Chargement de la vidéo…

Frank Marotte Directeur Marketing, Ventes et Opérations de la marque Dacia : "Les clients plus que jamais raisonnent coût d'usage".
Mondial de l'Automobile Paris 2026

15 octobre 2026 15 h 04 min
+ de videos
7
Views

Vous aimez le site www.labourseetlavie.com, dites-le à Google en cliquant sur ce lien.

Votre source d’information préférée :
www.labourseetlavie.com

Mondial de l’Automobile Paris 2026

Didier Testot au Mondial de l’Automobile avec Frank Marotte Directeur Marketing, Ventes et Opérations de la marque Dacia

Interview

Didier Testot : Frank Marotte, bonjour.
Frank Marotte : Bonjour.
Didier Testot : Vous êtes directeur ventes et marketing chez Dacia, on est sur votre stand aujourd’hui avec derrière vous la Spring et puis une grande Striker juste à côté. Donc on voit le grand écart de l’offre produit de Dacia aujourd’hui. Quelles sont les priorités de ce Mondial 2026 ?
Frank Marotte : Alors nos priorités c’est évidemment d’avoir deux premières mondiales, c’est la première fois que ça arrive. Dans deux segments qui n’ont rien à voir en l’occurrence puisque on est sur la plus petite de la gamme, la petite citadine la Spring, 100 % électrique. Et cette priorité-là elle est importante parce qu’en fait c’est la première pierre d’un édifice qu’on construira à l’horizon 2030, c’est-à-dire quatre véhicules électriques. Donc c’est un symbole magnifique de l’électrification, du zéro émission chez Dacia. Et on le fait par le petit segment parce que ça nous permet ben d’offrir de la mobilité par le bas, zéro émission, à une clientèle qui est en recherche de capacité d’acquisition avec des pouvoirs d’achat parfois limités. Voilà donc c’est vraiment l’objet de ce petit véhicule. Et à l’autre bout, c’est Striker. Striker qui arrive dans le segment des voitures familiales, à côté de Bigster qu’on a lancé il y a un peu plus d’un an et qui complète en fait cette offre SUV qui existait depuis un peu plus d’un an par un véhicule qui est différent. Qui a vocation à être extrêmement versatile dans sa proposition, avec une garde au sol, une silhouette de break, une conduite de berline. Donc beaucoup de qualités, et puis surtout une qualité maîtresse en ce moment, c’est la meilleure consommation de ce type de véhicule, 4 litres aux 100. Et ça c’est grâce à une technologie full hybride qui est extrêmement performante, qu’on a également sur d’autres véhicules. Et puis une aérodynamique qu’on retrouve avec une voiture plus basse et des qualités qui sont différentes du SUV.
Didier Testot : Justement côté contenu de l’évolution de ce marché, il y a des choix stratégiques qui ont été faits par Dacia. Est-ce qu’aujourd’hui il faut être présent, j’ai envie de dire, partout : 100 % électrique, hybride rechargeable, hybride, ou est-ce qu’il y a des choix à faire ? Comment vous voyez les choses au niveau marketing justement ?
Frank Marotte : Alors chez Dacia, il y a un choix à faire, c’est celui de proposer en permanence des véhicules, quel que soit le segment où on se met, quelle que soit la technologie qu’on utilise, qui soient accessibles pour la majorité des clients. Voilà, et ça c’est le choix qu’on fait en permanence. Donc il y a certains segments où on utilise pour cela de l’EV. Il y a d’autres segments où on utilise du full hybride, on utilise aussi du GPL dans d’autres cas. Mais à chaque fois, c’est avec des prix d’accroche qui sont les plus accessibles du marché et encore plus, le deuxième pilier de la valeur, ce sont des coûts d’usage qui sont là encore les meilleurs du marché. Et à chaque fois, on s’attache à ce que notre technologie réponde à ce besoin-là. Et ça nous permet à la fin aussi d’avoir des valeurs résiduelles lorsque les clients ont à revendre leur voiture, qui sont très au-dessus du marché. Voilà, donc une équation économique qui en permanence, au début, au milieu, à la fin, est créatrice de valeur pour les clients.
Didier Testot : Je me pose la question cette année compte tenu de ce qui s’est passé bien sûr sur les marchés pétroliers, est-ce qu’il y a un vrai changement, un changement de fond, de la clientèle, de la clientèle Dacia par exemple, qui va aller plus sur du 100 % électrique par exemple, est-ce que vous sentez une tendance évoluer ?
Frank Marotte : Alors il y a effectivement une tendance de fond qui est au changement. Les clients plus que jamais raisonnent coût d’usage lorsqu’ils acquièrent un véhicule. C’était un raisonnement qui auparavant était un peu plus réservé au B2B, aux entreprises, aujourd’hui clairement les clients particuliers raisonnent comme cela. Et ils recherchent avant tout la stabilité de leur budget de mobilité mensuellement. Voilà donc c’est le véhicule, c’est le carburant, c’est l’entretien, et c’est la revente à la fin. Donc on essaye justement de scrupuleusement respecter cette équation, et d’avoir chez Dacia la meilleure proposition à chaque fois. C’est ce qu’on fait sur Spring, on a le prix d’acquisition le plus accessible, on a ensuite le moteur électrique le plus efficace sur un véhicule léger et donc la meilleure consommation d’électricité. C’est ce qu’on fait sur Striker où on a la meilleure consommation de carburant sur le full hybride. Et c’est ce qu’on fait sur les autres véhicules également.
Didier Testot : On voit sur certains stands notamment les Chinois qui sont en avance sur cette partie-là, l’électronique avec on va dire de l’électronique plus plus plus au-delà même des écrans et des grands écrans, c’est pas le choix qu’a fait Dacia on le sait, mais est-ce qu’il y a de plus en plus de demandes de connectique et autres sujets que Dacia met quand même dans ses véhicules ?
Frank Marotte : Alors la demande évidemment évolue et on y répond, et vous voyez une Striker aujourd’hui ce n’est plus la même voiture que ce qu’on a pu introduire sur les véhicules précédents, donc on adapte la technologie, la réglementation aussi évolue. Mais en tout état de cause, ce qu’on s’attache à faire c’est vraiment à avoir une technologie qui colle à l’usage des clients. Voilà et à ne pas en rajouter, d’abord parce que ce sont des coûts que les clients ont pas forcément les moyens de se payer, donc à partir du moment où selon toutes nos études eh bien ils n’en ont pas l’usage, autant ne pas leur proposer. Et puis aussi parce que ça fait de la masse embarquée dans la voiture et que ça c’est de la consommation. Donc c’est peut-être pas des coûts à l’acquisition mais c’est des coûts plus tard. Donc en fait on essaie en permanence de réfléchir en fonction des besoins du client et d’être chirurgicaux dans l’offre de technologie de manière à coller aux usages et de coller au budget.
Didier Testot : On parle sur le 100 % électrique de plus en plus de recharge rapide et on sent ce besoin pour ceux qui seraient presque prêts à basculer, on pourrait dire, se dire bon si je peux la recharger en 20 minutes ça va, à ce moment-là je peux aller vers l’électrique. Ça aussi, ce sujet de recharge rapide, est devenu aussi un point important ?
Frank Marotte : Alors c’est effectivement un paramètre important, particulièrement sur des véhicules électriques de plus grande taille que l’on recharge régulièrement parce qu’on fait des longs trajets. Nous déjà sur Spring, on a fait le choix d’avoir un véhicule en fonction du kilométrage moyen quotidien qu’on constate, qu’on va recharger en moyenne une fois par semaine. Voilà donc déjà ça limite la contrainte du temps de recharge. Néanmoins, on choisit des technologies et en particulier des technologies de batterie qui permettent de recharger 80 % en moins d’une demi-heure. Voilà donc ça c’est un vrai atout, et quand en plus on a à le faire qu’une seule fois par semaine, en termes de contrainte d’usage c’est évidemment extrêmement limité.
Didier Testot : Sur les perspectives de Dacia on voit la Sandero actuelle, mais il y a bien sûr la nouvelle qui va arriver, quelles sont les perspectives en termes de produits sur les prochains mois ?
Frank Marotte : Alors les perspectives produits c’est effectivement le remplacement de notre best-seller puisque la Sandero encore cette année est numéro 1 des ventes en Europe, et ça fait maintenant plusieurs années que ça dure donc c’est quand même un énorme succès. On se doit de la remplacer avec une offre extrêmement percutante, et cette offre elle sera multi-technologie, en termes de motorisation, de propulsion. Donc on retrouvera à nouveau ce qui a fait notre succès, le GPL, le full hybride, et on veut continuer à installer l’idée que nous sommes une marque référente en hybride, et donc on vient d’introduire sur Sandero actuelle l’hybride, on va bien sûr la réintroduire sur la nouvelle version. Et puis on ira aussi continuer à construire notre édifice d’offre full électrique et ça ça sera le cas et notre grand patron, le CEO de la marque, a bien précisé que la nouvelle Sandero sera équipée d’une propulsion full électrique.
Didier Testot : Merci Frank Marotte d’avoir été avec nous.
Frank Marotte : Merci beaucoup.

Résumé de la vidéo : Les principaux points soulevés par Frank Marotte (Tous droits reservés www.labourseetlavie.com 2026)

Deux premières mondiales au Mondial : Dacia présente deux modèles aux antipodes pour illustrer l’étendue de sa gamme : la Spring (petite citadine 100 % électrique) et le Striker (véhicule familial polyvalent, à silhouette de break et technologie full hybride), aux côtés du récent SUV Bigster.
Accessibilité et multi-technologie : La stratégie de Dacia est d’offrir la mobilité la plus accessible possible (électrique, full hybride ou GPL) en adaptant la motorisation à chaque segment. Le but est de proposer les meilleurs prix d’achat et coûts d’usage du marché, tout en garantissant une excellente valeur de revente.
Changement de mentalité des clients : Les particuliers raisonnent désormais comme des entreprises (B2B) : ils calculent le « coût d’usage » et cherchent à stabiliser leur budget mobilité mensuel global (achat, carburant, entretien, décote).
Technologie « chirurgicale » et utile : Face à la course aux écrans et à la connectivité embarquée (notamment des constructeurs chinois), Dacia choisit de ne proposer que la technologie dont les clients ont réellement besoin. Cela évite d’alourdir la voiture (ce qui augmente la consommation) et de faire payer des équipements superflus.
Recharge électrique pragmatique : Sur la citadine Spring, l’autonomie permet une recharge moyenne d’une seule fois par semaine selon les usages constatés. Pour rassurer les utilisateurs, la marque opte pour des batteries capables de récupérer 80 % de leur capacité en moins de 30 minutes.
L’avenir avec la nouvelle Sandero : Pour remplacer la Sandero, actuelle numéro 1 des ventes en Europe, Dacia prépare une nouvelle offre multi-technologie (GPL, hybride) qui inclura pour la première fois une version 100 % électrique, consolidant ainsi la transition vers le « zéro émission » d’ici 2030.