes IFRS 10 et 11 qui s’appliquent de façon rétrospective à partir du 1er janvier 2014.

(1) Hors litiges, en points de base sur encours de début de période. Hors actifs gérés en extinction en 2013.
(2) ROE et BNPA déterminés sur la base du résultat après déduction des intérêts, nets d’effet fiscal, à verser aux porteurs de TSS et de TSDI au titre du S1-14 (respectivement -185 et -3 millions d’euros), et correction de l’effet des plus ou moins values sur rachats partiels enregistrées au cours du trimestre (soit +6 millions d’euros au S1-14). Voir notes méthodologiques n°2 et 3.
(3) Hors réévaluation de la dette liée au risque de crédit propre, et DVA (Debit Value Adjustment, ajustement de valeur sur risque de crédit propre sur instruments financiers consécutif à la mise en oeuvre de la norme IFRS 13, après déduction des intérêts à verser aux porteurs de TSS et TSDI (voir note méthodologique n°3). Le bénéfice net par action , y compris réévaluation de la dette liée au risque de crédit propre et DVA s’élève 1,49 euro par action, après déduction des intérêts à verser aux porteurs de TSS et TSDI, Cf. note méthodologique n°3.


Le Conseil d’administration de Société Générale, réuni le 31 juillet 2014, a examiné les résultats du deuxième trimestre et du premier semestre 2014.

Au cours du premier semestre 2014, le Groupe a présenté ses orientations stratégiques pour les trois prochaines années, et a confirmé la pertinence de son modèle de banque universelle recentré sur trois piliers. Dans cette optique, il a renforcé sa position dans ses filiales Boursorama et Rosbank par le rachat de parts détenues par des minoritaires, et acquis la totalité de Newedge Group avec l’ambition de créer un intervenant majeur des activités post-marché. En parallèle, il a engagé la cession de ses activités de Banque Privée en Asie.

Dans un environnement économique contrasté, avec des économies convalescentes en zone euro et des taux d’intérêt historiquement bas, le Groupe bénéficie de son modèle solide, tourné vers ses clients. Le produit net bancaire s’inscrit en léger retrait au deuxième trimestre par rapport à l’année précédente, à 5 893 millions d’euros contre 6 120 millions d’euros au deuxième trimestre 2013. Il est en progression globale au premier semestre, à 11 569 millions d’euros, contre 11 101 millions d’euros en 2013 (+5,2%*). L’activité commerciale reste soutenue dans l’ensemble des réseaux de banque de détail, avec une collecte de dépôts dynamique et une demande de crédit toujours limitée en Europe. En particulier, les activités de Services Financiers aux entreprises poursuivent leur croissance rapide. Les revenus des métiers de banque de détail sont stables à périmètre et change constants (-0,3%*) entre le T2-13 et le T2-14. En Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs, les revenus progressent de +2,4%* sur cette période malgré la faible volatilité observée sur les marchés.

Les frais de gestion sont en baisse de (-1,3%*) par rapport au T2-13, et de -0,9%* au premier semestre par rapport à la même période en 2013, traduisant l’attention portée sur la maîtrise des coûts. 60% des économies du plan pluriannuel de 900 millions d’euros sont d’ores et déjà sécurisées.

La charge du risque s’inscrit en baisse marquée, avec un coût du risque commercial([1]) de 57 points de base contre 67 points de base au deuxième trimestre 2013. Parallèlement, le Groupe a décidé d’augmenter de 200 millions d’euros la provision collective pour litiges pour la porter à 900 millions d’euros à fin juin 2014.

Au total, le résultat net part du Groupe s’élève à 1 030 millions d’euros pour le deuxième trimestre 2014 et 1 345 millions d’euros au premier semestre (contre 955 millions d’euros au deuxième trimestre 2013 et 1 319 millions d’euros au premier semestre 2013). Retraité des éléments non-économiques** le résultat net part du Groupe atteint 1 044 millions d’euros au deuxième trimestre (pour 1 025 millions d’euros au
T2-13).

Le bilan du Groupe est très solide et continue de se renforcer en présentant de très bon ratios de capital et de liquidité. Le ratio Common Equity Tier 1 s’établit à 10,2% à fin juin 2014, selon les règles CRR/CRD4. Dans le même temps, le ratio LCR se maintient à un niveau toujours supérieur à 100%.

Commentant les résultats du Groupe à fin juin 2014, Frédéric Oudéa – Président-Directeur général – a déclaré :

« La bonne performance des métiers au deuxième trimestre 2014 illustre la pertinence de notre modèle. Les revenus des activités de Banque de détail et Services Financiers à l’international et de Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs sont en hausse et la Banque de détail en France enregistre une performance commerciale et financière satisfaisante malgré un contexte économique atone et un environnement de taux bas. Cette dynamique commerciale soutenue au service des clients couplée à une baisse marquée du coût du risque et une maîtrise des coûts permettent au Groupe de dégager un résultat net part du Groupe et un niveau de rentabilité en hausse sensible. Nous confirmons sur le T2-14 le potentiel de croissance du Groupe et notre capacité à améliorer notre rentabilité, enjeux du plan stratégique à trois ans présenté en mai dernier ».



1 – RESULTATS CONSOLIDES DU GROUPE


M EUR T2-13 T2-14 Var T2/T2 S1-13 S1-14 Var S1/S1
Produit net bancaire 6 120 5 893 -3,7% 11 101 11 569 +4,2%
A données constantes* -4,7% +5,2%
Produit net bancaire** 6 227 5 916 -5,0% 11 870 11 745 -1,1%
Frais de gestion (3 813) (3 897) +2,2% (7 784) (7 772) -0,2%
A données constantes* -1,3% -0,9%
Résultat brut d’exploitation 2 307 1 996 -13,5% 3 317 3 797 +14,5%
A données constantes* -10,9% +20,6%
Coût net du risque (985) (752) -23,7% (1 912) (1 419) -25,8%
Résultat d’exploitation 1 322 1 244 -5,9% 1 405 2 378 +69,3%
A données constantes* -1,9% +88,4%
Gains ou pertes nets sur autres actifs 0 202 n/s 448 200 -55,4%
Pertes de valeur des écarts d’acquisition 0 0 n/s 0 (525) n/s
Résultat net part du Groupe comptable 955 1 030 +7,8% 1 319 1 345 +2,0%
ROE Groupe (après impôt) 8,4% 8,8% 5,6% 5,5%

Produit net bancaire

Le produit net bancaire du Groupe atteint 5 893 millions d’euros au T2-14, (6 120 millions d’euros au
T2-13) et 11 569 millions d’euros au premier semestre 2014, en hausse de +5,2%* par rapport au S1-13. Retraité des éléments non-économiques, le produit net bancaire du Groupe s’inscrit à 5 916 millions d’euros pour le deuxième trimestre et à 11 745 millions d’euros au premier semestre de l’année (contre 6 227 et 11 870 millions d’euros respectivement aux deuxième trimestre et premier semestre 2013).

Les revenus des métiers du Groupe font preuve d’une bonne résistance sur la période, témoignant de la pertinence de son modèle :

  • Les revenus des activités de Banque de détail en France (RBDF) sont en retrait de -2,5%* au
    T2-14 par rapport au T2-13 dans un environnement de taux très bas et de faible demande de crédit. La marge d’intérêt se maintient grâce à une collecte de dépôt toujours soutenue. Au premier semestre, les revenus s’inscrivent en légère baisse, -1,2%* dans la lignée du premier trimestre.
  • Dans le pôle Banque de détail et Services Financiers Internationaux (IBFS), les revenus confirment la tendance observée au premier trimestre, en hausse de +2,1%* par rapport au T2-13 et de +2,5%* au S1-14 par rapport au S1-13, portés par des activités de Services Financiers aux entreprises particulièrement dynamiques, et marqués par la progression des revenus en Afrique et en Russie.
  • Dans la Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs (GBIS), les revenus sont en hausse de +2,4%* au deuxième trimestre, avec une bonne activité commerciale dans un marché contrasté et une volatilité réduite. Au total sur le semestre, les revenus s’inscrivent en baisse de -1,9%* par rapport au S1-13, qui avait bénéficié d’un bon premier trimestre.

L’incidence comptable de la réévaluation de la dette liée au risque de crédit propre est de -21 millions d’euros au T2-14 (+53 millions d’euros au T2-13), soit -179 millions d’euros au S1-14 (-992 millions d’euros au S1-13). L’effet de la DVA (voir note méthodologique n°8) s’élève ce trimestre à -2 millions d’euros, et au total +3 millions d’euros pour le S1-14 (à rapprocher de -160 millions d’euros au T2-13 et +223 millions d’euros pour le S1-13). Ces deux facteurs constituent les seuls éléments non-économiques retraités dans les analyses des résultats du Groupe et du bénéfice net par action.

Frais de gestion

Les frais de gestion du Groupe s’élèvent à -3 897 millions d’euros au T2-14 (-7 772 millions d’euros au
S1-14), en baisse de -1,3%* par rapport au T2-13 (et de -0,9%* par rapport au S1-13), avec des efforts de maîtrise des coûts dans l’ensemble des métiers. Le programme de réduction des coûts engagé en 2013 se poursuit, avec des économies annuelles récurrentes sécurisées à hauteur de +550 millions d’euros au total à la fin du S1-14, pour des coûts ponctuels engagés de -300 millions d’euros au total, dont -80 millions d’euros en 2014.

Résultat d’exploitation

Le résultat brut d’exploitation du Groupe s’établit à 1 996 millions d’euros au T2-14 contre 2 307 millions d’euros au T2-13, et au total à 3 797 millions d’euros pour le premier semestre 2014 (contre 3 317 millions d’euros au premier semestre 2013).

La charge nette du risque du Groupe au T2-14 est de -752 millions d’euros, en baisse de -22,6%* par rapport au T2-13. Le Groupe poursuit son effort de renforcement de la provision collective pour litiges, et porte son montant global à 900 millions d’euros. La dotation à ce titre est de 200 millions d’euros au T2-14.

Le coût du risque commercial([2]) du Groupe s’établit à 57 points de base au T2-14, en baisse de -8 points de base par rapport au T1-14, malgré un environnement économique toujours difficile, et de -10 points de base par rapport au T2-13.

  • Dans la Banque de détail en France, le coût du risque commercial s’élève à 57 points de base (contre 51 points de base au T1-14). La tendance baissière se poursuit, 54 points de base au
    S1-14 contre 64 points de base au S1-13.
  • A 106 points de base (contre 138 points de base au T1-14), le coût du risque du pôle Banque de détail et Services Financiers Internationaux est en baisse dans toutes les régions, notamment en Europe et en Afrique. En Russie et en Roumanie, le Groupe bénéficie d’un bon taux de couverture des créances douteuses. Le coût du risque est stable en Roumanie. Il est en baisse en Russie à 189 points de base contre 277 points de base au T1-14, mais demeure à un niveau élevé notamment sur la clientèle de particuliers.
  • Le coût du risque de la Banque de Grande Clientèle et Solution Investisseurs reste à un niveau bas à 11 points de base (contre 18 points de base au T1-14), confirmant la qualité du portefeuille de crédit.

Le coût du risque commercial(1) était de 71 points de base pour le premier semestre 2013, il se réduit à
61 points de base au S1-14.

Le taux de couverture brut des engagements provisionnables du Groupe, hors actifs gérés en extinction s’élève à 60% à fin juin 2014, à comparer à 59% à fin mars 2014.

Au total, le résultat d’exploitation du Groupe atteint 1 244 millions d’euros au T2-14 (pour 1 322 millions d’euros au T2-13 (-1,9%*), et 2 378 millions d’euros au S1-14, à comparer à 1 405 millions d’euros au
S1-13. Cette progression s’explique notamment par l’effet de la réévaluation de la dette liée au risque de crédit propre (-992 millions d’euros au S1-13 et -179 millions d’euros au S1-14) et la baisse marquée de la charge nette du risque.

Résultat net

Le résultat net part du Groupe s’élève à 1 030 millions d’euros au T2-14 (1 345 millions d’euros pour le premier semestre 2014), après prise en compte de la charge fiscale (taux effectif d’impôt du Groupe de 26,3% au T2-14 et 25,3% au S1-14), et la contribution des participations ne donnant pas le contrôle. En 2013, le résultat du T2 avait été de 955 millions d’euros, avec un taux effectif d’impôt de 22,5% (au total pour le premier semestre, le résultat était de 1 319 millions d’euros et le taux effectif d’impôt de 22,5%).

Corrigé des éléments non-économiques (réévaluation de la dette liée au risque de crédit propre et DVA), le résultat net part du Groupe est de 1 044 millions d’euros au T2-14 contre 1 025 millions au T2-13. Ce résultat tient compte d’un gain de +210 millions d’euros lié à l’acquisition et à la première consolidation de Newedge Group.

En cumul semestriel, le résultat net part du Groupe, hors éléments non-économiques s’élève à 1 460 millions d’euros (dont -525 millions d’euros liés à la dépréciation de l’écart d’acquisition des activités de Banque de détail et Services Financiers Internationaux en Russie), à rapprocher de 1 823 millions d’euros au premier semestre 2013, semestre au cours duquel avait été enregistré le résultat positif de la cession de la filiale NSGB, soit +377 millions d’euros.

Le ROE du Groupe est de 8,8% pour le T2-14 (en hausse de +0,4 point par rapport au T2-13) et de 5,5% pour le premier semestre 2014 (-0,1 point par rapport au S1-13).

Le bénéfice net par action s’élève à 1,64 euro par action hors réévaluation de la dette liée au risque de crédit propre DVA, et après déduction des intérêts à verser aux porteurs de TSS et TSDI(1).



2 – STRUCTURE FINANCIERE DU GROUPE

Au 30 juin 2014, les capitaux propres part du Groupe s’élèvent à 53,3 milliards d’euros(1) et l’actif net tangible par action à 50,26 euros (correspondant à un actif net par action de 56,81 euros dont 1,35 euro de plus-values latentes).

Le total du bilan consolidé s’établit à 1 323 milliards d’euros au 30 juin 2014 (1 214 milliards d’euros au 31 décembre 2013, montant ajusté par rapport aux états financiers publiés, après entrée en application rétrospective des normes IFRS 10 et 11). Le montant net des crédits à la clientèle, y compris location financement est de 350 milliards d’euros (+5 milliards par rapport au 31 décembre 2013). Parallèlement les dépôts de la clientèle atteignent 325 milliards d’euros, (+11 milliards par rapport au 31 décembre 2013). L’essentiel de ces variations s’explique par l’intégration à 100% des actifs et passifs de Newedge à partir du T2-14.

A noter que les états financiers au 31 décembre 2013 ont été ajustés par rapport aux montants publiés à fin 2013 et aux données provisoires communiquées à fin mars 2014, afin de tenir compte de l’entrée en application des normes IFRS 10 et 11, qui s’appliquent de façon rétrospective à partir du 1er janvier 2014.

Au cas particulier de Newedge, cette entité antérieurement consolidée à 50% par intégration proportionnelle, avait fait l’objet d’une mise en équivalence au 1er janvier 2014 avec effet rétroactif en 2013 à la suite de l’entrée en vigueur des normes IFRS 10 et 11. Elle est consolidée à 100% par intégration globale à partir du T2-14 à la suite de l’acquisition par Société Générale de la totalité de son capital.

Le total du bilan financé du Groupe (voir note méthodologique n°7) est de 653 milliards d’euros à fin juin 2014, en hausse de +12 milliards d’euros par rapport au 31 décembre 2013, avec un ratio crédits sur dépôts de 99% (106% à fin décembre 2013)(2). L’amélioration de ce ratio provient de la combinaison d’une collecte de dépôt dynamique dans les réseaux de banque de détail et de l’intégration de Newedge. A fin juin 2014, le Groupe a levé environ 17 milliards d’euros à moyen et long terme, représentant environ 80% de son programme pour l’année 2014, à un coût toujours attractif. La réserve de liquidité du Groupe (voir note méthodologique n°7) atteint 159 milliards d’euros au 30 juin 2014 (contre 174 milliards d’euros au
31 décembre 2013), couvrant 146% des besoins de financement court terme (y compris la dette long terme arrivant à maturité à moins d’un an).

Les encours pondérés par les risques du Groupe sont de 350,7 milliards d’euros à fin juin 2014, contre 342,6 milliards d’euros à fin décembre 2013 selon les règles CRR/CRD4 (+8,1 milliards d’euros). Une part significative de cette variation provient de l’acquisition de 100% de Newedge. A fin T2-13, les RWA (pro forma CRR/CRD 4) étaient de 353,1 milliards d’euros. Malgré l’effet de l’acquisition de Newedge, la part des encours pondérés en risque des pôles est stable entre le T2-13 et le T2-14, les activités de Banque de détail représentent 57% des encours pondérés, et les activités de Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs 38% de ces encours à fin juin 2013 comme à fin juin 2014. La répartition des encours par type de risque est également globalement stable (80% des encours étant attribuables au risque de crédit à fin T2-14, contre 81% à fin T2-13).

Au 30 juin 2014, le ratio Common Equity Tier 1(3) du Groupe atteint 10,2%(4), il était de 9,4% au 30 juin 2013. Le ratio Tier 1 est de 12,5% en hausse de +1,9 point par rapport au S1-13. Le ratio Global s’établit à 14,0% à fin juin 2014, en progression de +1,5 point par rapport au S1-13.

Le ratio de levier s’établit à 3,6%(3), en hausse de +12 points de base par rapport à fin mars 2014.

Le Groupe est noté par les agences de notation DBRS (notation senior long terme : AA – low – negative), FitchRatings (A – negative), Moody’s (A2 – negative, perspective revue à la baisse selon le rapport de l’agence déposé le 29 mai 2014) et Standard and Poors (A – negative).


3 – Banque de detail en France


M EUR T2-13 T2-14 Var T2/T2 S1-13 S1-14 Var S1/S1
Produit net bancaire 2 119 2 066 -2,5% 4 189 4 139 -1,2%
-2,1%(1) -1,1%(1)
Frais de gestion (1 322) (1 288) -2,5% (2 656) (2 617) -1,5%
Résultat brut d’exploitation 798 778 -2,4% 1 533 1 522 -0,7%
-1,5%(1) -0,3%(1)
Coût net du risque (295) (269) -9,0% (619) (501) -19,0%
Résultat d’exploitation 502 509 +1,4% 914 1 021 +11,7%
Résultat net part du Groupe 329 336 +2,0% 597 659 +10,4%
(1) Hors PEL/CEL

La Banque de détail en France enregistre une activité commerciale satisfaisante au T2-14 malgré un contexte macroéconomique peu porteur et poursuit sa stratégie d’innovation au service de ses clients, soulignant la qualité de ses fonds de commerce.

Le prix Euromoney de « Meilleure banque en France pour 2014 » a été décerné à Société Générale (Global Awards for Excellence, juillet 2014). L’appli Société Générale a été primée « Première application mobile bancaire au monde » (MyPrivateBanking, mai 2014). Par ailleurs Boursorama a dépassé le cap des 550 000 clients en France, et est en route pour atteindre l’objectif de 600 000 d’ici la fin 2014.

Dans la lignée des trimestres précédents, les encours bilanciels de dépôts progressent de +4,8% par rapport au T2-13 à 162,1 milliards d’euros (en encours moyens). Cette performance est tirée par la collecte sur dépôts à vue qui progressent de +6,8% par rapport au T2-13. Les encours de PEL (Plan Epargne Logement) sont également en forte progression de +9,3%.

La Banque de détail en France reste pleinement engagée auprès de ses clients tant particuliers qu’entreprises. Le contexte économique morose pèse cependant sur la demande de financements, qui demeure atone, et les encours de crédits moyens reflètent cet environnement avec un recul de -2,9% par rapport au T2-13, à 174,9 milliards d’euros. Ils s’établissent à 77,7 milliards d’euros pour les clientèles commerciales et entreprises et à 96,1 milliards d’euros pour les encours de crédits aux particuliers.

Le ratio crédits/dépôts s’élève à 108% au T2-14 contre 116% au T2-13 et 112% au T4-13.

Les revenus du trimestre sont en baisse de -2,1% (hors effet PEL/CEL) par rapport au T2-13, avec un produit net bancaire de 2 066 millions d’euros au T2-14. La baisse est toutefois plus limitée entre le S1-13 et le S1-14, à -1,1% hors effet PEL/CEL. La marge d’intérêts hors PEL/CEL est globalement stable (-0,5% par rapport au T2-13). Les commissions sont en baisse de -4,6% sur cette même période.

Les frais de gestion diminuent de -2,5% par rapport au T2-13. Le résultat brut d’exploitation de 778 millions d’euros est en recul de -1,5% (hors PEL/CEL). Sur le semestre, le résultat brut d’exploitation atteint 1 522 millions d’euros, en recul de -0,3% par rapport au S1-13 (hors provisions PEL/CEL).

La charge du risque est en baisse (-9,0% entre le T2-13 et le T2-14, et -19,0% entre le S1-13 et le S1-14), ce qui permet une amélioration du résultat d’exploitation de la Banque de détail en France, (+1,4% entre le T2-13 et le T2-14 et +11,7% en comparaison semestrielle).

Au total, la Banque de détail en France extériorise un résultat net part du Groupe de 336 millions d’euros au T2-14, en hausse de +2,0% par rapport au T2-13, soit 659 millions d’euros pour le S1-14, en hausse de +10,4% par rapport au S1-13.


4 – Banque DE Détail et Services Financiers Internationaux

Au T2-14, les revenus du pôle sont en progression de +2,1%* par rapport au T2-13 à 1 889 millions d’euros, ce qui, couplé à une discipline stricte sur les coûts (+1,0%*), se traduit par une amélioration du résultat brut d’exploitation de +3,7%* (à 827 millions d’euros) et du coefficient d’exploitation à 56,2%. Sur la même période, le coût du risque s’inscrit en baisse marquée -21,1%*, sous l’effet d’une réduction particulièrement marquée en Europe centrale et orientale et en Afrique. A 318 millions d’euros au T2-14, le résultat net part du Groupe ressort en forte hausse (+36,3%*) portée par l’amélioration significative de la contribution de la Banque de détail à l’International et la performance toujours soutenue des métiers d’Assurances et des Services Financiers aux entreprises.

Sur le premier semestre 2014, les revenus s’élèvent à 3 707 millions d’euros, en hausse de +2,5%* par rapport au S1-13, le résultat d’exploitation s’établit à 898 millions d’euros (+18,6%*) et le résultat net part du Groupe ressort à 34 millions d’euros, pénalisé par la dépréciation de l’écart d’acquisition des activités en Russie intervenue au T1-14 pour un montant de -525 millions d’euros. Retraitée de cet élément, la contribution du pôle s’élève à 559 millions d’euros, en progression de +23,3*% par rapport au S1-13.

Les résultats financiers intègrent notamment les effets périmètre suivants : la cession de la filiale égyptienne NSGB en mars 2013 et le renforcement du Groupe dans le capital de sa filiale russe Rosbank à 92,4% en décembre 2013, puis à 99,4% en avril 2014.

M EUR T2-13 T2-14 Var T2/T2 S1-13 S1-14 Var S1/S1
Produit net bancaire 1 929 1 889 -2,1% 3 861 3 707 -4,0%
A données constantes* +2,1% +2,5%
Frais de gestion (1 095) (1 062) -3,0% (2 208) (2 119) -4,0%
A données constantes* +1,0% +2,0%
Résultat brut d’exploitation 834 827 -0,8% 1 653 1 588 -3,9%
A données constantes* +3,7% +3,1%
Coût net du risque (409) (312) -23,7% (815) (690) -15,4%
Résultat d’exploitation 425 515 +21,2% 838 898 +7,2%
A données constantes* +28,0% +18,6%
Pertes de valeur des écarts d’acquisition 0 0 n/s 0 (525) n/s
Résultat net part du Groupe 242 318 +31,3% 498 34 -93,2%

4.1 Banque de détail à l’International

Pour la Banque de détail à l’International, le deuxième trimestre s’inscrit globalement dans la tendance du début de l’année 2014. A 79,8 milliards d’euros, les encours de crédits sont en progression de +1,4%* par rapport à fin juin 2013, soit une légère amélioration en comparaison à la dynamique du T1-14 (+0.7%* / fin mars 2013). L’évolution des encours de crédits reflète toutefois des performances contrastées : les progressions sont satisfaisantes en Russie, République tchèque, Allemagne et Afrique alors que les encours sont en retrait en Roumanie et dans les autres pays d’Europe continentale.
La croissance des dépôts reste soutenue (+7,4%*), dans toutes les zones d’implantations du Groupe (à 69,4 milliards d’euros).

Au T2-14, les revenus de la Banque de détail à l’International sont globalement stables à 1 376 millions d’euros (+0,1%*) : la hausse en Russie et en Afrique compensant le recul en Europe. Sur la même période, le métier affiche un résultat brut d’exploitation de 565 millions d’euros (-2,8%*) et un résultat net part du Groupe de 144 millions d’euros en forte progression (+33,0%*), en raison notamment de la réduction du coût du risque. Sur le S1-14, les revenus de la Banque de détail à l’International s’élèvent à 2 708 millions d’euros et le résultat net part du Groupe ressort en perte de -299 sous l’effet de la dépréciation de l’écart d’acquisition des activités en Russie (bénéfice de 226 millions d’euros, retraité de cet impact).

En Europe de l’ouest, où le pôle est implanté en Allemagne, Italie et France, exclusivement dans le crédit à la consommation, les encours de crédit restent stables par rapport à fin juin 2013 à 13,6 milliards d’euros, grâce à une bonne dynamique commerciale en Allemagne (+9,6%*). Au T2-14, la région enregistre des revenus de 170 millions d’euros, un résultat brut d’exploitation de 84 millions d’euros et un résultat net part du Groupe de 19 millions d’euros.

En République tchèque, le groupe Komercni Banka affiche une dynamique commerciale satisfaisante dans un contexte de forte concurrence. A fin juin 2014, les encours de crédits sont en hausse de +3,4%* par rapport à fin juin 2013 (à 17,6 milliards d’euros), soutenus par la croissance des crédits à l’habitat et à la consommation. Sur la même période, la collecte de dépôts reste forte, les encours progressant de +7,8%* (à 24,0 milliards d’euros) et KB Bank poursuit le développement de son fonds de commerce (+22 000 nouveaux clients). En dépit de cet effet volume positif, les revenus sont en baisse au T2-14
(-3,3%* par rapport au T2-13) à 248 millions d’euros, dans un environnement de taux bas. Dans ce contexte, le groupe KB maintient un contrôle strict de ses coûts (-2,6%*). La contribution au résultat net part du Groupe ressort à 53 millions d’euros (-7,1%* par rapport au T2-13).

En Roumanie, l’amélioration de l’environnement économique ne se traduit pas encore par une accélération de la demande de crédit, l’attentisme prévalant au sein de la clientèle des entreprises. Dans ce contexte, les encours de crédits du groupe BRD baissent de -10,4%* par rapport au T2-13, à
6,4 milliards d’euros à fin juin 2014 et les encours de dépôts progressent de +2,0%* à 7,7 milliards d’euros. Sous l’effet de volumes de crédits en baisse et de pressions sur les marges, les revenus du groupe BRD, à 137 millions d’euros, restent en retrait sur le trimestre (à -6,8%* par rapport au T2-13) mais dans une moindre ampleur qu’au T1-14 (-11,8%*). Le groupe BRD affiche un résultat net à l’équilibre au T2-14, avec une forte réduction du coût du risque (-20,3%*).

Dans les autres pays d’Europe, la collecte de dépôts reste soutenue (encours en progression de +7,7%* à 9,2 milliards d’euros) alors que les encours de crédits sont stables à 10,6 milliards d’euros. Sur le trimestre, les revenus sont en baisse de -4,0%* par rapport au T2-13, à 161 millions d’euros et les frais de gestion sont stables (à 112 millions d’euros). Sous l’effet de la baisse du coût du risque, le résultat net part du Groupe est en nette amélioration au T2-14 à 23 millions d’euros (le résultat était à l’équilibre au T2-13).

En Russie, la dynamique commerciale du Groupe reste bien orientée : les encours de crédits sont en hausse de +5,3%* par rapport à fin juin 2013 (à 13,4 milliards d’euros) notamment sur les crédits à l’habitat. Sur la même période, la collecte de dépôts reste soutenue, les encours de dépôts progressent de +8,2%* à 9,0 milliards d’euros.
Au T2-14, les revenus sont en hausse de

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SOCIETE GENERALE : INFORMATION FINANCIERE TRIMESTRIELLE, T2-2014

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