Ce mois-ci, découvrez comment Solvay, patronyme devenu marque, a fait le tour du monde et a pris selon les lieux et avec le temps des significations très variées.

Chronique # 10 – «L’héritage d’Ernest Solvay: histoires d’un nom»

Pour un passionné d’histoire des sciences, Solvay évoque de prestigieux congrès scientifiques. Un habitant de Toscane pensera plutôt à une célèbre cité-jardin. Un étudiant en chimie le reliera à un élégant procédé industriel, un étudiant en sciences commerciales à un diplôme réputé. Le féru d’alpinisme visualisera un haut refuge, alors que l’investisseur financier l’associera à une valeur phare de la bourse. Nous vous proposons aujourd’hui une excursion multimédia à la découverte des multiples Solvay de la planète, des plus connus aux plus insolites.

http://www.youtube.com/watch?v=md328UnOBvA&feature=player_embedded

Un nom, des territoires

L’entreprise Solvay est profondément enracinée dans les territoires qui l’ont accueillie. Par la construction d’usines et de cités ouvrières, elle a largement modelé les espaces et dynamisé la vie locale. Aussi, à proximité des usines, un nombre incalculable de lieux porte le nom des frères fondateurs : des rues, des avenues, des places mais aussi des théâtres, des cinémas, des salles de fêtes, des piscines, des arènes sportives, Dans certains cas, comme à Rosignano-Solvay (Italie), ou dans l’État de New York (États-Unis), c’est le village qui a hérité du nom. Vous découvrirez dans la vidéo ces lieux chargés d’histoire. Ils en côtoient de plus récents, comme le siège de Solvay à Shanghai, symbole de vitalité du groupe dans les pays à forte croissance.

Synonyme de science et d’exigence

Dès l’adolescence, Ernest Solvay se passionna pour les sciences pures et appliquées – la physique et la chimie, en particulier. Paradoxalement, son parcours trépidant d’entrepreneur l’empêcha longtemps de s’y consacrer, d’autant que son cursus scolaire s’arrêta net à l’âge de 17 ans. Passé la cinquantaine, une fois sa fortune acquise, il dépensa sans compter pour soutenir la recherche scientifique. Davantage qu’un simple mécène, Ernest Solvay s’impliqua personnellement dans l’organisation d’instituts universitaires. Aidé des meilleurs spécialistes, il soutint la création d’une cité scientifique dans le parc Léopold de Bruxelles, à un jet de pierre de l’actuel quartier des institutions européennes. L’Institut de Sociologie, aujourd’hui appelé « Bibliothèque Solvay » figure parmi les établissements réputés dans le monde universitaire tout comme l’École de Commerce Solvay, dont le nom a récemment été modernisé en « Solvay Brussels School of Economics & Management ». Aujourd’hui, l’oeuvre de mécénat scientifique d’Ernest Solvay se prolonge par le « Prix Solvay pour la chimie du futur » qui récompense des découvertes scientifiques majeures contribuant à bâtir la chimie de demain tout en favorisant le progrès humain.

Au seuil du monde connu et au-delà

Au sommet du Mont Cervin, à 4003 mètres d’altitude, est perché le plus haut refuge des Alpes, le Solvayhütte, dont Ernest Solvay cofinança la fondation en 1915. De constitution fragile, Ernest Solvay fut victime de plusieurs dépressions nerveuses dans les années 1890. Pour le guérir, son médecin et ami, Paul Héger, lui recommanda de pratiquer l’alpinisme. Solvay s’y adonna énergiquement jusqu’à plus de 80 ans.

On trouve aussi dans l’Antarctique un Mont Solvay, baptisé ainsi pour honorer Ernest-John Solvay (petit-fils d’Ernest), mécène de l’expédition antarctique belge de 1957-1958 menée par Gaston de Gerlache.

Toujours plus haut, encore plus loin, propulsons-nous dans la ceinture d’astéroïdes, quelque part entre les orbites de Mars et Jupiter : l’astéroïde 7537 découvert en 1996 par Erik Elst à l’observatoire de La Silla au Chili porte le nom de l’inventeur belge. Un hommage galactique qu’Ernest Solvay aurait eu du mal à imaginer !

Redescendons dans l’atmosphère terrestre tout en gardant la tête dans les étoiles… En tant que premier partenaire technologique du Solar Impulse, le nom de Solvay figure en bonne place sur la carlingue extra-légère de l’avion solaire piloté par André Borschberg et Bertrand Piccard.

En créant son entreprise, Ernest Solvay n’aurait jamais pu imaginer que son patronyme atteindrait une telle portée ; mais sans doute serait-il satisfait de savoir que, quelle que soit la signification qu’on lui attribue, le nom Solvay contribue encore et toujours à véhiculer les valeurs humanistes et de progrès qui lui étaient chères.

Focus

André Borschberg et Bertrand Piccard, les deux pilotes du Solar Impulse, contribuent avec humour à notre film-hommage. Notons que les liens entre les familles Solvay et Piccard remontent à plusieurs générations : le grand-père de Bertrand, Auguste Piccard, physicien et explorateur de génie (il inspira à Hergé le personnage du professeur Tournesol) était une relation d’Ernest Solvay, et assista à plusieurs conseils de physique Solvay en compagnie d’Einstein, Curie, Planck, Lorentz & Co. Le monde est décidément bien petit !

À suivre : La science comme 5ème enfant

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ACTUALITÉS ÉCONOMIQUES ET FINANCIÈRES |

Ce mois-ci, découvrez les destins croisés de Solvay et de Rhodia avant leur rapprochement pour ne faire qu’un.

Chronique #9 – Intégrer un groupe à la longue histoire : Rhodia

Pour comprendre le nouveau Solvay, il est indispensable de s’intéresser aux racines de Rhodia, c’est-à dire à celles du puissant groupe français Rhône-Poulenc. Issu comme Solvay de la deuxième révolution industrielle, Rhône-Poulenc fait partie de l’histoire de la chimie et de l’industrie européenne. Durant 150 ans, les deux groupes se sont de nombreuses fois croisés, associés et accordés avant de choisir de ne faire qu’un.

Le couloir rhodanien, berceau d’une marque mondiale

Publicité pour la vanilline Rhodia, 1923

Au milieu du XIXe siècle, le jeune chimiste Prosper Monnet fonde à Lyon l’une des premières sociétés françaises de production d’aniline, une matière colorante (1857). En 1895, l’entreprise devient société anonyme, rebaptisée la Société Chimique des Usines du Rhône (SCUR). Parmi les productions emblématiques de la SCUR, on retrouve la vanilline (1894), les parfums synthétiques « Rodo » (1896), l’Aspirine du Rhône (1902), l’acétate de cellulose (1902), et, dès 1917, le Rhodoïd, une matière plastique à base de cellulose. En 1902, la SCUR lance la marque Rhodia pour désigner l’arôme de vanille ainsi que certains produits issus de l’acétate. C’est également sous cette marque que se développeront à partir de 1919 les premières filiales étrangères au Brésil et aux États-Unis.

Premiers partenariats avec Solvay

En 1922, la SCUR se rapproche du Comptoir des Textiles Artificiels contrôlé par la famille Gillet, et fonde la Rhodiaceta, société spécialisée dans la production de soie artificielle. Or, parmi les amis de la famille Gillet figure Emmanuel Janssen, gérant de Solvay. Cette proximité génère une collaboration financière et technique durable. Les deux groupes s’engagent dans des investissements communs en France, notamment dans la production mécanique du verre, la chimie et les fibres artificielles. Lorsqu’Emmanuel Janssen quitte la gérance de Solvay, il emporte avec lui la plupart de ces participations et les intègre dans d’autres entreprises, dont l’Union Chimique Belge (aujourd’hui UCB).


Edmond Gillet, Comptoir des Textiles Artificiels

Emmanuel Janssen, Solvay & Cie.

Essor d’un géant : Rhône-Poulenc

En 1928, SCUR fusionne avec les établissements Poulenc Frères basés à Ivry-sur-Seine (Paris) et donne jour au groupe Rhône-Poulenc. Très présent dans le secteur des produits pharmaceutiques et des fibres, le Groupe se diversifie après la seconde guerre mondiale et devient un producteur majeur de fibres synthétiques (Nylon, Tergal), de pénicilline, ou encore de silicones. Durant les années 1960 et 1970, une série de fusions et d’acquisitions propulse Rhône-Poulenc au premier rang de l’industrie chimique française. Doté d’un grand nombre de divisions et de métiers, Rhône-Poulenc remet de l’ordre dans sa structure, en se séparant notamment des activités pétrochimiques et des polymères de masse. : une belle opportunité pour Solvay, qui est en train d’étoffer son activité de transformation plastique. Le groupe belge rachète les Établissements Maréchal, quatre usines spécialisées dans le calandrage et l’enduction du PVC.

Stand Solvay-Maréchal, 1970

Des dynamiques convergentes

Les deux chocs pétroliers de 1973 et de 1981 transforment le monde de la chimie. Soumis aux mêmes aléas globaux, Rhône-Poulenc et Solvay engagent, chacun à sa façon, des stratégies pour certaines similaires : structuration en divisions ou secteurs, diminution du poids de la pétrochimie, croissance dans les activités moins cycliques et à plus forte valeur ajoutée, recentrage sur les métiers phares.
Au début des années 1980, les trajectoires des deux groupes se frôlent à nouveau. À la suite de la nationalisation de Rhône-Poulenc en 1982, son PDG Jean Gandois démissionne. Ébranlé par ses premières pertes financières, Solvay voit en lui un candidat potentiel au poste de CEO. Finalement, l’opération n’aura pas lieu, Jacques Solvay étant largement conforté à son poste.

Le mariage du siècle

Les années 1990 sont marquées par la privatisation de Rhône-Poulenc, puis par la grande scission entre ses activités pharmaceutiques et ses activités chimiques, plastiques et fibres. Les premières continuent sous le nom de Rhône-Poulenc jusqu’à leur fusion avec Hoechst pour former Aventis. Les secondes sont réunies sous la bannière de Rhodia, qui prend son indépendance en 1998. Son enjeu : réduire l’endettement hérité de la séparation avec Rhône-Poulenc tout en renforçant sa présence dans la chimie de spécialités. L’objectif est atteint au moment même où Solvay cherche à réinvestir le produit de la vente de sa branche pharmaceutique dans un projet industriel ambitieux.

Rhodia rejoint Solvay en 2011. Le nouveau groupe engage une transformation à grande vitesse. Jamais changement chez Solvay n’aura été mené à un rythme aussi intense ! Aujourd’hui, deux ans à peine après l’opération, le nouveau Solvay s’affirme parmi les acteurs majeurs de la chimie mondiale.

A suivre : L’héritage d’Ernest Solvay – Histoires autour d’un nom

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ACTUALITÉS ÉCONOMIQUES ET FINANCIÈRES |

Ce mois-ci, découvrez comment Solvay a su résister et se transformer malgré les grands événements qui ont marqué l’Histoire..

Chronique #8 – Dans les méandres de la grande Histoire

Crises, guerres, révolutions : la traversée du XXe siècle n’aura guère été de tout repos pour Solvay, confronté par sa dimension multinationale aux événements majeurs qui ont changé la face du monde. Ces expériences auront appris au Groupe à développer son agilité et à transformer des contraintes fortes en opportunités.

La grande dépression de la fin du XIXe siècle : une crise transformée en avantage

Dans les années 1870, éclate une première crise économique d’ampleur mondiale : les États adoptent une posture protectionniste, ferment leurs frontières aux entreprises exportatrices et relèvent leurs taxes douanières. Mais Solvay n’est pas touché. La raison ? Le groupe s’est internationalisé juste avant la dépression, en profitant du libéralisme économique ambiant et de l’absence d’entraves administratives. Au moment où les barrières douanières se ferment, ses filiales sont déjà dans la place, bien implantées sur leurs marchés nationaux.

Pavillon Solvay à l’exposition de Liège, 1905, par l’architecte Victor Horta. A cette époque, Solvay est déjà une multinationale prospère.

1914-1918 : premières pertes

La première guerre mondiale sonne le glas de l’Europe toute-puissante et de ses Empires. Après l’invasion de la Belgique par les troupes allemandes, le siège central de Solvay se trouve en territoire occupé. Implantées dans tous les pays belligérants, les filiales sont brusquement confrontées les unes aux autres et soumises à l’interventionnisme des États. Certaines usines voient une partie de leur main-d’oeuvre réquisitionnée. Partout, le défaut de matières premières et les difficultés à communiquer d’un pays à l’autre fragilisent l’empire Solvay. Lorsque la guerre cesse, le groupe dresse l’état des lieux : excepté quelques destructions, les sites ont été relativement préservés. Le plus grave est la confiscation des sites russes (Berezniki et Lysychansk) par les bolcheviques après la révolution d’octobre.

Usine de Château-Salins (Lorraine), bombardée en 1917.

Entre deux-guerres : un groupe sur la défensive

Commence alors une période d’intenses questionnements pour les dirigeants de Solvay : comment s’adapter aux reconfigurations géopolitiques et à la fin des Empires centraux ? Comment une multinationale doit-elle se comporter face à la multitude de nationalismes ? Comment faire face à la nouvelle puissance américaine et à ses groupes gigantesques ? La dépression économique de 1929 met un terme à ces tergiversations : Solvay se replie sur ses métiers historiques et investit dans un parc d’usines électrolytiques. Coupé de sa filiale américaine, le Groupe recentre son activité industrielle sur l’Europe continentale, au pire moment : nationalismes, fascismes, anarchismes et communismes montent en puissance et menacent les démocraties.

Seconde guerre mondiale : périls en la demeure

L’expansion allemande à partir de 1938 laisse les gouvernements et les industriels désorientés. En Autriche, Tchécoslovaquie, Pologne, Solvay & Cie voit ses sites mis en coupe réglée par l’Allemagne fasciste. Comme ils l’ont fait pour les filiales espagnoles en 1937, les gérants plaident leur cause auprès de la diplomatie belge pour garder un contrôle sur les usines, sans grand succès. Gérant en exil aux États-Unis, René Boël s’emploie à activer ses réseaux et à conformer les activités du Groupe aux règles mises en place par les Alliés. En Grande-Bretagne, l’entreprise, considérée comme propriété de l’ennemi, est particulièrement menacée. Boël mobilise ses partenaires d’ICI pour éviter que le capital de la filiale ne tombe sous le coup de la « Loi sur le commerce avec l’ennemi ». Parallèlement, il s’efforce d’obtenir la reconnaissance juridique de sa position de gérant de Solvay & Cie sur les territoires échappant à l’occupation allemande. Cela ne l’empêche pas de se projeter vers l’avenir : en partenariat avec ICI, Solvay & Cie démarre une usine au Brésil, un pays qui jouit alors d’une croissance vigoureuse. Grâce à cet exercice d’équilibrisme et de diplomatie, Solvay parvient à éviter l’effondrement de sa structure. Mais le pire reste à venir.

1945-1974 : à l’Est, rien ne va plus

À la sortie de la guerre, le monde se scinde en deux blocs. Fortement implanté à l’Est du rideau de fer, Solvay perd quinze usines, quasiment sans compensation. Une exception : Bernburg, la plus grande usine de Solvay avant guerre, sera récupérée pour un Deutschmark symbolique en 1991, deux ans après la chute du mur de Berlin. Le Groupe met le cap à l’Ouest, son nouvel horizon d’expansion.

La soudière de Bernburg est nationalisée en 1951 et rebaptisée « Sodawerke Karl Marx »

«Faire avec» la construction européenne

À partir de 1950, le processus de construction européenne est vécu par Solvay & Cie comme un véritable défi. Paradoxalement, la création d’un marché unique est loin d’avantager le groupe, qui tire sa force d’une présence dans de nombreux pays via des usines adaptées aux marchés locaux. Il faut réorganiser la production et restructurer le parc industriel. L’enjeu est vital : attirés par les opportunités offertes par le marché unique, de nouveaux concurrents pétrochimiques américains s’installent en Europe pour y construire des usines géantes. Se démarquer devient une nécessité : Solvay & Cie engage sa diversification, et mise, avec le succès qu’on sait, sur le plastique.

Garder son rang : le nouveau défi du monde moderne

Les débuts du XXIe siècle sont marqués par la perte d’influence de la « vieille Europe », confrontée à la montée en puissance de nouveaux acteurs sur tous les continents dits « émergents ». Multinationale expérimentée, Solvay a compris très tôt la nécessité d’accompagner ces régions en forte croissance, et surtout de se transformer pour garantir sa croissance dans un monde en mouvement permanent. C’est dans cette trajectoire que le groupe s’inscrit aujourd’hui.

1914-1918 : la Belgique sauvée de la famine

Le 4 août 1914, la Belgique, dont la neutralité avait été garantie par des traités internationaux, est envahie par les troupes allemandes. Le blocus allié menace le pays d’une famine de masse. Quelques industriels et hommes politiques créent le Comité National de Secours et d’Alimentation. Ernest Solvay, son principal soutien, en prend la présidence. Le comité parviendra à mettre en place, avec l’appui efficace de l’Espagne et des Pays-Bas, l’une des premières opérations humanitaires à grande échelle de l’histoire. Financé par des fonds publics et privés, l’approvisionnement en nourriture a véritablement sauvé de la famine et de la malnutrition la population belge et un nombre considérable d’habitants du nord de la France.

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Ce mois-ci, découvrez cinq personnages d’exception qui ont rejoint un temps la galaxie Solvay avant d’être propulsés sur le devant de la scène.

Chronique #7 – Les « people » de Solvay

Depuis 1863, des centaines de milliers d’hommes et de femmes ont oeuvré à la construction du groupe Solvay. Sans le savoir, certains ont croisé le destin de personnalités marquantes de leur siècle. Voici quelques portraits de ces personnages d’exception qui ont rejoint un temps la galaxie Solvay avant d’être propulsés sur le devant de la scène.

Raymond Poincaré (1860-1934), Président de la République française

Dans les années 1900, l’entreprise Solvay est déjà bien implantée dans l’Est de la France mais peine à y faire valoir ses droits. Confrontée à la concurrence tenace et débridée de soudiers et de saliniers locaux, elle fait appel à un jeune avocat d’affaires pour défendre ses intérêts : Raymond Poincaré. Libre-penseur, libéral progressiste et laïc, les convictions idéologiques de l’homme de loi sont en ligne avec celles des patrons belges. Avant d’accéder à la fonction suprême en 1913, Poincaré défend Solvay à plusieurs occasions dans des dossiers de non-respect d’accords commerciaux et industriels, notamment en 1905 et 1910, alors qu’il a déjà occupé plusieurs postes ministériels. Avec son aide, le Groupe s’affirme comme leader incontesté de la soude en France.

Henri Poincaré (1854-1912), mathématicien

Également physicien, philosophe et ingénieur, le cousin du Président fait partie de l’élite scientifique rassemblée lors des premiers conseils de physique Solvay. Une célèbre photo de 1911 le montre discutant avec Marie Curie, à droite.

John Foster Dulles (1888-1959), Secrétaire d’Etat américain

Dès 1881, Solvay ouvrait une filiale aux Etats-Unis pour conquérir le marché nord-américain. En 1920, l’entité est englobée dans l’Allied Chemical & Dye Corp., le plus vaste conglomérat chimique du continent. Solvay en est le principal actionnaire étranger avec 21 % des actions. Mais, pour le CEO d’Allied, Orlando Weber, il est inconcevable qu’une entreprise non américaine puisse influer sur sa stratégie : le groupe perd progressivement toute voix au chapitre. John Foster Dulles, alors avocat d’affaires, prend en main la défense des intérêts de Solvay. En étroit contact avec René Boël, il mène un délicat exercice de diplomatie industrielle, coalisant un large groupe d’actionnaires américains pour minoriser Weber et le forcer à accepter la nomination d’un représentant de Solvay au Board : ce sera Georges Murnane, l’associé d’un certain. Jean Monnet. Quelques années plus tard, Dulles est nommé secrétaire d’Etat (ministre des Affaires étrangères) pendant la présidence de Dwight Eisenhower.

Jean Monnet (1888-1979), « père de l’Europe »

Largement reconnu comme un diplomate et politicien de haut vol et comme l’un des fondateurs de l’Union européenne, Jean Monnet ne s’est pourtant consacré entièrement à la vie publique qu’à l’approche de la soixantaine. La première partie de sa vie professionnelle est surtout vouée aux affaires. À partir des années 1920, il mène une carrière de consultant financier international. En 1936, il s’associe avec Georges Murnane et fonde avec lui deux sociétés, l’une à New York, l’autre à Hong Kong. Entre 1935 et 1945, les deux hommes contribuent à démêler d’épineux dossiers pour le groupe Solvay. Parmi ceux-ci : le déblocage de fonds séquestrés en Italie par l’administration fasciste, et surtout le dossier « Allied Chemical », en collaboration avec John Foster Dulles. L’interlocuteur privilégié de Jean Monnet chez Solvay est René Boël. Futur président de la Ligue Européenne de Coopération Economique de 1951 à 1981, ce dernier jouera également un rôle important dans l’harmonisation des marchés et des systèmes juridiques d’Europe de l’Ouest.

Karol Wojtyla (1920-2005), souverain pontife

En 1981, quelle n’est pas la surprise de Jacques Solvay et de son épouse Marie-Claude lorsqu’ils reçoivent une lettre du nouveau pape Jean-Paul II remerciant Solvay de lui avoir sauvé la vie !

À la fin des années 30, Karol Wojtyla est étudiant à l’Université Jagellon de Cracovie et s’adonne à sa passion pour le théâtre. Après la défaite polonaise de 1939 et le démembrement du pays par l’Allemagne nazie et l’URSS, l’université est fermée par l’occupant. Pour éviter la déportation et le travail obligatoire en Allemagne, le jeune Wojtyla se fait engager à la carrière de Zakrzówek, puis rejoint l’usine Solvay de Podgórze. Il y travaillera comme ouvrier d’octobre 1941 à l’été 1944. Selon ses biographes, il choisit les équipes de nuit afin de garder du temps libre pendant la journée pour étudier au séminaire clandestin de Cracovie, prier et pratiquer le théâtre. Cette période dramatique marque fortement le futur pape. Il exprimera par la suite sa reconnaissance aux dirigeants de la filiale polonaise de Solvay ainsi qu’à la famille Solvay.
En 1982, Jean-Paul II honora l’usine italienne de Rosignano de sa visite, au cours de laquelle il prit grand plaisir à déjeuner à la cafétéria en compagnie des ouvriers Solvay.

À suivre : Dans les méandres de la grande Histoire

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ACTUALITÉS ÉCONOMIQUES ET FINANCIÈRES |

Ce mois-ci, découvrez les innovations sociales développées par Solvay dès le 19ème siècle

Chronique # 6 – Du paternalisme à la responsabilité sociale

Dans les années 1880, une fois Solvay lancé sur la voie de la réussite, l’attention de ses fondateurs se focalise sur la gestion d’une main-d’oeuvre abondante. Leurs idéaux humanistes leur inspirent un certain nombre d’innovations qui font de l’entreprise un laboratoire du capitalisme social. Durant des décennies, le Groupe n’a cessé de consolider cette avance qui, aujourd’hui encore, contribue à étayer ses pratiques en matière de responsabilité sociale.

Au XIXe siècle, les classes populaires ne jouissent pas d’un accès généralisé aux soins médicaux. Mus par des intérêts tant économiques que philanthropiques, certains patrons progressistes de la seconde révolution industrielle mettent en place des oeuvres destinées à encadrer les ouvriers et à les amener à un mode et une hygiène de vie salvateurs, pour le plus grand bénéfice de la production.

L’innovation sociale, une nécessité

Au milieu du XIXe siècle, alors que l’industrialisation bat son plein, le premier souci des dirigeants de Solvay est d’embaucher, de former et de fixer la main-d’oeuvre. Il faut dire que la plupart des usines sont implantées dans des régions rurales, hors des grands bassins d’emploi. La plupart des ouvriers doivent donc être formés sur le terrain et logés sur place. Et lorsqu’une certaine élite ouvrière s’est constituée, il devient indispensable de la fidéliser. Pour les fondateurs, le paternalisme est la réponse du moment à cette problématique. Ce système de « management » est fondé sur la conviction que le devoir de l’entrepreneur est de prendre soin de ses ouvriers, tout en les contrôlant, comme un père le ferait avec ses enfants. Les salaires se doublent ainsi d’avantages en nature : logements gratuits ou à faible loyer, couverture sociale, infrastructures d’éducation, de santé et de loisirs.

Sécurité sociale, congés payés : 50 ans d’avance sur l’Etat-providence

Dans les années 1880, Solvay met en place un système complet de sécurité sociale interne. Le Groupe prend en charge les frais médicaux et pharmaceutiques de ses salariés et paie la moitié de leur salaire pendant la durée de leur maladie. Dans chaque site, des caisses de prévoyance (retraite, maladie-invalidité, secours mutuels) contribuent à lier le travailleur à son emploi.
En 1897, le Groupe innove en instaurant la journée de 8 heures. Jusqu’alors, les ouvriers de fabrication travaillaient en deux pauses de douze heures, calquant leur rythme sur celui de la machine. Fait intéressant, l’impulsion vient de l’usine russe de Donetz : sans avertir le siège, son directeur Sigismond Toeplitz a testé le système des trois équipes travaillant par pauses de huit heures et démontré que les gains de productivité compensent la hausse des coûts salariaux. La mesure sera étendue à l’ensemble du Groupe en 1907.
En 1913, Solvay célèbre son cinquantenaire en instaurant les congés payés pour les ouvriers. Ceux-ci reçoivent une semaine de congés annuels avec double pécule.

Un dispositif au service de la paix sociale

En anticipant sur les avancées de la législation et en s’inscrivant parmi les sociétés de pointe en matière sociale, Solvay désamorce systématiquement toute revendication. La qualité de sa politique lui permettra de résister mieux que d’autres aux pressions des idéologies extrêmes de l’entre-deux-guerres et surtout de limiter la propagation d’idées révolutionnaires. Dans la Russie bolchevique, l’ampleur des programmes sociaux de la Lubimoff Solvay & Cie en faveur de ses « Solvayski » rendit celle-ci relativement hermétique à la pénétration des thèses marxistes, à tel point que son administrateur Wladimir Orlow s’entendit dire par un meneur: « Vous êtes nos pires ennemis« .

Etat-providence et nouvelles responsabilités

Après 1945, la généralisation de l’État-Providence qui se substitue aux initiatives privées, les mutations du capitalisme, l’évolution des mentalités, les crises successives et la mondialisation infléchissent la politique sociale. Solvay intègre les changements tout en conservant dans ses fondamentaux ce qui lui semble relever de sa responsabilité : ainsi, les multiples avantages conférés au personnel restent acquis (couverture mutuelle renforcée, soins de santé, participation aux frais d’études des enfants, fonds de pension, etc.). Jusque dans les années 1970, la préservation de l’emploi reste une priorité absolue : c’est ainsi que, malgré sa piètre localisation en matière d’approvisionnement en matières premières, la soudière condamnée de Sarralbe sera reconvertie en unité de production de polyoléfines en vue de conserver l’emploi sur le site.

Trouver un nouvel équilibre, le défi des années 80-90

En 1981, Solvay subit la première perte financière de son histoire. Cet épisode traumatisant, confirmé par la crise du début des années 90, sonne le glas du paternalisme à l’ancienne. Confrontés à la nécessité de s’adapter à un monde qui change, les dirigeants se rendent à l’évidence : pour la survie du groupe, la rationalité économique doit prendre le pas sur les autres considérations. À partir de 1993, plusieurs sites sont fermés ou restructurés, l’automatisation est accrue. Ces ruptures ne se font pas sans amertume, chez les salariés comme chez les dirigeants : Daniel Janssen, CEO de la 5e génération, confiera que la fermeture de la soudière historique de Couillet a été « la décision la plus douloureuse de sa carrière ». Fidèle à sa tradition, Solvay conduit cette transition autant que possible en douceur : les solutions telles que pré-retraites, mutations, reconversions, outplacement sont préférées aux plans drastiques de réduction des coûts. Le nombre de salariés décroît de manière « naturelle », passant de 49 000 en 1980 à 32 000 en l’an 2000.

Le dialogue social privilégié

En 1996, dans la continuité du dialogue établi avec les salariés, Solvay se dote d’un comité d’entreprise européen. L’engagement est renforcé en 2008 avec la signature d’une Charte de Développement Durable et de Responsabilité Sociétale. La récente intégration de Rhodia enrichit les pratiques du groupe.
Lancée en 2013, la nouvelle politique de développement durable « Solvay Way » intègre les meilleures pratiques issues des groupes Solvay et Rhodia. Solvay s’engage notamment auprès de ses collaborateurs en matière de sécurité et de santé au travail, de développement professionnel, de traitement équitable et de respect des droits. L’objectif est de poursuivre un dialogue social riche et équilibré avec les représentants des salariés, dans le cadre d’un futur accord mondial de responsabilité.




Cité ouvrière bordant la soudière des Deutsche Solvay Werke à Bernburg, en Allemagne.

La cité idéale selon Solvay
Les villes industrielles bâties par Solvay aux XIXe et XXe siècles s’inspirent de la cité idéale des utopistes : partout, la même logique s’applique. L’architecture des sites incarne l’image de l’entreprise. La taille et l’emplacement des logements reflètent le rang occupé par leurs hôtes. Appliquant les théories hygiénistes en vogue, Solvay dote ses cités de systèmes d’égouttage et de distribution d’eau, ainsi que de bains-douches et d’éclairage public au gaz. La mise à disposition de terrains de culture ainsi que de jardinets adjoints aux maisons ouvrières permet aux ménages de compléter leurs ressources alimentaires. Écoles, théâtres, hôpitaux, clubs sportifs, lieux de culte, magasins coopératifs alimentés par les fermes attenantes,. complètent l’aménagement des cités. Ainsi, partout où ses unités sont installées, Solvay sème des villes et modèle l’espace.

Louis Solvay

Une politique sociale à l’échelle du Groupe
En 1933, à l’initiative de Louis Solvay, fils du fondateur Alfred, la gestion des questions sociales est centralisée dans une nouvelle entité baptisée la « Maison d’Ernest Solvay », conçue comme une chambre de réflexion visant à adapter l’oeuvre sociale des frères Solvay à des temps de crise sociale et morale. Dotée d’une équipe propre, la Maison consolide et harmonise les initiatives sociales du groupe et supervise les nombreuses activités philanthropiques. C’est aussi à cette époque que Solvay ouvre la participation des employés aux bénéfices. Au départ de Louis Solvay en 1947, la Maison d’Ernest Solvay rejoint la direction centrale.

À suivre : Les « people » de Solvay

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Source: Solvay S.A. via Thomson Reuters ONE

HUG#1709160

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A l’occasion de son 150ème anniversaire, Solvay vous propose de découvrir son histoire à travers douze chroniques thématiques.

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