SES S.A., opérateur mondial de satellites (NYSE Paris:SESG) (LuxX:SESG),
publie ses résultats financiers pour l?exercice clos le 31 décembre 2013.

FAITS MARQUANTS

Croissance de l?exercice 2013

par rapport à l?exercice précédent

Telle que publiée À taux de change constants Hors effet lié à l?arrêt de l?analogique, à taux de change
constants
Chiffre d?affaires +1,9 % +3,4 % +5,9 %
EBITDA +1,3 % +2,8 % +6,2 %
  • Le chiffre d?affaires 2013 s?inscrit à 1 862,5 millions d?euros :

    • en hausse de 3,4 % à taux de change constants par rapport à
      l?exercice précédent ; 5,9 % hors chiffre d?affaires (42,6
      millions d?euros) généré par l?analogique en 2012
  • L?EBITDA 2013 ressort à 1 364,7 millions d?euros :

    • en progression de 2,8 % à taux de change constants par rapport à
      l?exercice précédent (6,2 % hors analogique)
  • Le résultat opérationnel publié a augmenté de 7,7 % à 851,2 millions
    d?euros (2012 : 790,5 millions d?euros)
  • Le résultat net part du groupe a diminué de 12,7 % à 566,5 millions
    d?euros (2012 : 648,8 millions d?euros)

    • en hausse de 4,7 % hors reprise exceptionnelle de provision pour
      impôt enregistrée en 2012 (107,9 millions d?euros)
  • Bénéfice par action A : 1,41 euro (2012 : 1,62 euro)
  • Proposition de dividende : 1,07 euro (2012 : 0,97 euro) par action de
    catégorie A
  • Un solide carnet de commandes à 7,5 milliards d?euros (2012 : 7,5
    milliards d?euros)
  • Le ratio d?endettement net sur EBITDA s?élevait à 2,79 fois au 31
    décembre 2013 (2012 : 2,96 fois)

Romain Bausch, Président et Directeur général, commente ainsi ces
résultats :

« SES a renforcé sa présence dans les marchés développés, concentré
ses investissements dans des régions et applications à fort potentiel de
croissance et mis en ?uvre des solutions innovantes dans de nouveaux
domaines et technologies satellitaires, continuant ainsi à se démarquer
par rapport au reste du secteur. La société a poursuivi le développement
de ses activités et a réussi à générer la croissance attendue, notamment
dans la diffusion de contenus vidéo, le nombre de chaînes de télévision
transmises par la flotte satellitaire ayant été porté à plus de 6200,
soit une progression de 12 %. Les renouvellements et les nouveaux
contrats conclus au cours de l?exercice ont généré une croissance
d?environ 6 % du chiffre d?affaires et de l?EBITDA (corrigé du chiffre
d?affaires généré par l?analogique en 2012) et ont contribué à porter le
carnet de commandes à un niveau record (à taux de change constants) de
7,5 milliards d?euros à la fin de 2013. Le lancement réussi de trois
satellites en 2013 jette les bases d?une croissance soutenue pour les
années à venir. En particulier, le lancement de SES-8 à bord de Falcon 9
en décembre ouvre de nouvelles perspectives et marque une étape
importante dans notre stratégie d?innovation et d?optimisation des
dépenses d?investissement.

« Comme cela avait été annoncé, je quitterai mes fonctions de
Président et CEO de SES à l?occasion de l?assemblée générale annuelle du
mois d?avril après 19 ans passés à la tête de cette grande société. SES
n?en continuera pas moins, j?en ai la certitude, à prospérer et à se
développer sous la conduite de Karim Michel Sabbagh et de l?équipe de
direction en place. La société devrait continuer à enregistrer une
croissance organique des revenus et de l?EBITDA de 6 % à 7 % en 2014
ainsi qu?un taux moyen de variation annuelle du chiffre d?affaires et de
l?EBITDA sur trois ans (2014-2016) de 4 % à 4,5 %, dégageant ainsi une
marge de man?uvre suffisante pour investir dans de nouvelles
opportunités de croissance rentable. Je me réjouis néanmoins de
continuer à participer à la vie de l?entreprise en qualité de membre du
Conseil d?administration ».

Synthèse des résultats financiers de l?exercice 2013

Le chiffre d?affaires et l?EBITDA de l?exercice 2012 comprenaient 42,6
millions d?euros de recettes générées par les transmissions analogiques
en Allemagne sur une période de quatre mois allant jusqu?au 30 avril
2012. Les comparaisons en glissement annuel s?en trouvent ainsi
affectées pour 2013.

  • Le chiffre d?affaires, hors analogique et à taux de change constants,
    a augmenté de 5,9 %
  • L?EBITDA, hors analogique et à taux de change constants, a progressé
    de 6,2 %
  • La marge d?EBITDA hors analogique s?est améliorée, passant à 73,3 % au
    niveau du Groupe et à 83,3 % dans les infrastructures
  • Les dotations aux amortissements sur immobilisations corporelles et
    incorporelles ont diminué de 7,7 %
  • Le taux d?imposition effectif ressort à 12,9 %
  • Le ratio d?endettement net sur EBITDA s?établit à 2,79
  • Le carnet de commandes s?élève à 7,5 milliards d?euros

Le chiffre d?affaires publié a progressé de 1,9 %, ou de 3,4 % à taux de
change constants (5,9 % à taux de change constants, hors effet lié à
l?arrêt de l?analogique). La croissance du chiffre d?affaires est
principalement imputable à la solide performance des activités
internationales, qui a connu une progression du chiffre d?affaires de
12,8 % à taux de change constants. L?entrée en service de nouvelles
capacités et les contrats conclus avec des clients de référence ont
apporté une contribution immédiate, complétée par la poursuite du
développement des plates-formes satellitaires de réception directe dans
l?ensemble du segment. La région Europe a affiché une progression de
1,4 % à taux de change constants, enregistrant un bond impressionnant de
6,3 % hors analogique. Le chiffre d?affaires de la région Amérique du
Nord a diminué de 2,9 % à taux de change constants, principalement en
raison de la progression enregistrée en 2012 au titre des services
associés à la charge utile en bande Ka du satellite SES 3 et de l?impact
sur l?année de la réduction de capacités sur AMC-16.

Grâce à la maîtrise persistante des charges d?exploitation, l?EBITDA
ressort à 1 364,7 millions d?euros. La marge d?EBITDA s?élève à 73,3 %,
en légère amélioration par rapport à 2012 hors analogique (73,1 %). La
marge a progressé à 83,3 % dans le segment des infrastructures (2012
hors analogique : 83,0 %) et à 17,1 % dans les services (2012 : 14,9 %),
à la faveur d?une politique de contrôle des coûts, de gains d?efficacité
et d?économies d?échelle.

Les dotations aux amortissements sont en repli de 7,7 % par
rapport à l?exercice précédent, à 513,5 millions d?euros. Les dotations
aux amortissements sur actifs corporels, qui ressortent à 466,5 millions
d?euros, sont inférieures notamment à cause de l?absence d?une provision
pour dépréciation de 36,6 millions d?euros liée au satellite AMC-16
prise en 2012. Les dotations aux amortissements sur actifs incorporels,
qui s?établissent à 47,0 millions d?euros, ont augmenté de 16 % par
rapport à 2012. En conséquence, le résultat opérationnel est en
progression de 7,7 % à 851,2 millions d?euros.

Le résultat financier a augmenté de 2,3 % à 173,5 millions
d?euros par rapport à l?exercice précédent, en raison principalement de
la baisse des intérêts capitalisés. Les charges nettes d?intérêt ont
diminué de 5,4 %, reflétant les conditions favorables obtenues sur les
nouveaux financements.

La charge fiscale du groupe s?élève à 87,5 millions d?euros
(2012 : contribution positive de la charge fiscale de 42,2 millions
d?euros), soit un taux d?imposition effectif de 12,9 %. A noter qu?en
2012 la charge fiscale avait bénéficié de l?impact lié à la reprise de
provisions pour impôts pour un montant de 107,9 millions d?euros.

La quote-part du groupe dans les pertes des sociétés mises en
équivalence
s?élève à 21,7 millions d?euros (2012 : 14,0 millions
d?euros), principalement en raison de la participation de 47 % détenue
par SES dans O3b Networks. La quote-part du groupe a été mitigée par un
gain de 12,4 millions d?euros résultant de la vente des 50% que SES
détenait dans Solaris Mobile.

Ces postes représentent les principales variations enregistrées par
rapport à l?exercice précédent. Le résultat net 2013 ressort
ainsi à 566,5 millions d?euros contre 648,8 millions d?euros en 2012.

Le ratio d?endettement net sur EBITDA au 31 décembre est de 2,79
(2012 : 2,96).

Au 31 décembre 2013, le carnet de commandes du groupe, toujours
aussi solide, s?établissait à 7,5 milliards d?euros, un record
historique à taux de change constants, qui s?explique par les nouveaux
contrats et les renouvellements signés au cours de l?année.

Un dividende de 1,07 euro par action de catégorie A est proposé
au titre de 2013 (2012 : 0,97 euro).

Résultats financiers au quatrième trimestre 2013

(Les chiffres comparables dans la présente section s?entendent à taux
de change constants)

  • Le chiffre d?affaires a augmenté de 6,3 %
  • L?EBITDA est en hausse de 8,9 %
  • Le résultat opérationnel a augmenté de 38,4 %

Le chiffre d?affaires ressort à 484,3 millions d?euros, soit une hausse
de 28,8 millions d?euros (6,3 %) par rapport à l?exercice précédent,
générée par la région Europe et les activités internationales. Les
charges d?exploitation, qui s?élèvent à 128,9 millions d?euros, sont
restées conformes à celles de l?exercice précédent, entraînant une
augmentation de 29,0 millions d?euros (8,9 %) de l?EBITDA à 355,4
millions d?euros. La marge d?EBITDA s?élève ainsi à 73,4 %, dont 82,6 %
(T4 2012 : 84,2 %) dans le segment des Infrastructures et 20,3 % dans
celui des services (T4 2012 : 17,1 %).

Les dotations aux amortissements au quatrième trimestre 2013, soit 131,1
millions d?euros, ont nettement baissé par rapport à l?exercice
précédent (T4 2012 : 164,4 millions d?euros), qui incluait une provision
pour dépréciation de 36,6 millions d?euros liée au satellite AMC-16.
L?évolution favorable de l?EBITDA, conjuguée au repli des dotations aux
amortissements sur actifs corporels, a contribué à l?augmentation de
38,4 % du résultat opérationnel à 224,3 millions d?euros (T4 2012 :
162,1 millions d?euros).

ÉVOLUTION DE LA FLOTTE ET UTILISATION

  • lancement et mise en service de SES-6
  • lancement d?ASTRA 2E le 30 septembre et mise en service le 1er
    février 2014
  • lancement de SES-8 le 3 décembre et mise en service le 3 février 2014
  • croissance de 3,6 % des capacités-répéteurs disponibles
  • croissance de 3,0 % des capacités-répéteurs utilisées

Le satellite SES-6 a été lancé en juin et est entré en service à
40,5 degrés Ouest à la fin du mois de juillet 2013. Le satellite ASTRA
2E
a été lancé à la fin du mois de septembre et a été mis en en
service à la position orbitale 28,2/28,5 degrés Est le 1er
février 2014. SES-8 a été lancé sur une fusée Falcon-9 de SpaceX
et, après réalisation des tests en orbite, est entré en exploitation le
3 février à la position 95 degrés Est, où il est co-positionné avec le
satellite NSS-6.

Les capacités-répéteurs disponibles ont augmenté de 3,6 % par rapport au
31 décembre 2012, passant de 1 436 à 1 487, en raison de la mise en
exploitation des nouvelles capacités satellitaires, tandis que les
capacités utilisées ont progressé de 3,0 %, de 1 068 à 1 100 répéteurs.
Au 31 décembre 2013, le taux d?utilisation de la flotte satellitaire du
groupe est resté stable à 74,0 % (2012 : 74,4 %), sous l?effet des
nouvelles capacités entrées en service, avec une nette augmentation de
43 répéteurs utilisés dans les activités internationales.

Utilisation des répéteurs – Europe

Par rapport au 31 décembre 2012, la capacité satellitaire disponible a
augmenté de deux répéteurs passant à un total de 347, l?impact lié à la
fin de la mission Gazprom à bord d?ASTRA 1F (-16 répéteurs) étant en
grande partie compensé par de nouvelles capacités à 28,2/28,5 degrés
Est. A la faveur d?une solide croissance sous-jacente en Europe et, en
particulier, d?une évolution positive à 19,2 degrés Est, 5 degrés Est
ainsi qu?à d?autres positions orbitales européennes, 15 répéteurs
supplémentaires ont été commercialisés, qui ont quasiment compensé la
fin de la mission Gazprom d?ASTRA 1F. Les capacités utilisées ont
diminué d?un répéteur, de 279 à 278. Le taux d?utilisation global dans
la région s?établit à 80,1 % (2012 : 80,9 %). Le chiffre d?affaires
moyen par répéteur utilisé est resté stable sur les marchés nationaux
desservis.

Utilisation des répéteurs – Amérique du Nord

La capacité satellitaire disponible est restée inchangée au cours de
l?exercice à 384 répéteurs. Les renouvellements et les nouveaux contrats
conclus n?ont pas compensé ceux qui n?ont pas été renouvelés par les
clients commerciaux et le gouvernement américain au cours de
l?exercice ; le nombre de répéteurs utilisés a, par conséquent, diminué
de 289 à 279, soit un taux d?utilisation à la clôture de l?exercice 2013
de 72,7 % (2012 : 75,3 %). Le chiffre d?affaires moyen par répéteur est
resté stable.

Utilisation des répéteurs – International

La capacité satellitaire disponible a augmenté de 49 répéteurs, de 707 à
756. La capacité satellitaire utilisée est en progression de 43
répéteurs, de 500 à 543, un taux d?utilisation de 71,8 % à la clôture de
l?exercice 2013 (2012 : 70,7 %). Le chiffre d?affaires moyen par
répéteur utilisé est resté stable.

Etat de santé des satellites

Aucun satellite n?a subi d?anomalie en orbite ni de défaillance des
circuits des panneaux solaires ayant entraîné une réduction des
capacités commerciales en 2013.

Marchés régionaux – Europe et International : les deux moteurs de
la croissance

Europe

Le chiffre d?affaires de la région Europe a augmenté de 1,4 % à 936,4
millions d?euros à taux de change constant, par rapport à l?exercice
précédent, et de 6,3 % hors analogique.

Les services de télédiffusion en réception directe restent au c?ur de
l?activité de SES et représentent la majeure partie du chiffre
d?affaires de la région Europe. Le nombre de chaînes retransmises est en
expansion en Europe occidentale, la haute définition étant le principal
levier de la croissance. Le nombre de chaînes diffusées sur les
satellites de SES en Europe était en progression de 14 % à 2 359 à la
clôture de l?exercice 2013, dont 488 (21 %) en haute définition. La
pénétration du marché a également bien progressé. Selon l?étude
Satellite Monitor 2012, publiée en mars, la couverture du système
satellitaire ASTRA a augmenté en Europe et, notamment, en Allemagne.
L?arrêt de l?analogique et le succès de la plate-forme HD+ ont contribué
à une progression supérieure à 500 000 foyers satellite, portant le
total en Allemagne à plus de 18 millions de foyers. En Europe, 143
millions de foyers TV (dont ceux indirectement desservis par le câble et
par Internet) reçoivent leurs programmes via le système ASTRA. Dans la
région Europe, ASTRA couvre à présent 73 % des 85 millions de foyers
équipés pour la réception par satellite et 80 % des 35 millions de
foyers satellites recevant des programmes en haute définition.

Plusieurs nouveaux contrats portant sur des services en réception
directe ont été signés au cours de l?exercice. MagtiSat, la plate-forme
géorgienne de télévision en réception directe (DTH), a ajouté un
quatrième répéteur à la position orbitale 31,5 degrés Est pour soutenir
la croissance de ses activités. Telkom Srbija a signé un contrat
capacitaire pluriannuel à la position 23,5 degrés Est et Orange Romania
a contracté des capacités supplémentaires pour le lancement d?un bouquet
de programmes de télévision. Quelques mois plus tard, Arqiva concluait à
son tour un contrat de capacités pluriannuel multirépéteur pour le
Royaume-Uni à la position 28,2/28,5 degrés Est.

Parmi les autres événements, il convient de citer la conclusion d?un
contrat avec RTL portant sur la diffusion de programmes suisses en
réception directe à partir de la flotte ASTRA à compter de 2014 et un
contrat avec la RAI portant sur la distribution de programmes en haute
définition à la position orbitale 19,2 degrés Est pour le marché italien.

Le 4 octobre 2013, SES a commencé l?exploitation des 500 MHz de
fréquences allemandes à la position orbitale 28,5 degrés Est, les droits
d?utilisation correspondantes ayant été récemment acquis. L?accès à ces
fréquences ajoutera 20 répéteurs supplémentaires aux capacités de SES à
28,2/28,5 degrés Est une fois que la configuration de la flotte aura été
finalisée avec l?entrée en service d?ASTRA 2G.

SES Broadband Services a signé un certain nombre de contrats avec des
revendeurs portant sur la commercialisation et la distribution de son
offre améliorée pouvant aller à présent jusqu?à 20 Mps en liaison
descendante.

La forte expansion de la plate-forme HD+ s?est encore une fois confirmée
avec une offre portée à 16 chaînes de télévision haute définition depuis
l?addition de Disney HD.A la fin de l?année 2013, la société comptait
1,4 million de foyers payants, en hausse de 49 % par rapport au chiffre
enregistré l?année précédente à la même date ; à ceux-là s?ajoutent 1,3
million de foyers supplémentaires qui bénéficient actuellement d?une
offre gratuite pendant une période initiale de 12 mois et qui
constituent un relais de croissance potentielle. En 2014, la plate-forme
est appelée à se développer encore avec l?arrivée de trois nouvelles
chaînes en avril. En mai 2014, HD+ portera les frais d?accès au réseau à
60 euros par an, suite à l?extension de la gamme de programmes désormais
disponibles sur la plate-forme. La plate-forme HD+ illustre à la
perfection la détermination de SES à fournir à ses clients des services
différenciés ainsi que sa stratégie visant à soutenir des opportunités
de croissance rentable.

TechCom a conclu un important contrat portant sur la fourniture de
services et infrastructures terrestres au programme européen Galileo.

Vers la fin de l?année, SES et Eutelsat ont décidé de vendre leur
société commune Solaris Mobile à EchoStar.

Amérique du Nord

En Amérique du Nord, le chiffre d?affaires a diminué de 2,9 % à 398,0
millions d?euros à taux de change constant par rapport à l?exercice
précédent. Cette baisse tient dans une large mesure à la non-récurrence
des recettes exceptionnelles enregistrées en 2012 au titre de services
fournis à un client grâce au satellite SES-3 ainsi qu?à l?impact en
année pleine de la réduction de la charge utile à bord du satellite
AMC-16 et que le non-renouvellement de contrats pars certains clients
commerciaux et gouvernementaux..

La demande de solutions de mobilité est toujours aussi forte en Amérique
du Nord. Plusieurs contrats ont été signés pendant l?année avec des
opérateurs nord-américains (Gogo, Hughes/Row44 et Panasonic), portant
sur la création de réseaux et sur des capacités satellitaires pour la
fourniture de services de connectivité haut débit en vol au-dessus de
l?Amérique du Nord et sur les liaisons transatlantiques. Des contrats
ont été conclus portant sur les capacités répéteurs de SES-6 et ses
faisceaux au-dessus de l?Océan atlantique, ainsi que sur les capacités
d?autres satellites assurant une couverture continentale. Ces contrats
témoignent de l?importance des satellites pour les applications de
mobilité et de notre engagement à développer ce type de services pour
générer une croissance soutenue.

KVH, fournisseur américain de solutions de communications maritimes, y
compris de solutions de connectivité haut débit, a contracté de
nouvelles capacités pour accompagner le développement de son activité.
ITC Global a signé un contrat portant sur la fourniture de capacités
supplémentaires en vue d?étendre son réseau de communications en
Amérique du nord dans le secteur des activités pétrolières et gazières.
Globecast et iN Demand ont, quant à eux, renouvelé leurs contrats de
capacités.

Le chiffre d?affaires réalisé par SES Government Solutions est resté
quasiment inchangé par rapport à l?exercice précédent ; certains
contrats n?ont en effet pas été renouvelés au cours du second semestre
en raison des contraintes budgétaires du gouvernement américain. SES
continue néanmoins de tabler sur un bon potentiel de croissance à moyen
et long terme compte tenu de l?accroissement de la demande de capacités
en vue de desservir le marché de la mobilité. Les modifications en cours
des procédures de passation des marchés par l?administration américaine
devraient par ailleurs améliorer les pratiques d?achat et de
budgétisation appliquées aux contrats de capacités satellitaires
commerciales.

International

Dans les activités internationales, le chiffre d?affaires a augmenté de
12,8 % à 528,1 millions d?euros à taux de change constant par rapport à
l?exercice précédent.

L?activité a bien progressé dans toutes les régions, en particulier en
Amérique latine et en Asie, où les plates-formes de télévision en
réception directe ont poursuivi leur croissance. Au Brésil, le groupe de
télécommunications Oi a signé un contrat portant sur la majeure partie
des capacités des faisceaux desservant l?Amérique latine de SES-6, lancé
en juin. Des opérateurs asiatiques ont contracté des capacités
additionnelles pour compléter leur offre de programmes en réception
directe en expansion : Sky Vision (Indonésie), GSAT et Mediascape/Cignal
(Philippines), ainsi que IPMTV (Thaïlande) ont signé de nouveaux
contrats de capacités satellitaires. En Afrique également, la demande
portant sur les répéteurs embarqués à bord du satellite SES-5 pour
fournir des services en réception directe ne cesse de grandir. Zuku TV a
désormais transféré ses services du satellite NSS-12 vers SES-5.
D?autres opérateurs de plates-formes satellitaires de réception directe
tels que Platco Digital et Star Times ont également conclu des contrats
portant sur plusieurs répéteurs à bord de ce même satellite SES-5.

Les réseaux de communications représentent une part importante de la
clientèle de SES dans les activités internationales. De nouveaux
contrats de capacités ont été signés pour l?extension des services de
dorsale cellulaire (Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée et région
Pacifique), ainsi que pour la fourniture de services VSAT
(Extrême-Orient russe, Moyen-Orient) et la connectivité inter-régions.

Les activités internationales ont aussi profité au quatrième trimestre
2013 de revenues générées par ASTRA 3A, un satellite en orbite inclinée.

A la fin de 2013, SES a vendu sa participation de 75 % dans Glocom,
correspondant au reste des participations liées à ND SatCom, à
l?actionnaire minoritaire de cette société.

Services

Les activités de services, notamment HD+ et SPS, ont continué à se
développer favorablement, enregistrant une croissance du chiffre
d?affaires de 14,1 % à taux de change constants. Les services ont
également été un important levier de la demande de capacités-répéteurs
satellitaires, avec une hausse de 12,7 % des capacités ainsi générée en
2013, à taux de change constants. Grâce aux économies d?échelle
réalisées, les marges ont progressé de 14,9 % en 2012 à 17,1 % en 2013.

Innovation

Pour SES, l?innovation fait partie intégrante de la politique
d?amélioration des rendements. En 2013, SES a dévoilé son dispositif
IP-LNB, qui convertit les signaux des satellites au format IP et qui est
prêt à être intégré dans tous les équipements IP domestiques. Des
avancées de ce type permettent au satellite de conserver sa place dans
le secteur du divertissement et facilitent son intégration dans le monde
des récepteurs IP en expansion constante.

SES joue également un rôle de pionnier en apportant son concours au
développement de satellites à propulsion électrique, une initiative
destinée à réaliser des économies et à allonger la durée de vie de ces
plates-formes. SES est ainsi partenaire de l?Agence spatiale européenne
(ASE) et du centre aérospatial allemand (DLR) sur le projet Electra
visant à construire une plate-forme satellitaire tout électrique. Ce
type de propulsion permet aux satellites d?emporter des charges utiles
plus lourdes pour un coût comparable et de réduire le coût de lancement
et de maintien en orbite d?une charge utile donnée.

En décembre et conformément à l?esprit d?innovation qui le caractérise,
le groupe SES a confié à SpaceX la première mission de transfert en
orbite géostationnaire d?un satellite commercial, en l?occurrence SES-8.
SpaceX, nouveau venu sur le marché, permet en effet, grâce à son
approche de la fabrication des lanceurs, d?en abaisser sensiblement le
coût. Le succès de la mission SES-8 devrait avoir des conséquences d?une
portée considérable pour le secteur, les coûts de lancement étant
proportionnellement réduits par rapport au coût total du programme.

L?évolution récente sur de nouvelles verticales de marché, comme les
contrats conclus avec Gogo, Panasonic et Hughes/Row44, ainsi que le
développement d?une offre de capacités haut débit (HTS) différenciées
suite à l?investissement dans O3b Networks, démontrent l?intérêt et la
pertinence sur le long terme des applications satellitaires de SES.

Autres événements

Règlement du litige avec Eutelsat

Le 30 janvier 2014, SES et Eutelsat ont annoncé le règlement du litige
concernant les droits d?exploitation par SES des fréquences allemandes à
28,5 degrés Est. Les deux sociétés ont conclu une série d?accords, dont
le règlement exhaustif de la procédure judiciaire confirmant le droit de
SES d?opérer de la position orbitale de 28,5 degrés Est ainsi que la
mise en place, à long terme, d?éléments de nature commerciale et de
coordination de fréquences. Les accords ainsi conclus permettent à SES
d?exploiter pleinement les infrastructures satellitaires dans lesquelles
notre Groupe a investi en utilisant d?une manière optimale les
fréquences.

O3b Networks

O3b Networks est une société créée pour fournir une connectivité haut
débit entre entreprises dans le monde en développement grâce à une
constellation de satellites en bande Ka en orbite moyenne terrestre. O3b
a lancé ses quatre premiers satellites en juin 2013. A l?issue des tests
en orbite O3b a décidé de décaler le lancement des quatre prochains
satellites et de procéder à quelques modifications sur les prochains
satellites. Le lancement commercial est en conséquence aussi décalé. Les
satellites 5 à 8 doivent être lancés au second trimestre 2014. Des
discussions sont en cours sur le financement du lancement des satellites
9 à 12. SES détient une part de 47 % dans O3b.

Prochains lancements

Satellite Date Lanceur Position orbitale Marché
ASTRA 5B Mars 2014 Ariane 5 31,5 degrés Est Europe centrale et orientale / Russie
ASTRA 2G T2 2014 Proton 28,2/28,5 degrés Est Royaume-Uni et Irlande / EMOA
SES-9 S1 2015 Falcon 9 108,2 degrés Est Asie-Pacifique
SES-10 S2 2016 Falcon 9 67 degrés Ouest Amérique latine

Deux lancements de satellites sont prévus en 2014. ASTRA 5B doit être
lancé par la fusée Ariane 5 depuis Kourou en Guyane française, en mars.
Le satellite sera positionné à 31,5 degrés Est, où sa charge utile de 40
répéteurs augmentera les capacités commercialisables à destination de
l?Europe centrale et orientale, de la Russie et de la Communauté des
Etats indépendants.

D?après le calendrier actuel, le satellite ASTRA 2G devrait être expédié
en avril 2014 pour un lancement ultérieur à bord d?une fusée Proton
depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. ASTRA 2G fournira des
capacités de remplacement à l?importante position orbitale européenne de
28,2/28,5 degrés Est, ainsi que des capacités additionnelles en bande Ku
pour l?Afrique.

SES-9, qui devrait être lancé au premier semestre 2015, sera positionné
à 108,2 degrés Est pour desservir la région Asie-Pacifique.

Le lancement de SES-10 est prévu pour le second semestre 2016 à bord
d?une fusée Falcon 9, conformément au contrat portant sur plusieurs
lancements conclus par SES avec SpaceX. Le satellite sera positionné à
67 degrés Ouest pour desservir la Communauté andine et d?autres marchés
d?Amérique latine.

Financement

SES s?est si bien démarquée de ses concurrents qu?elle est parvenue à
s?assurer des conditions de financement attractives sur les marchés de
capitaux internationaux. La Société a par ailleurs réussi au cours de
l?année à diversifier ses sources de financement. En mars 2013, la
société a lancé sa première émission d?obligations en dollars US.
L?émission, qui a été sensiblement sursouscrite, a permis de lever 1
milliard de dollars US en deux tranches : 750 millions de dollars
d?obligations à 10 ans, assorties d?un coupon de 3,6 % et 250 millions
de dollars d?obligations à 30 ans, assorties d?un coupon de 5,3 %.

En octobre 2013, l?émission par SES de 500 millions d?euros
d?obligations en euros à 5 ans a également été un succès. L?obligation
était assortie d?un coupon de 1,875 %, le plus bas de l?histoire de la
société.

En janvier 2014, la société a obtenu le renouvellement de sa facilité de
crédit renouvelable pour un montant de 1,2 milliard d?euros à des
conditions favorables. Le consortium, qui a accordé la facilité de
crédit renouvelable multidevises à 5 ans, assorti de deux options de
renouvellement d?un an, était composé de vingt banques. La marge d?après
la note de crédit actuelle de la société, soit BBB / Baa2, est de 45 pb
par an (cette facilité se substitue à la ligne de crédit précédemment
syndiquée et engagée dont le taux d?intérêt était majoré d?une marge de
95 pb par an).

Perspectives et prévisions

En 2014, SES table sur une solide croissance organique du chiffre
d?affaires et de l?EBITDA, s?inscrivant dans une fourchette de 6 % à 7 %
(à taux de change constants et à la même portée), compte tenu du
calendrier de lancement actuel et de l?état de santé de la flotte. La
croissance bénéficiera de la contribution en année pleine des capacités
entrées en service en 2013 et au début de 2014, de la croissance des
services et de la commercialisation de l?important portefeuille de
plates-formes satellitaires en orbite.

SES publie aujourd?hui ses nouvelles prévisions relatives à un taux
moyen de variation annuelle (TMVA) du chiffre d?affaires et de l?EBITDA
sur trois ans (2014-2016). À taux de change constants et à périmètre
comparable, le TMVA du chiffre d?affaires et de l?EBITDA organique
devrait être compris entre 4 % et 4,5 % sur la période, d?après le
calendrier de lancement actuel et l?état de santé de la flotte. Cette
croissance devrait être portée par la commercialisation de nouvelles
capacités-répéteurs mais aussi par les capacités existantes et par le
développement continu des services associés, en particulier dans la
région Europe et dans les activités internationales.

SES a réduit ses dépenses d?investissement en 2013, un ajustement qui
devrait se poursuivre alors que le groupe s?approche du point bas du
cycle de remplacement des satellites. Les dépenses d?investissement, qui
s?élevaient à 835 millions d?euros en 2011 contre 419 millions en 2013,
devraient se stabiliser autour d?une moyenne annuelle de 450 millions
d?euros sur la période 2015-2018. C?est la raison pour laquelle le
cash-flow disponible avant activités de financement et avant versement
des dividendes est en forte hausse depuis 2013, reflétant la croissance
du chiffre d?affaires et de l?EBITDA ainsi que la réduction des dépenses
d?investissement. SES s?attache à rechercher des opportunités
d?investissement de croissance interne et externe, et à privilégier les
investissements dans une offre de services différenciés afin
d?accompagner la croissance du groupe sur les marchés développés et les
marchés émergents. La société entend également continuer à améliorer le
rendement pour les actionnaires tout en conservant sa notation « Valeur
d?investissement ».

Évolution trimestrielle du résultat opérationnel (telle que publiée)

En millions d?euros T4 2012 T1 2013 T2 2013 T3 2013 T4 2013
Taux de change moyen du dollar 1,2970 1,3291 1,2961 1,3197 1,3585
Chiffre d?affaires 468,4 440,8 469,7 467,7 484,3
Charges d?exploitation (133,8) (119,6) (128,9) (120,4) (128,9)
EBITDA 334,6 321,2 340,8 347,3 355,4
Dotations aux amortissements sur actifs corporels (155,0) (116,1) (120,1) (120,2) (110,1)
Dotations aux amortissements sur actifs incorporels (14,8) (7,9) (9,3) (8,8) (21,0)
Résultat opérationnel 164,8 197,2 211,4 218,3 224,3

Évolution trimestrielle du résultat opérationnel (à taux de change
constants)

En millions d?euros T4 2012 T1 2013 T2 2013 T3 2013 T4 2013
Chiffre d?affaires 455,5 435,9 458,3 461,4 484,3
Charges d?exploitation (129,1) (117,6) (123,8) (117,4) (128,9)
EBITDA 326,4 318,3 334,5 344,0 355,4
Dotations aux amortissements sur actifs corporels (149,6) (114,9) (117,4) (118,6) (110,1)
Dotations aux amortissements sur actifs incorporels (14,7) (7,9) (9,4) (8,8) (21,0)
Résultat opérationnel 162,1 195,5 207,7 216,6 224,3

Utilisation des répéteurs à la fin de la période

Equivalent à 36 MHz T4 2012 T1 2013 T2 2013 T3 2013 T4 2013
Nombre de répéteurs en service en Europe 279 278 283 269 278
Nombre de répéteurs disponibles en Europe 345 345 345 329 347
Taux d?utilisation en Europe 80,9 % 80,6 % 82,0 % 81,8 % 80,1 %
Nombre de répéteurs en service en Amérique du Nord 289 287 284 282 279
Nombre de répéteurs disponibles en Amérique du Nord 384 384 384 384 384
Taux d?utilisation en Amérique du Nord 75,3 % 74,7 % 74,0 % 73,4 % 72,7 %

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SES : Croissance robuste du chiffre d’affaires et de l’EBITDA en 2013

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