Montrouge, le 3 août 2016

Deuxième trimestre et premier semestre 2016

De bons résultats commerciaux et financiers
Confirmation de la solidité des sous-jacents du Groupe

Groupe Crédit Agricole* : simplification de la structure du Groupe achevée
-Bons résultats amplifiés par la plus-value VISA Europe
-Solidité financière confirmée par les stress-tests de l'EBA
RNPG publié : 1 942 m€ (+29,5% T2/T2); sous-jacent** : 1 623 m€

Ratio CET 1 non phasé   : 14,2% (+ 100 pb / juin 15)

* Crédit Agricole S.A. et Caisses régionales à 100%

Crédit Agricole S.A. : progression du RNPG sous-jacent (+13,0% T2/T2)

– Activité soutenue dans tous les métiers
– Charges toujours bien maîtrisées
– Coût du risque de crédit stabilisé à un niveau bas
– Solidité financière renforcée

PNB publié : 4 738 m€ ; sous-jacent** : 4 337 m€ (+0,5% T2/T2)
Charges hors FRU : 2 806 m€ (-0,8% T2/T2)
Coût du risque publié: -497 m€ (-17,4% T2/T2)

RNPG publié : 1 158 m€ (+25,8%); sous-jacent** : 818 m€
Ratio CET1 non phasé : 11,2% (+100 pb / Juin 15)

** variations retraitées des éléments spécifiques décrits en pages 6 et 22


Le Groupe Crédit Agricole

Le projet de simplification de la structure du Groupe est réalisé selon les termes mentionnés lors de la publication des résultats annuels 2015, le 17 février dernier. Le règlement-livraison a lieu ce jour, 3 août 2016.

L'ensemble des conditions nécessaires à la conclusion de cette opération ont en effet été levées au cours des derniers mois  Ainsi qu'annoncé en février dernier, le prix fixé initialement sur la base des bilans des Caisses régionales de Crédit Agricole arrêtés au 31 décembre 2015, soit 18,025 milliards d'euros, a fait l'objet d'un ajustement pour tenir compte de l'évolution des capitaux propres IFRS consolidés retraités des CRCA entre le 31 décembre 2015 et le 30 juin 2016. Cet ajustement s'élève à 517 millions d'euros de sorte que le prix final de cession des CCI et CCA transférés par Crédit Agricole S.A. à SACAM Mutualisation, filiale à 100% des Caisses régionales, s'élève à 18,542 milliards d'euros.

Cette transaction sera comptabilisée au troisième trimestre 2016, donnant lieu à un profit net exceptionnel de l'ordre de 1 250  millions d'euros pour Crédit Agricole S.A.

Le résultat net part du Groupe du groupe Crédit Agricole a atteint 1 942 millions d'euros au deuxième trimestre 2016, à comparer à 1 500 millions d'euros au deuxième trimestre 2015 ; ce très bon résultat intègre la plus-value VISA dont le montant a atteint 337 millions d'euros. Sur le premier semestre 2016, le résultat s'établit à 2 760 millions d'euros.

Cette bonne performance du trimestre est le reflet d'un dynamisme commercial dans tous les métiers ; elle traduit aussi la solidité de notre modèle en dépit du contexte de taux très bas ; elle bénéficie enfin du profil de risque  prudent assigné à tous nos métiers et qui se matérialise par un coût du risque de crédit toujours bas malgré le contexte politico-économique.

Les Caisses régionales continuent à enregistrer des performances commerciales solides : leur collecte bilan s'inscrit en hausse de 4,8% par rapport à fin juin 2015, tirée par les dépôts à vue (+10,7%) et leur encours d'assurance-vie augmente de +2,6% sur un an. La forte dynamique sur les crédits se poursuit, crédits à l'habitat (+5,0% de croissance des encours sur un an) mais aussi crédits à la consommation (+7,3% sur la même période).

Leur produit net bancaire d'activité hors provisions épargne-logement est stable, la hausse de leurs commissions compensant la baisse de leur marge nette d'intérêt. Leur coût du risque s'établit à 18 points de base sur encours sur le trimestre, avec un niveau très bas de créances dépréciées (2,5% des encours bruts). Au total, leur résultat net part du Groupe (à 100% en IFRS) s'élève à 780 millions d'euros au deuxième trimestre 2016, en légère baisse (-3,8%) par rapport au deuxième trimestre 2015.

Le Groupe Crédit Agricole a continué à renforcer sa solidité financière, avec un ratio Common Equity Tier 1 non phasé de 14,2% à fin juin 2016, soit 100 points de base de mieux qu'à fin juin 2015. Ce haut degré de solidité financière a été confirmé par l'exercice de stress tests, mené sous l'égide de l'Autorité bancaire européenne (EBA) et de la BCE, dont les résultats ont été publiés le 29 juillet dernier. En effet, l'impact du stress sévère retenu dans cet exercice sur le ratio CET1 phasé de décembre 2015 s'élève à 300 points de base, conduisant à un CET1 de 10,5% en partant d'un ratio de 13,5% fin 2015. Même dans ce scenario de stress sévère, le Groupe Crédit Agricole respecterait l'ensemble des contraintes qui lui sont applicables : en effet, la somme de l'exigence réglementaire minimale fixée par le Superviseur en décembre 2015 (SREP) et du coussin systémique applicable au Groupe à la date du 1 janvier 2019 (1%) se monte effectivement à 10,5%.

Le ratio TLAC estimé s'établit à 19,5% au 30 juin 2016, hors dette senior éligible ; l'exigence minimale de 2019, soit 19,5%, est ainsi d'ores et déjà respectée alors même que le calcul de ce taux inclut la dette senior éligible.

Le ratio de levier phasé ressort à 5,6%.

La situation de liquidité du groupe Crédit Agricole est solide. Le bilan cash bancaire du Groupe, à 1 066 milliards d'euros au 30 juin 2016, fait apparaître un excédent des ressources stables sur emplois stables de 104 milliards d'euros, stable par rapport à fin juin 2015 et conforme à notre objectif de pilotage. Les réserves de liquidité, incluant les plus-values et les décotes liées au portefeuille de titres, s'élèvent à 227 milliards d'euros et couvrent plus de 2,5 fois l'endettement court terme brut.

Les principaux émetteurs du groupe Crédit Agricole ont émis 24,1 milliards d'équivalent euro de dette senior et subordonnée dans le marché et les réseaux au cours du premier semestre 2016.

Au mois de juillet 2016, l'agence de notation Moody's a relevé d'un cran à A1, avec perspective stable, les notes long terme de Crédit Agricole S.A., des 38 Caisses régionales et de Crédit Agricole CIB. Les notes de court terme sont affirmées à P-1. Cette hausse du rating reflète l'amélioration des fondamentaux du Groupe, en particulier une qualité d'actifs renforcée, une rentabilité en net redressement depuis fin 2014 et une capitalisation en amélioration continue.

Crédit Agricole S.A.

Le Conseil d'administration de Crédit Agricole S.A., réuni sous la présidence de Dominique Lefebvre le 2 août 2016, a examiné les comptes du deuxième trimestre et du premier semestre 2016.

Le résultat net part du Groupe du deuxième trimestre 2016 ressort à 1 158 millions d'euros, en hausse de 25,8% par rapport à celui du deuxième trimestre 2015. Il intègre une plus-value réalisée sur la cession de titres VISA pour 328 millions d'euros. Hors celle-ci et les autres éléments spécifiques habituels, le résultat sous-jacent s'établit à 818 millions d'euros, en hausse de 13% sur celui du deuxième trimestre 2015.

Ce bon résultat provient des premiers impacts récurrents positifs de l'opération de simplification de structure sur le produit net bancaire, de la quasi-stabilité des charges et d'un coût du risque de crédit toujours très mesuré. Il reflète également une activité soutenue dans tous les métiers.

Ainsi, la dynamique commerciale est toujours très forte en gestion de l'épargne et assurances : Amundi a dépassé en fin de trimestre, par la seule croissance organique, l'objectif des 1 000 milliards d'euros d'encours fixé pour fin 2016; l'épargne-retraite atteint plus de 264 milliards d'euros et le portefeuille de  l'assurance- dommages dépasse les 12 millions de polices. Le crédit à la consommation a atteint sur le deuxième trimestre la production record de 10 milliards d'euros. Les financements structurés du pôle Grandes clientèles ont enregistré une production nouvelle bien orientée qui a généré des commissions en hausse de 15% par rapport au deuxième trimestre 2015. Dans la banque de proximité, chez LCL,  les encours de crédits progressent sur un an de 4,5%, tirés par l'évolution (+6,9%) des crédits aux professionnels et aux entreprises ; en matière de collecte de bilan, les dépôts à vue continuent de progresser vivement (+12,1% sur un an) et représentent 37% de l'encours total  de la collecte bilan. Chez Cariparma, les encours de crédits à l'habitat sont en hausse de 4% et les encours de collecte progressent de 5,1%.

Les principaux agrégats comptables connaissent une évolution favorable : le produit net bancaire sous-jacent du deuxième trimestre 2016 est en hausse de 0,5% par rapport au deuxième trimestre 2015 et, surtout, progresse de 3,4% par rapport au premier trimestre 2016, porté par une meilleure performance du pôle Grandes clientèles et des progressions dans les services financiers spécialisés et la banque de proximité : les revenus augmentent de 1,6% chez LCL et de 3,8% chez Cariparma au deuxième trimestre 2016 par rapport au premier trimestre. Les charges, hors ajustement sur le Fonds de résolution unique et la provision pour adaptation du réseau de LCL, sont en baisse de 0,8% trimestre sur trimestre. Enfin, le coût du risque de crédit continue à rester à un niveau bas, à 41 points de base sur encours, en données annualisées, contre 48 un an plus tôt et 41 à fin décembre 2015. Le coût du risque continue à baisser sensiblement en crédit à la consommation (133 points de base contre 226 au deuxième trimestre 2015), chez Cariparma (108 points de base contre 135) et reste à un niveau faible chez LCL (14 points de base contre 12) et dans la banque de financement (29 points de base contre 21).

Outre les évolutions mentionnées sur les métiers, le pôle AHM enregistre une forte amélioration ; son résultat net part du Groupe est positif sur le trimestre, à 67 millions d'euros. Hors plus-value VISA, spread émetteur et dividendes des Caisses régionales, il est à -300 millions d'euros.

A fin juin 2016, la situation de solvabilité de Crédit Agricole S.A. s'est consolidée : le ratio Common Equity Tier 1 non phasé s'établit à 11,2%, soit 100 points de base de plus qu'à fin juin 2015 ; il était de 10,8% à fin mars 2016. Pro forma de l'opération de cession des titres CCI et CCA à Sacam Mutualisation, le ratio CET1 atteint 11,9%.

Le ratio LCR de Crédit Agricole S.A., tout comme celui du Groupe, sont supérieurs à 110% à fin juin 2016.

Au 30 juin 2016, Crédit Agricole S.A. a réalisé 79% de son programme de 14 milliards d'euros de financement moyen long terme sur les marchés (dette senior et subordonnée). Il a levé 9,5 milliards d'équivalent euros de dette senior et 1,5 milliard d'équivalent euro de dette subordonnée.

Enfin, le ratio de levier phasé de Crédit Agricole S.A. s'établit à 4,5% [1] à fin juin 2016 selon l'Acte Délégué adopté par la Commission européenne.

Responsabilité sociale et environnementale (RSE)

Conscient de son rôle moteur dans la transition énergétique vers une économie bas carbone, le Crédit Agricole poursuit les actions engagées. Il a revu ses politiques sectorielles notamment celles liées à l'activité du charbon et des autres énergies fossiles depuis 2015 ; il accompagne ses clients acteurs de la transition énergétique en finançant les énergies renouvelables soit directement soit à travers le développement des obligations vertes. Crédit Agricole CIB maintient ainsi sa position de leader des green bonds en euros en arrangeant la plus importante émission internationale en juillet 2016 auprès de Bank of China. D'un montant de 2,8 Mds€, cette émission permettra le financement de projets dans les énergies renouvelables, la prévention et la maitrise de la pollution, le transport propre et la gestion durable de l'eau. Amundi poursuit son offre indicielle « low carbon » permettant d'alléger l'empreinte carbone du portefeuille des clients jusqu'à 50 %, et l'enrichit de son offre d'investissement en fonds de green bonds.

Par ailleurs, le Groupe participe activement aux initiatives de place et internationales. Depuis début 2016, le Crédit Agricole co-construit avec ses pairs en France, en lien avec l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) une approche concernant les « stress-tests » bancaires. Ceux-ci devront mesurer la capacité de résistance des activités bancaires vis-à-vis des risques associés au changement climatique. Dans cette même logique d'identification et de maîtrise des nouveaux risques, Crédit Agricole S.A. a rejoint au 1er trimestre 2016, Science Based Target , une initiative conjointe de WWF, du Global Compact (Nations Unies), du World Ressources Institute (WRI) et de Carbon Disclosure Project . Science Based Target   accueille les entreprises se fixant un objectif moyen terme et de long terme de réduction des émissions de CO2 cohérent avec l'Accord de Paris sur le climat. Le groupe Crédit Agricole S.A. s'est donné pour objectif de réduire de 15% ses émissions directes de CO2 dans la période 2015-2020.


Agenda financier

8 novembre 2016                    Publication des résultats du troisième trimestre 2016
15 février 2017                         Publication des résultats du quatrième trimestre et de l'année 2016
11 mai 2017                             Publication des résultats du premier trimestre 2017
24 mai 2017                             Assemblée générale à Tours
3 août 2017                              Publication des résultats du deuxième trimestre et du premier semestre 2017
8 novembre 2017                    Publication des résultats du troisième trimestre 2017

Avertissement
Cette présentation peut comporter des informations prospectives du Groupe, fournies au titre de l'information sur les tendances. Ces données ne constituent pas des prévisions au sens du règlement européen n° 809/2004 du 29 avril 2004 (chapitre 1, article 2, § 10). Ces éléments sont issus de scénarii fondés sur un certain nombre d'hypothèses économiques dans un contexte concurrentiel et réglementaire donné. Par nature, ils sont donc soumis à des aléas qui pourraient conduire à la non-réalisation des projections et résultats mentionnés. De même, les informations financières reposent sur des estimations notamment lors des calculs de valeur de marché et des montants de dépréciations d'actifs. Le lecteur doit prendre en considération l'ensemble de ces facteurs d'incertitudes et de risques avant de fonder son propre jugement.

Normes applicables et comparabilité
Les chiffres présentés au titre de la période de six mois arrêtée au 30 juin 2016 ont été établis en conformité avec le référentiel IFRS tel qu'adopté par l'Union européenne et applicable à cette date, et avec la réglementation prudentielle en vigueur à ce jour. Ces informations financières ne constituent pas des états financiers pour une période intermédiaire, tels que définis par la norme IAS 34 « Information financière intermédiaire » et n'ont pas été auditées.

Dans l'ensemble du document, les données du compte de résultat 2015 sont présentées pro forma : transfert de CACEIS du pôle Gestion de l'épargne et Assurances au pôle Grandes clientèles, transfert du Switch Assurances de AHM au métier Assurances, passage de la contribution des Caisses régionales en IFRS5. Au sein de Crédit Agricole S.A., le terme « Banque de proximité » ne couvre désormais que LCL et la Banque de proximité à l'international.

RÉSULTATS CONSOLIDÉS DE CRÉDIT AGRICOLE S.A.


 

(en millions d'euros)
T2-16 T2-16
sous-jacent
Variation
T2/T2
sous-jacent
S1-16 S1-16
sous-jacent
Variation S1/S1
Sous-jacent
Produit net bancaire 4 738 4 337 0,5% 8 537 8 531 (1,9%)
Charges d'exploitation hors FRU (2 806) (2 765) (0,8%) (5 781) (5 740) (0,4%)
Fonds de Résolution Unique (FRU) (43) (43) ns (244) (244) +39,5%
Résultat brut d'exploitation 1 889 1 529 (0,2%) 2 512 2 547 (7,8%)
Coût du risque (497) (497) +17,1% (899) (899) (0,2%)
Résultat d'exploitation 1 392 1 032   1 613    
Sociétés mises en équivalence 121 121   244 244 ns
Gains/pertes sur autres actifs 3 3 +6,9% 3 3 ns
Variation de valeur des écarts d'acquisition
Résultat avant impôt 1 516 1 156 +3,6% 1 860 1 895 (4,3%)
Impôt (255) (244) (4,3%) (267) (481) (12,8%)
Résultat net des activités arrêtées ou en cours de cession 11 11 ns 11 11 ns
Résultat net de l'exercice 1 272 923 +7,2% 1 604 1 425 +1%
Participations ne donnant pas le contrôle 114 105 (23,5%) 219 213 (15,6%)
Résultat net part du Groupe 1 158 818 +13% 1 385 1 212 +4,6%

Au deuxième trimestre 2016 , le produit net bancaire atteint 4 738 millions d'euros au deuxième trimestre 2016; il intègre une plus-value réalisée sur la cession de titres VISA pour 355 millions d'euros ainsi que  30 millions d'euros de dividendes des Caisses régionales non perçus au premier trimestre. Hors ces éléments spécifiques et 16 millions d'euros de retraitements comptables habituels (réévaluation de la dette, DVA courant et couvertures de prêts), il s'élève à 4 337 millions d'euros. Le produit net bancaire du deuxième trimestre 2015 retraité de la réévaluation de la dette, du DVA courant et des couvertures de prêts s'était établi à 4 317 millions d'euros. Le produit net bancaire sous-jacent du deuxième trimestre 2016 s'inscrit ainsi en hausse de 0,5% sur un an.

Les charges d'exploitation, à -2 849 millions d'euros, sont impactées par un complément de cotisation au Fonds de Résolution Unique pour -43 millions d'euros. Retraitées de cet élément et d'une provision pour charges d'aménagement du réseau de LCL de 41 millions d'euros, les charges d'exploitation baissent de 0,8% entre le deuxième trimestre 2015 et le deuxième trimestre 2016.


Le coût du risque , qui inclut une provision juridique de 50 millions d'euros , s'établit à 497 millions d'euros, en baisse de 17,4% par rapport au deuxième trimestre 2015. Le coût du risque de crédit seul s'élève à 447 millions d'euros, soit +5,4% par rapport au montant correspondant en 2015. Le coût du risque sur encours, calculé sur 4 trimestres glissants, s'établit à 41 points de base contre 48 points de base un an plus tôt. Il reste à un niveau bas dans tous les métiers.

L'encours des créances dépréciées [2] s'établit à 15,8 milliards d'euros et représente 3,6% des encours de crédit bruts sur la clientèle et les établissements de crédit, pourcentage identique à celui de fin juin 2015. Les créances dépréciées sont couvertes par des provisions spécifiques à hauteur de 52,3%. Y compris les provisions collectives, le taux de couverture des créances dépréciées s'élève à 67,9%.

Le résultat des sociétés mises en équivalence s'élève à 121 millions d'euros sur le trimestre dont 61 millions d'euros dans le Pôle Grandes Clientèles, essentiellement Banque Saudi Fransi, et 51 millions d'euros dans le pôle Services financiers spécialisés, essentiellement les joint-ventures de financement automobile. Pour mémoire, aucune contribution n'est enregistrée au titre des Caisses régionales en raison de leur passage en IFRS 5 dans le cadre de l'opération de simplification de la structure du Groupe.

Au total, le résultat net part du Groupe de Crédit Agricole S.A. atteint 1 158 millions d'euros au deuxième trimestre 2016. Hors la plus-value de cession des titres VISA et les dividendes versés par les Caisses régionales et après retraitements comptables de la réévaluation de la dette, du DVA courant et des couvertures de prêts, le résultat ressort à 818 millions d'euros, soit un montant 13% supérieur au résultat sous-jacent du deuxième trimestre 2015 qui était de 725 millions d'euros.

Les éléments retraités du compte de résultat pour passer des montants et variations publiés aux montants et variations sous-jacents sont pour le trimestre :

Sur le premier semestre 2016 , le produit net bancaire sous-jacent, à 8 531 millions d'euros est en baisse de 1,9% sur celui du premier semestre 2015, la hausse du deuxième trimestre n'ayant pas totalement compensé l'évolution du premier trimestre.
L'évolution des charges sous-jacentes, soit hors provisions pour réaménagement du réseau LCL, est une baisse de 0,4%. La contribution au Fonds de résolution unique (FRU) s'établit à -244 millions d'euros, en progression de 39,5% sur celle de 2015.
Le coût du risque à -899 millions d'euros sur le premier semestre 2016 est en baisse de 0,2% par rapport au premier semestre 2015.
Le résultat net part du Groupe publié du premier semestre 2016 s'élève à 1 385 millions d'euros. Plusieurs opérations significatives ponctuelles ont eu des impacts tant sur les comptes du premier semestre 2016 que sur ceux de 2015. Retraités de ceux-ci, le résultat sous-jacent du premier semestre 2016 s'inscrit en hausse de 4,6% sur celui du premier semestre 2015.  

Les éléments retraités du compte de résultat pour passer des montants et variations publiés aux montants et variations sous-jacents sont pour le semestre :

SOLVABILITE

A fin juin 2016, la situation de solvabilité de Crédit Agricole S.A. s'est consolidée : le ratio Common Equity Tier 1 non phasé s'établit à 11,2%, soit 100 points de base de plus qu'à fin juin 2015 ; il était de 10,8% à fin mars 2016. Pro forma de l'opération de cession des titres CCI et CCA à Sacam Mutualisation, le ratio CET1 atteint 11,9%.

Le ratio global phasé s'élève à 18,8% au 30 juin 2016, la baisse temporaire de ce ratio étant due aux optimisations en cours sur le Tier 2.

Enfin, le ratio de levier de Crédit Agricole S.A. s'établit à 4,5% [3] à fin juin 2016 selon l'Acte Délégué adopté par la Commission européenne.

LIQUIDITE

Le bilan cash du groupe Crédit Agricole représente 1 066 milliards d'euros à fin juin 2016, à comparer à 1 041 milliards d'euros à fin juin 2015.

L'excédent de ressources stables sur emplois durables s'élève à 104 milliards d'euros au 30 juin 2016, stable par rapport au 30 juin 2015 (103 milliards d'euros). 

Au 30 juin 2016, les réserves de liquidité incluant les plus-values et les décotes liées au portefeuille de titres s'élèvent à 227 milliards d'euros, ce qui représente plus de deux fois et demie l'endettement court terme brut, contre plus de deux fois au 30 juin 2015. Le ratio LCR du Groupe et celui de Crédit Agricole S.A. sont supérieurs à 110% à fin juin 2016.

Les principaux émetteurs du groupe Crédit Agricole ont émis 24,1 milliards d'euros de dette senior et subordonnée dans le marché et les réseaux au cours du premier semestre 2016. Pour sa part, Crédit Agricole S.A. a levé 9,5 milliards d'équivalent euros de dette senior et 1,5 milliard d'équivalent euros de dette subordonnée, dont une émission d' Additional Tier 1 en dollars US pour 1,15 milliards d'équivalent euros réalisée au début de l'année 2016. Au 30 juin 2016, Crédit Agricole S.A. avait réalisé 79% de son programme de financement moyen long terme sur les marchés (dette senior et subordonnée) de 14 milliards d'euros. 

RÉSULTATS PAR PÔLE D'ACTIVITÉ

1.       P ÔLE BANQUE DE PROXIMITÉ EN FRANCE (LCL)

( en millions d'euros) T2-16 T2-16
sous-jacent 1
Variation
T2/T2
sous-jacent [4]
S1- 16 S1- 16
sous-jacent 1
Variation
S1/S1
sous-jacent1
Produit net bancaire 849 849 (10,1%) 1 684 1 684 (9,7%)
Charges d'exploitation hors FRU, plan de transformation et provisions réseau (610) (610) (2,8%) (1 252) (1 252) (1,5%)
FRU (3) (3) (19) (19)
Impact plan de transformation (12) (12) (24) (24)
Provisions réseau (41) (41)
Résultat brut d'exploitation 183 224 (26,8%) 348 389 (31,0%)
Coût du risque (53) (53) ns (75) (75) 17,3%
Résultat avant impôt 130 171 (40,6%) 273 314 (37,0%)
Impôt (44) (58) (45,7%) (97) (111) (40,2%)
Résultat net de l'exercice 86 113 (37,6%) 176 203 (35,2%)
Participations ne donnant pas le contrôle 4 5 (37,6%) 9 10 (34,7%)
Résultat net part du Groupe 82 108 (37,6%) 167 193 (35,2%)

Les encours de crédit sont en hausse de 4,5% entre juin 2015 et juin 2016, avec une progression marquée de 6,9% des crédits aux professionnels et aux entreprises sur la même période.

Les encours de collecte de bilan augmentent de 7,4% sur un an, tirés par la croissance des dépôts à vue dont la part augmente de 35% au deuxième trimestre 2015 à 37% au deuxième trimestre 2016.

L'activité sur les produits d'assurances a été très dynamique au deuxième trimestre 2016, tout particulièrement en IARD (Multi Risques habitation, Auto et Santé) et en Prévoyance (respectivement +24% et +67% par rapport au deuxième trimestre 2015).

Par ailleurs, après quatre trimestres de baisse, les encours renégociés du deuxième trimestre 2016 (à 1,4 milliard d'euros) augmentent par rapport au premier trimestre 2016. Les encours de remboursements anticipés, à 0,9 milliard d'euros, sont quant à eux en légère baisse sur le trimestre.

Le produit net bancaire du deuxième trimestre 2016 de LCL atteint 849 millions d'euros, en baisse de 10,1% par rapport au deuxième trimestre 2015. Retraité de la provision Epargne-logement et d'un trimestre de résultat de BFCAG [5] , le produit net bancaire de LCL est en baisse 8,3% par rapport au deuxième trimestre 2015.
Le produit net bancaire progresse de 1,6% par rapport au premier trimestre 2016. Cette hausse s'explique par l'amélioration de la marge nette d'intérêts (+3,2% par rapport au premier trimestre 2016) qui reste toutefois marquée par les impacts défavorables des volumes exceptionnels de renégociations et de remboursements anticipés des crédits immobiliers.

Conformément aux orientations annoncées le 9 mars 2016, LCL poursuit l'adaptation de son réseau commercial en regroupant des agences, notamment en secteur urbain. Ces aménagements du réseau se traduisent dans les comptes du deuxième trimestre 2016 par une provision de 41 millions d'euros comptabilisée en charges d'exploitation. Retraitées de cet effet, du FRU et du plan de transformation, les charges de LCL sont en baisse de 1,2% par rapport au deuxième trimestre 2015.

Le coût du risque au deuxième trimestre 2016, à 53 millions d'euros, est stable par rapport au deuxième trimestre 2015 après retraitement de l'effet de la récupération sur un dossier juridique enregistrée au deuxième trimestre 2015.

Au total, le résultat net part du Groupe sous-jacent de LCL s'établit pour le deuxième trimestre 2016 à 108 millions d'euros hors provision pour l'adaptation du réseau, soit une baisse de 37,6% par rapport au deuxième trimestre 2015.

Au premier semestre 2016, le produit net bancaire de LCL enregistre une baisse de 9,7% par rapport au premier semestre 2015. Retraité de la provision Epargne-logement d'une part et d'un trimestre de résultat de BFCAG [6] d'autre part, le produit net bancaire de LCL du premier semestre 2016 est en baisse 8,8% par rapport au premier semestre 2015.
La marge d'intérêt, à 920 millions d'euros sur le semestre, est impactée défavorablement par la vague exceptionnelle de renégociations et de remboursements anticipés des crédits immobiliers de l'année 2015. Les commissions sont légèrement en baisse par rapport au premier semestre 2015 (763 millions d'euros au premier semestre 2016 contre 772 millions au premier semestre 2015).

Les charges d'exploitation du semestre sont impactées par les provisions comptabilisées au titre de l'optimisation du réseau de 41 millions d'euros. Retraitées de cet effet, du FRU et du plan de transformation, les charges de LCL sont en baisse de 1,5% par rapport au premier semestre 2015. Les charges liées au plan de transformation s'élèvent à 24 millions d'euros sur le semestre, en hausse de 26,3% en douze mois. L'impact du FRU s'élève à 19 millions d'euros au premier semestre 2016.

Le coût du risque reste faible à  75 millions d'euros au premier semestre 2016, à comparer à une charge de 64 millions il y a un an. A 14 points de base rapportés aux encours  (sur quatre trimestres glissants), il reflète un niveau de risque récurrent qui demeure bas depuis plusieurs trimestres (pour mémoire, le premier semestre 2015 intégrait une récupération sur un dossier juridique).

Au total, le résultat net part du Groupe s'établit pour le premier semestre 2016 à 193 millions d'euros hors provision pour l'adaptation du réseau, en baisse de 35,2% par rapport au premier semestre 2015.

Les éléments retraités du compte de résultat pour passer des montants et variations publiés aux montants et variations sous-jacents pour le trimestre et le semestre sont détaillés en annexe.

2.       P OLE BANQUE DE PROXIMITÉ A L'INTERNATIONAL

Le pôle enregistre un résultat net part du Groupe de 130 millions d'euros au premier semestre 2016 contre  91 millions d'euros au premier semestre 2015.

(en millions d'euros) T2-16 Variation
T2/T2
S1-16 Variation
S1/S1
Produit net bancaire 637 (8%) 1 262 (5,7%)
Charges d'exploitation hors FRU (367) 1,1% (734) (0,7%)
FRU (2) ns (10) ns
Résultat brut d'exploitation 268 (18,5%) 518 (12,2%)
Coût du risque (113) (24,7%) (240) (19,6%)
Résultat avant impôts 155 (13,2%) 278 (4,5%)
Impôt (48) (15,5%) (91) (12,1%)
Résultat net des activités arrêtées ou en cours de cession (100%) (100%)
Résultat net de l'exercice 107 (13,4%) 187 +7,2%
Participations ne donnant pas le contrôle 30 (7,5%) 57 +0,7%
Résultat net part du Groupe 77 (15,5%) 130 +10,4%

En Italie, l'activité commerciale de Cariparma s'avère de bon niveau au premier semestre 2016. L'encours de collecte enregistre une belle progression de 5,1% par rapport au 30 juin 2015 et s'établit à 99,5 milliards d'euros au 30 juin 2016. L'encours de collecte hors bilan enregistre une bonne progression de 7,3% sur un an et s'établit à 63,5 milliards d'euros (en particulier, hausse de 6,3% sur l'assurance-vie et les OPCVM) et ce malgré un contexte de marché moins favorable au premier semestre 2016 et un effet de base du premier semestre 2015 qui avait enregistré de très bonnes performances. Sur la même période, la collecte bilan augmente de 1,5% et atteint 36,0 milliards d'euros au 30 juin 2016.
L'encours de crédits atteint 34,5 milliards d'euros au 30 juin 2016, enregistrant une hausse de 1,4% par rapport au 30 juin 2015, toujours tiré tant par les crédits aux particuliers qui progressent de 3,0% sur un an que par les crédits aux grandes entreprises qui progressent de 7,9%. L'encours de crédits aux professionnels et aux PME baisse sur la même période de 1,1%.

Au deuxième trimestre 2016, le produit net bancaire de Cariparma s'élève à 413 millions d'euros sur le deuxième trimestre 2016, enregistrant une diminution de 7,9% par rapport au deuxième trimestre 2015. La marge nette d'intérêts est en effet impactée par l'environnement de taux d'intérêt négatifs et par une concurrence accrue sur les meilleures contreparties. Les commissions enregistrent également un net recul (-7% sur le deuxième trimestre 2016 par rapport au deuxième trimestre 2015), lié notamment à un effet de base important.

Les charges hors FRU demeurent bien maîtrisées à 236 millions d'euros, en hausse de 0,4% par rapport au deuxième trimestre 2015, permettant à Cariparma de maintenir un coefficient d'exploitation à un niveau satisfaisant (57,2% hors FRU). Cariparma a dû effectuer une contribution complémentaire au FRU de 2 millions d'euros sur ce trimestre.

Le coût du risque enregistre une nette diminution de 17,0% par rapport au deuxième trimestre 2015, il s'établit à 82 millions sur le deuxième trimestre 2016, contre 99 millions au deuxième trimestre 2015. Le taux de créances dépréciées est en baisse à 13,6% et le niveau de couverture est en hausse (à 46,3%, y compris provisions collectives). Les entrées en défaut poursuivent leur baisse (-11% entre le deuxième trimestre 2015 et le deuxième trimestre 2016).

Au global, par rapport au deuxième trimestre 2015, la diminution notable du coût du risque et la maîtrise des charges permettent à Cariparma de compenser partiellement la diminution du produit net bancaire observée ce trimestre. Ainsi, le résultat net part du Groupe ressort à 43 millions d'euros au deuxième trimestre 2016, contre 54 millions d'euros au deuxième trimestre 2015.

Sur le deuxième trimestre 2016, le résultat net du Groupe Cariparma selon le périmètre local atteint 70 millions d'euros et le résultat net part du Groupe de Crédit Agricole S.A. en Italie s'élève à 117 millions d'euros.

Au premier semestre 2016, le produit net bancaire régresse de 6,4% par rapport au premier semestre 2015 pour s'établir à 811 millions d'euros. Cette baisse est expliquée notamment par les commissions qui sont en retrait (-16%) sur le semestre dû à un effet de base lié à un volume élevé de collecte au premier semestre 2015.
Les charges d'exploitation hors FRU restent quasiment stables (hausse de 0,4%) entre le premier semestre 2015 et le premier semestre 2016.
Le coût du risque s'établit à 167 millions d'euros au premier semestre 2016, en baisse de 15,2% par rapport au premier semestre 2015 grâce à l'amélioration des fondamentaux en Italie et aux processus de suivi du risque mis en place par Cariparma.
Le résultat net part du Groupe de Cariparma ressort à 81 millions d'euros au premier semestre 2016, à comparer à 93 millions d'euros au premier semestre 2015 (soit -13,5%). Selon le périmètre local, le résultat net part du Groupe Cariparma s'élève à 123 millions d'euros pour le semestre. Le résultat net part du Groupe de Crédit Agricole S.A. en Italie, toutes activités confondues, atteint 237 millions d'euros au premier semestre 2016.

Les autres entités du Groupe à l'international affichent une activité commerciale dynamique. L'encours de collecte s'établit à 12,3 milliards d'euros au 30 juin 2016 (dont 11,1 milliards d'euros de collecte bilan), contre 13,0 milliards d'euros au 30 juin 2015 (dont 11,4 milliards d'euros de collecte bilan). Cette évolution s'explique essentiellement par un effet change. Retraitée de cet effet, cette évolution ressort à +1,2% par rapport au 30 juin 2015. L'encours progresse en Pologne et en Ukraine, tandis qu'il diminue en Egypte (diminution des ressources chères).
L'encours de crédits atteint 10,1 milliards d'euros au 30 juin 2016 (contre 10,3 milliards d'euros au 30 juin 2015), en hausse de 3,0% par rapport au 30 juin 2015 hors effet de change.
L'excédent global de collecte bilan atteint 1,8 milliard d'euros au 30 juin 2016.

Le produit net bancaire des autres entités du Groupe à l'international est en retrait de 8,2% au deuxième trimestre 2016 par rapport au deuxième trimestre 2015 à 224 millions d'euros, pénalisé par les effets changes en Egypte, en Ukraine et en Pologne.
Le résultat brut d'exploitation du trimestre diminue de 15,5% entre le deuxième trimestre 2015 et le deuxième trimestre 2016.
Sur le trimestre, le coût du risque s'élève à 31 millions d'euros, en baisse de 39,5% par rapport au deuxième trimestre 2015 (51 millions d'euros).
Au global, le résultat net part du Groupe des autres entités du Groupe à l'international atteint 34 millions d'euros au deuxième trimestre 2016, stable par rapport au deuxième trimestre 2015.

Au premier semestre 2016, le résultat net part du Groupe s'établit à 49 millions d'euros en nette progression (+113,5%). Le produit net bancaire, à 451 millions d'euros, est en légère baisse par rapport au premier semestre 2015, notamment pénalisé par les effets change. Les charges d'exploitation sont en baisse de 4,4% sur le premier semestre 2016. Le coût du risque, à 72 millions d'euros, est en baisse de 28,2% par rapport au premier semestre 2015. Il bénéficie de l'amélioration de la situation économique au Maroc et en Ukraine notamment.
Par entité, l'Egypte reste très dynamique, avec une contribution en nette hausse, à 36 millions d'euros. La contribution de Crédit Agricole Pologne, à 25 millions d'euros, est en progression par rapport au premier semestre 2015. Le résultat net part du Groupe de l'Ukraine est en nette hausse tout comme celui du Crédit du Maroc suite à l'amélioration du coût du risque.


3.       P ÔLE GESTION DE L'EPARGNE ET ASSURANCES

Le pôle Gestion de l'épargne et Assurances comprend la gestion d'actifs, les assurances et la gestion de fortune.
Au 30 juin 2016, les encours gérés du pôle progressent de 22 milliards d'euros par rapport au 31 décembre 2015, confirmant ainsi le dynamisme de ce pôle sur les six premiers mois de l'année avec une collecte nette pour l'ensemble des métiers de 21 milliards d'euros dont 17 milliards pour Amundi, 3 milliards pour l'assurance vie et 1 milliard d'euros pour la gestion de fortune. Outre les bonnes performances commerciales, le pôle enregistre un effet marché et change positif de 1 milliard d'euros. L'encours global s'élève ainsi à 1 418 milliards d'euros au 30 juin 2016, en hausse de 1,6% sur le semestre. Le résultat net part du Groupe du pôle est en hausse de 8,9% par rapport au premier semestre 2015 (après retraitement des effets liés à l'activation du Switch au T2-15) pour atteindre 794 millions d'euros, dont 415 millions d'euros au titre du deuxième trimestre 2016.

(en millions d'euros) T2-16 Variation
T2/T2
sous-jacent [7]
S1-16 Variation
S1/S1
sous-jacent 1
Produit net bancaire 1 165 (1,1%) 2 343 (0,2%)
Charges d'exploitation (531) (1,2%) (1 124) 0,2%
Résultat brut d'exploitation 634 (1,0%) 1 219 (0,6%)
Coût du risque (5) ns (7) ns
Résultat d'exploitation 629 +0,3% 1 212 +0,6%
Sociétés mises en équivalence 6 (7,5%) 13 +1,6%
Gains ou pertes nets sur autres actifs 1 ns 1 ns
Résultat avant impôt 636 (1,2%) 1 226 +0,1%
Impôt (179) (19,4%) (351) (17,8%)
Résultat net de l'exercice 457 +8,2% 875 +9,6%
Participations ne donnant pas le contrôle 42 +15,1% 81 +17,8%
Résultat net part du Groupe 415 +7,6% 794 +8,9%

Dans le domaine de la Gestion d'actifs , Amundi affiche des encours de 1 004 milliards d'euros, dépassant ainsi d'ores et déjà l'objectif de 1 000 milliards d'euros annoncé en 2014 pour fin 2016, grâce à une croissance essentiellement organique sur la période. Sur les six premiers mois de l'année 2016, la collecte nette reste dynamique malgré la montée de l'aversion aux risques chez les clients. Elle s'élève à près de 17 milliards d'euros et est réalisée à plus de 90% à l'international (dont plus de 70% en Asie). Elle est concentrée sur les actifs moyen-long terme pour 17 milliards d'euros [8] , notamment les actions. L'activité est par ailleurs essentiellement tirée par le segment Retail, malgré la forte aversion au risque. L'effet marché et change est, quant à lui, positif de 2,4 milliards d'euros sur le semestre, portant ainsi les actifs sous gestion à 1 004 milliards d'euros à fin juin 2016. Ils progressent de 1,9% par rapport au 31 décembre 2015 et de 5,2% sur un an.

Au deuxième trimestre 2016, le résultat net d'Amundi à 100% (avant attribution aux actionnaires minoritaires) s'affiche à 145 millions d'euros, en hausse de 1,3% par rapport au deuxième trimestre 2015. Dans un contexte de baisse des marchés actions et de forte volatilité, ce niveau élevé de résultat s'explique par une bonne résistance des revenus et une stricte maîtrise des coûts. Le résultat net part du Groupe, affecté par la baisse du taux de détention de Crédit Agricole S.A. dans Amundi de 78,6% au deuxième trimestre 2015 à 74,2% au deuxième trimestre 2016, s'établit quant à lui, à 108 millions d'euros contre 113 millions d'euros au deuxième trimestre 2015. Pour les six premiers mois 2016, il s'élève à 200 millions d'euros contre 211 millions d'euros pour les six premiers mois 2015, du fait de la même variation dans le taux de détention. Le produit net bancaire est  quasi stable, que ce soit au deuxième trimestre 2016 par rapport au deuxième trimestre 2015 (+0,6%) ou sur les six premiers mois de 2016 par rapport aux six premiers mois 2015 (-1,2%). Cette stabilité résulte d'une bonne résistance des commissions de gestion et de surperformance. Au deuxième trimestre 2016, les charges d'exploitation sont bien maîtrisées, en baisse de -2,7% par rapport au deuxième trimestre 2015 et de -2.2% au premier semestre par rapport à la même période en 2015. Au total, le coefficient d'exploitation s'améliore de 0,5 point par rapport au premier semestre 2015 pour s'établir à 52,9%, traduisant une très bonne efficacité opérationnelle.

L'activité Gestion de fortune dans le Groupe voit une stabilité de ses encours gérés sur le semestre en lien avec des conditions de marché difficiles. Ils s'élèvent à 150,4 milliards d'euros à fin juin 2016 (-0,5% par rapport à fin juin 2015). Le résultat net part du Groupe sur les six premiers mois de 2016 est pénalisé par l'attentisme de la clientèle face à l'incertitude des marchés financiers. Il s'établit à 34 millions d'euros, en baisse de 28,1% par rapport au premier semestre 2015.

Le pôle Assurances affiche un chiffre d'affaires [9] de 7,9 milliards d'euros au deuxième trimestre 2016.

Le pôle épargne / retraite continue à faire preuve d'une bonne dynamique. Le chiffre d'affaires s'élève à 6,3 milliards d'euros, contre 5,9 milliards d'euros au deuxième trimestre 2015, soit une progression de 6,4% tirée par l'activité à l'international. Les encours gérés s'établissent à 264,2 milliards d'euros à fin juin 2016, en progression de 3,4% sur un an. La part des encours en euros s'élève à 214,4 milliards d'euros, et celle en unités de compte à 49,8 milliards d'euros. La part des unités de compte atteint 21,2% dans la collecte et 18,8% dans le stock.

L'assurance dommages connait une progression supérieure au marché en France. Le segment Agri et Pro enregistre une forte progression (+8,7% par rapport au deuxième trimestre 2015). Le cap de 12 millions de contrats est franchi au mois de juin 2016. Le chiffre d'affaires de l'assurance Dommages s'établit à 767 millions d'euros, en hausse de 6% au deuxième trimestre 2016 par rapport au deuxième trimestre 2015. Le ratio combiné [10] est maîtrisé en dépit des évènements climatiques récents. Il s'établit à 96,6% sur le périmètre Pacifica.

Le pôle Prévoyance / Emprunteur / Collectives voit son chiffre d'affaires progresser de 12,0% au deuxième trimestre 2016 par rapport au deuxième trimestre 2015. Il s'élève ainsi à 814 millions d'euros. Le trimestre est également marqué par le lancement d'un partenariat commercial intégré avec Amundi en retraite collective, qui complète l'offre du groupe en assurances collectives. La partie emprunteur progresse de 7,4% au deuxième trimestre 2016  par rapport au deuxième trimestre 2015, avec une augmentation de l'activité aussi bien en France qu'à l'international.

Au deuxième trimestre 2016, le résultat net part du Groupe du métier Assurances s'établit à 293 millions d'euros, en hausse de 16,6% par rapport au deuxième trimestre 2015 retraité de l'effet de l'activation de la garantie Switch [11] .

Sur le premier semestre 2016, le résultat net part du Groupe du métier Assurances s'établit à 560 millions d'euros, en hausse de 18,7% par rapport au premier semestre 2015 retraité de l'effet de l'activation de la garantie Switch3.

Les éléments retraités du compte de résultat pour passer des montants et variations publiés aux montants et variations sous-jacents pour le trimestre et le semestre sont détaillés en annexe.

4.       P ÔLE SERVICES FINANCIERS SPÉCIALISÉS

(en millions d'euros) T2-16 Variation
T2/T2
S1-16 Variation
S1/S1
Produit net bancaire 659 (0,9%) 1 306 (0,4%)
Charges d'exploitation hors FRU (327) 2,1% (676) 1,0%
FRU (4) ns (13) (22,4%)
Résultat brut d'exploitation 328 (4,8%) 617 (1,3%)
Coût du risque (158) (13,9%) (277) (28,7%)
Résultat d'exploitation 170 5,4% 340 43,4%
Sociétés mises en équivalence 51 14,2% 97 10,5%
Gains ou pertes nets sur autres actifs (2) ns (2) ns
Résultat avant impôt 219 6,5% 435 33,9%
Impôt (48) (11,2%) (105) 17%
Résultat net de l'exercice 171 12,8% 330 41,1%
Participations ne donnant pas le contrôle 17 (35,4%) 47 16,7%
Résultat net part du Groupe 154 23,1% 283 46,2%

Le pôle Services financiers spécialisés enregistre un résultat net part du Groupe de 154 millions d'euros au deuxième trimestre 2016 contre un profit de 125 millions un an plus tôt.

Dans la tendance des derniers trimestres, l'activité de CACF progresse à nouveau, sur le deuxième trimestre 2016 qui affiche un niveau de production trimestriel historiquement le plus élevé de 10,3 milliards d'euros. En hausse de 17% entre le deuxième trimestre 2015 et le deuxième trimestre 2016, celle-ci est tirée par l'ensemble des segments, et plus particulièrement par FCA Bank (+26% sur un an) et les réseaux du Groupe (+19%). Les encours totaux gérés atteignent ainsi 74,2 milliards d'euros à fin juin 2016, niveau le plus élevé depuis juin 2013, soit une hausse de 5,7% par rapport à fin juin 2015, tirés par le dynamisme des partenariats automobiles (+15,1%) et des réseaux Groupe (+10,8%). Leur répartition géographique est inchangée par rapport au trimestre précédent avec 38% des encours localisés en France, 32% en Italie et 30% dans les autres pays.
Le renforcement du refinancement externe se poursuit, CACF ayant lancé en mars 2016 un nouveau dispositif de collecte en Espagne, qui vient compléter les dispositifs existant déjà en Allemagne et en Autriche, permettant d'atteindre 4,9 milliards d'euros de collecte à fin juin.
Enfin, CACF annonçait le 2 mai 2016 la finalisation de l'achat par sa filiale FCA Bank de FFS AG, la captive financière de Ferrari.

Le produit net bancaire de CACF s'établit à 522 millions d'euros au deuxième trimestre 2016, en léger retrait par rapport au  deuxième trimestre de l'année précédente (-2,4%) mais en croissance par rapport au premier trimestre 2016 (+0,9%). Avec des charges en légère hausse de 3,1% en un an à 261 millions d'euros ce trimestre, CACF continue à améliorer son efficacité opérationnelle avec un résultat brut d'exploitation en hausse de 9,3% à 261 millions d'euros par rapport au premier trimestre 2016. Enfin, le coût du risque est toujours en baisse significative, de -15,4% entre le deuxième trimestre 2015 et le deuxième trimestre 2016, notamment sous l'effet de l'amélioration structurelle de la qualité des portefeuilles. Le résultat net part du Groupe de CACF ressort ainsi à 117 millions d'euros, à comparer à 92 millions d'euros au deuxième trimestre 2015.

Au premier semestre 2016, le produit net bancaire de CACF est en recul de 1,4% avec 1 039 millions d'euros par rapport au premier semestre 2015, principalement à cause de l'assurance et des rachats de crédit en Italie. Les partenariats automobiles, quant à eux, participent à la rentabilité de CACF avec une contribution en hausse de 10,7% de la quote-part des sociétés mises en équivalence.
Les charges, à 540 millions d'euros, sont en légère hausse de 0,7% par rapport au premier semestre 2015, retraitées de l'impact FRU de 8 millions d'euros au premier trimestre 2016.
Le coût du risque est en baisse significative, notamment sous l'effet de l'amélioration du portefeuille clients. À 248 millions d'euros sur le semestre, le coût du risque du crédit à la consommation marque une baisse de 30,5% en un an. Il s'établit à 133 points de base (sur 4 trimestres glissants) pour CACF au premier semestre 2016, contre 226 points de base au premier semestre 2015.
Le résultat net part du Groupe de CACF ressort ainsi à 223 millions d'euros, intégrant 9 millions d'euros au titre du FRU, contre 145 millions d'euros au premier semestre 2015 avec 10 millions de charges au titre du FRU.

En ce qui concerne CAL&F , les encours de crédit-bail poursuivent leur progression pour atteindre 15,2 milliards d'euros à fin juin 2016, en hausse de 3,1% en un an. Le chiffre d'affaires factoré augmente quant à lui de 5% par rapport au deuxième trimestre 2015 à 17,8 milliards d'euros. Cette croissance est particulièrement forte sur la France qui affiche une hausse de 9,0% sur la même période pour atteindre 11,9 milliards d'euros à fin juin 2016.

Le produit net bancaire de CAL&F s'élève à 137 millions d'euros au deuxième trimestre 2016, en hausse de 5,1% par rapport au deuxième trimestre 2015. A 70 millions d'euros, les charges affichent une hausse de 4,0% entre le deuxième trimestre 2015 et le deuxième trimestre 2016 alors que le coût du risque progresse de 4,1% sur la même période. Le résultat net part du Groupe de CAL&F augmente ainsi de 12,7% en un an pour s'élever ce trimestre à 37 millions d'euros.

Au premier semestre 2016, le produit net bancaire de CAL&F s'élève à 267 millions d'euros, en hausse de 3,8% par rapport au premier semestre 2015, sous l'effet notamment de la hausse de l'encours de crédit-bail en France. Toujours sur le semestre, les charges, ressortent à 150 millions d'euros, ce qui représente une légère baisse de 0,5%. Le coût du risque s'élève à 29 millions d'euros, contre 32 millions d'euros au premier semestre 2015. Au total, le résultat net part du Groupe de CAL&F sur les six premiers mois de l'année s'élève à 60 millions d'euros, intégrant 5 millions de charges au titre du FRU hausse de 25,2%. Sur la période équivalente de 2015, celui-ci était de 48 millions d'euros et incluait 6 millions de charges au titre du FRU.


5.       PÔLE GRANDES CLIENTELES

Au deuxième trimestre 2016, le résultat net part du Groupe du pôle Grandes Clientèles ressort à 363 millions d'euros. Après retraitement des couvertures de prêts et de l'effet du DVA courant (-2 millions d'euros d'impact), le résultat net part du Groupe s'élève à 365 millions d'euros. Ce trimestre intègre également un complément de dotation au Fonds de résolution unique (FRU) de 24 millions d'euros ainsi qu'une provision pour risques juridiques à hauteur de 50 millions d'euros.

Le résultat net part du Groupe retraité du pôle est composé de la contribution de la banque de financement à hauteur de 219 millions d'euros, de la banque de marché et d'investissement à hauteur de 114 millions d'euros et des services aux institutionnels à hauteur de 32 millions d'euros (contre respectivement 213 millions d'euros, 159 millions d'euros et 26 millions d'euros au deuxième trimestre 2015).

Total Pôle Grandes Clientèles

(en millions d'euros)  

T2-16
 

T2-16
sous-jacent
Variation T2/T2
sous-jacent [12]
S1-16  

S1-16
sous-jacent
Variation S1/S1
sous-jacent 1
Produit net bancaire 1 326 1 329 (5,0%) 2 546 2 536 (9,6%)
dont Banque de financement 571 570 (2,8%) 1 097 1 096 (3,7%)
dont Banque de marché et d'investissement 554 558 (10,1%) 1 063 1 054 (18,1%)
dont Services financiers aux institutionnels 201 201 +4,7% 386 386 +1,3%
Charges d'exploitation hors FRU (728) (728) 1,3% (1 515) (1 515) 0,8%
FRU (24) (24) ns (149) (149) 64,6%
Résultat brut d'exploitation 574 577 (15,0%) 883 873 (28,1%)
Coût du risque (166) (166) ns (288) (288) ns
Résultat d'exploitation 408 411 (36,3%) 595 585 (46,8%)
Sociétés mises en équivalence 61 61 ns 123 123 ns
Gains/pertes sur autres actifs 1 1 ns 1 1 ns
Résultat avant impôt 470 473 (21,4%) 719 709 (36,7%)
Impôt (107) (108) (42,6%) (187) (184) (49,9%)
Gains ou pertes nets des activités arrêtées 11 11 ns 11 11 ns
Résultat net 374 376 (8,5%) 543 536 (28,6%)
Participations ne donnant pas le contrôle 11 11 (15,4%) 17 17 (26,1%)
Résultat net part du Groupe 363 365 (8,3%) 526 519 (28,7%)

Après un début d'année volatil, les marchés ont connu une période d'accalmie à partir de fin mars grâce aux actions des banques centrales et notamment de la BCE avec l'extension de son programme de rachats de titres aux Corporates. La volatilité sur les marchés est réapparue dès le mois de mai avec les incertitudes autour de la croissance mondiale et les premières craintes autour du Brexit. Celles-ci se sont accentuées début juin entraînant un écartement des indices de crédit, pour revenir ensuite quasiment à leur niveau pré-référendum fin juin compte tenu de la longueur du process attendu de sortie de l'Union Européenne, avec un resserrement des spreads de crédit et une baisse de la volatilité en fin de période.

Dans ce contexte, les revenus de la banque de financement et d'investissement atteignent 1 125 millions d'euros au deuxième trimestre 2016. Après retraitement des couvertures de prêts et des effets du DVA courant, ils atteignent 1 128 millions d'euros, ce qui représente une hausse de 6,4% hors effets des xVA par rapport au deuxième trimestre 2015 qui représentait un niveau de revenu élevé.
Ainsi, les revenus des activités de Fixed income & Treasury s'élèvent à 459 millions au deuxième trimestre 2016 hors impact du DVA courant. Hors effets des xVA, ils enregistrent une hausse de 17% par rapport au deuxième trimestre 2015. De très bonnes performances ont été constatées sur l'ensemble des activités, notamment sur les activités de taux (effet de base favorable du deuxième trimestre 2015 qui avait été impacté par les incertitudes sur les obligations souveraines) et sur les activités de crédit qui ont enregistré une nette reprise.
Sur les émissions obligataires, CACIB progresse d'une place pour atteindre le 5 ème rang mondial et maintient sa 2 ème position sur le marché mondial des green bonds (28 opérations réalisées sur le deuxième trimestre 2016).
La banque d'investissement a également enregistré une activité dynamique au deuxième trimestre 2016 grâce à la conclusion d'opérations significatives d'augmentation de capital. Ses revenus s'élèvent ainsi à 99 millions d'euros au deuxième trimestre 2016, en hausse de 16% par rapport au deuxième trimestre 2015.
La VaR demeure à un niveau faible, en dépit de la volatilité des marchés, en particulier sur la fin du trimestre (moyenne de 11 millions d'euros sur le deuxième trimestre 2016).

Les financements structurés présentent des revenus stables au deuxième trimestre 2016 (308 millions d'euros) par rapport au deuxième trimestre 2015, grâce à de bonnes performances sur toutes les lignes-produits (commissions en hausse et niveau de production nouvelle important).
Les activités de la banque commerciale résistent bien dans un environnement qui demeure difficile (prix du pétrole en baisse de 25% entre le deuxième trimestre 2015 et le deuxième trimestre 2016, réduction des volumes de crédits syndiqués en Europe dans le contexte du Brexit). CACIB parvient ainsi à maintenir ses parts de marché et demeure numéro un en France et numéro 5 en Europe de l'Ouest en tant que teneur de livre sur le marché de la syndication.

Les charges d'exploitation s'élèvent à 603 millions d'euros au deuxième trimestre 2016, elles intègrent une dotation complémentaire au titre du Fonds de résolution unique (FRU) à hauteur de 24 millions d'euros. Retraitées de cette dotation, les charges d'exploitation demeurent stables par rapport au deuxième trimestre 2015 (+1,3%).

Au deuxième trimestre 2016, le coût du risque enregistre une dotation pour provision pour risques juridiques à hauteur de 50 millions d'euros. Retraité de cet élément, il s'élève à 116 millions d'euros, dans la tendance du premier trimestre 2016. Le ratio de coût du risque sur encours pour la banque de financement atteint 29 points de base sur le deuxième trimestre 2016 [13] . Pour mémoire, le deuxième trimestre 2015 enregistrait 350 millions d'euros de complément de provision au titre de l'OFAC.

Le résultat des entreprises mises en équivalence enregistre les bonnes performances de la banque Saudi Fransi et s'établit à 61 millions d'euros. Pour mémoire, le résultat du deuxième trimestre 2015 incluait les dépréciations de deux participations (UBAF et Elipso).

Concernant les services aux institutionnels, grâce à une bonne dynamique commerciale, CACEIS a maintenu ses actifs stables dans un contexte de marché défavorable. Les encours conservés s'élèvent à 2 329 milliards d'euros au 30 juin 2016, (contre 2 327 milliards d'euros au 31 décembre 2015) tandis que les encours administrés atteignent 1 494 milliards d'euros 30 juin 2016, en hausse de 1,2% par rapport au 31 décembre 2015. Sur le deuxième trimestre 2016, la contribution au résultat net part du Groupe de CACEIS s'élève à 32 millions d'euros, en hausse de 24,1% par rapport au deuxième trimestre 2015. Cette bonne performance globale s'explique essentiellement par des revenus en hausse de 4,7% entre les deux trimestres comparés, CACEIS ayant procédé à la refacturation des taux d'intérêt négatifs à ses clients.

S'agissant du premier semestre 2016, le résultat net part du Groupe du pôle Grandes Clientèles s'établit à 526 millions d'euros et à 519 millions d'euros après retraitement des couvertures de prêts et de l'effet du DVA courant (7 millions d'euros d'impact). Cette période inclut une dotation au Fonds de résolution unique (FRU) à hauteur de 149 millions d'euros ainsi qu'une provision pour risque juridique à hauteur de 50 millions d'euros.

Le résultat net part du Groupe retraité du pôle se décompose entre la banque de financement qui contribue pour 370 millions d'euros, de la banque de marché et d'investissement pour 101 millions d'euros et des services aux institutionnels à hauteur de 48 millions d'euros (contre respectivement 399 millions d'euros, 289 millions d'euros et 26 millions d'euros au premier semestre 2015).

Alors que le premier semestre 2015 avait bénéficié de conditions de marché favorables (politique de Quantitative Easing de la BCE, suppression du cours plancher CHF/EUR), l'environnement de marché a été chahuté sur les activités de la banque de marché et d'investissement pendant le premier semestre 2016. Ainsi, les revenus atteignent 1 054 millions sur le premier semestre 2016, en baisse de 18,1% par rapport au premier semestre 2015, mais en baisse de 4,2% hors effets xVA.

Les revenus de la banque de financement sont en légère baisse (1 096 millions d'euros au premier semestre 2016 contre 1 138 millions sur la même période 2015, soit -3,7%), en dépit d'une bonne tenue des activités de financements structurés qui enregistrent de bons résultats sur la majorité des lignes produits, notamment les transports aériens, les infrastructures et les financements d'acquisition. La banque commerciale reste, quant à elle, affectée par le contexte économique défavorable sur 2016, marqué en particulier par la chute du prix du pétrole entre les deux périodes de comparaison.

Le coût du risque s'élève à 288 millions d'euros au premier semestre 2016, contre 465 millions d'euros au premier semestre 2015, ce dernier incluait une dotation complémentaire à la provision OFAC à hauteur de 350 millions.

Les charges d'exploitation atteignent 1 355 millions d'euros au premier semestre 2016, contre 1 286 millions d'euros au premier semestre 2015, enregistrant une hausse de 5,5% entre les deux périodes. Cette hausse est principalement imputable aux cotisations au Fonds de résolution unique (FRU) qui s'élève à 149 millions d'euros au premier semestre 2016, contre 90 millions d'euros au premier semestre 2015. Retraité de cet élément, les charges d'exploitation restent maîtrisées entre les deux semestres (+0,8%).

La contribution des entreprises mises en équivalence atteint 123 millions d'euros au premier semestre 2016, contre 19 millions d'euros au premier semestre 2015, ce dernier ayant enregistré la dépréciation de deux participations (UBAF et Elipso).

Sur le premier semestre 2016, le résultat net part du Groupe de CACEIS s'élève à 48 millions d'euros, contre 40 millions d'euros au premier semestre 2015, soit une hausse de 18,1% entre les deux périodes, grâce à la hausse des revenus (+1,3%) en lien avec la refacturation des taux d'intérêt négatifs entre les deux trimestres de comparaison et une bonne maîtrise des charges (stables).


6.       ACTIVITES HORS METIERS

(en millions d'euros) T2-16 Variation
T2/T2
S1-16 Variation
S1/S1
Produit net bancaire 102 ns (604) (21,5%)
dont gestion du capital et liquidité

 
58 ns (730) (31,0%)
dont coûts nets alloués aux participations et à la participation

 

 

 
(277) (19,7%) (574) (14,7%)
dont Switch (115) +1,5% (230) +1,3%
dont VISA Europe 355 ns 355 ns
dont spreads émetteurs 19 (88,8%) 38 (77,4%)
dont autres

 
25 (52,7%) 89 (27,7%)
Charges d'exploitation hors FRU et nouvelles taxes (186) (9,5%) (397) (4,8%)
Impact FRU et nouvelles taxes (14) ns (72) (0,1%)
Résultat brut d'exploitation (98) (81,8%) (1 073) (14,7%)
Coût du risque (2) ns (12) ns
Résultat d'exploitation (100) (78,2%) (1 085) (6,9%)
Sociétés mises en équivalence 3 ns 11 ns
Gains ou pertes nets sur autres actifs 3 ns 3 ns
Résultat avant impôts (94) (79,8%) (1 071) (8,7%)
Impôts 171 (32,5%) 564 +10,4%
Résultat net 77 ns (507) (23,4%)
Participations ne donnant pas le contrôle 10 (52,0%) 8 (83,6%)
Résultat net part du Groupe 67 ns (515) (27,6%)
Résultat net part du Groupe sous-jacent (300) (21,3%) (705) (22,1%)

*Les éléments retraités du compte de résultat sont le gain de cession VISA, les dividendes reçus des Caisses régionales et les spreads émetteurs.

Au deuxième trimestre 2016 , le produit net bancaire du pôle AHM s'établit à +102 millions d'euros (contre -405 millions d'euros au deuxième trimestre 2015) en raison de l'enregistrement de la plus-value de cession des titres VISA Europe pour +355 millions d'euros et de l'impact de +30 millions d'euros au titre des dividendes versés par les Caisses régionales sur leur résultat 2015. Par ailleurs, l'opération d'optimisation de bilan réalisée au premier trimestre de l'année génère une baisse du coût de la dette de 53 millions d'euros ce trimestre.
Pour mémoire, le coût du Switch s'inscrit désormais à -115 millions d'euros par trimestre suite à la réallocation au pôle Gestion de l'Epargne et Assurances du Switch Assurances.

Les charges d'exploitation, hors FRU, taxes BCE, SRB et C3S baissent de 9,5% entre le deuxième trimestre 2015 et le deuxième trimestre 2016 à 186 millions d'euros. Le complément de charges FRU et les taxes bancaires s'élève à 14 millions d'euros au deuxième trimestre 2016.

L'effet impôt est très favorable au deuxième trimestre 2016 du fait de la faible imposition de la plus-value de cession des titres VISA et des dividendes perçus des Caisses régionales. A 171 millions d'euros au premier trimestre, il est en baisse de 32,5% en un an.

Au total, le résultat net part du Groupe s'établit ainsi au deuxième trimestre 2016 à +67 millions d'euros ; retraité des spreads émetteurs, des impacts de l'opération VISA et des dividendes des Caisses régionales, il s'établit à -300 millions d'euros.

Le premier semestre 2016 est extrêmement atypique en termes de produit net bancaire, puisqu'il intègre le coût de l'opération d'optimisation du bilan pour -683 millions d'euros (premier trimestre 2016) et les économies générées par cette opération pour 53 millions d'euros (deuxième trimestre), ainsi que la plus-value sur cession des titres VISA pour 355 millions d'euros et les dividendes reçus des Caisses régionales pour 286 millions d'euros. Il s'élève ainsi à -604 millions d'euros au premier semestre 2016, mais sur une base non comparable au produit net bancaire du premier semestre de 2015 qui s'élevait à  -769 millions d'euros.
Pour mémoire, le coût du Switch s'inscrit désormais à -230 millions d'euros par semestre, suite à la réallocation au pôle Gestion de l'Epargne et Assurances du Switch Assurances.

Hors FRU, taxes BCE, SRB et C3S, les charges d'exploitation du pole baissent de 4,8% entre le premier semestre 2015 et le premier semestre 2016. La contribution au FRU et les nouvelles taxes sont stables sur un an à 72 millions d'euros en 2016.

L'impôt est de +564 millions d'euros au premier semestre, mais ne peut être comparé à l'impôt du premier semestre de 2015 du fait des éléments décrits ci-dessus.

Au total, le résultat net part du Groupe du pôle s'inscrit au premier semestre 2016 à -515 millions d'euros ; retraité des spreads émetteurs, des impacts de l'opération VISA et des dividendes des Caisses régionales, il s'établit à -705 millions d'euros.


RÉSULTATS CONSOLIDÉS DU GROUPE CRÉDIT AGRICOLE

L'encours de crédit clientèle du Groupe s'établit à près de 757 milliards d'euros au 30 juin 2016. En termes de ressources, les dettes envers la clientèle au bilan représentent près de 674 milliards d'euros.

(en millions d'euros) T2-16 T2-16
sous-jacent
Variation
T2/T2
sous-jacent
S1-16 S1-16
sous-jacent
Variation
S1/S1
sous-jacent
Produit net bancaire 8 266 7 895 (0,6%) 15 425 15 705 (1,9%)
Charges d'exploitation hors FRU (4 925) (4 884) +1,6% (10 047) (10 006) +1,0%
FRU (44) (44) ns (282) (282) +23,1%
Résultat brut d'exploitation 3 297 2 967 (5,5%) 5 096 5 417 (7,7%)
Coût du risque (754) (754) +23,0% (1 308) (1 308) +0,9%
Résultat d'exploitation 2 543 2 213 3 788 4 109
Sociétés mises en équivalence 124 124 ns 250 250 +112,2%
Résultat net sur autres actifs 3 3 (27,1%) 28 28 ns
Variation de valeur des écarts d'acquisition  
Résultat avant impôts 2 670 2 340 (7,7%) 4 066 4 387 (6,5%)
Impôts (655) (644) (17,0%) (1 143) (1 358) (13,8%)
Résultat net des activités arrêtées ou en cours de cession 11 11 ns 11 11 ns
Résultat net 2 026 1 707 (2,9%) 2 934 3 040 (1,8%)
Participations ne donnant pas le contrôle 84 84 (23,5%) 174 175 (14,6%)
Résultat net part du Groupe 1 942 1 623 (1,5%) 2 760 2 865 (0,9%)

Au deuxième trimestre 2016 , le groupe Crédit Agricole réalise un produit net bancaire de 8 266 millions d'euros, soit 7 895 millions d'euros sur base retraitée, en baisse de 0,6% par rapport au deuxième trimestre 2015 sur la base des éléments sous-jacents.

Les charges d'exploitation enregistrent au deuxième trimestre 2016 un complément de contribution au FRU pour un total de -44 millions d'euros. Hors cet élément, les charges du groupe Crédit Agricole augmentent de 1,6% sur un an.

Le coût du risque des T2-15 et T2-16 est impacté par des éléments spécifiques (provisions juridiques, provisions OFAC, activation du Switch, .) qui rendent les évolutions peu significatives. Il reste globalement bas : rapporté aux encours, il s'établit à 30 points de base sur encours au deuxième trimestre 2016 [14] à comparer à 32 points de base au deuxième trimestre 2015 1 .

Au total, le résultat net part du Groupe retraité des éléments spécifiques cités ci-dessus s'établit à 1 623 millions d'euros, en légère baisse par rapport au deuxième trimestre 2015 (-1,5%).  

Les éléments retraités du compte de résultat pour passer des montants et variations publiés aux montants et variations sous-jacents sont pour le trimestre :

Au premier semestre 2016 , le groupe Crédit Agricole réalise un produit net bancaire de 15 425 millions d'euros. Sur base retraitée, le produit net bancaire atteint 15 705 millions d'euros, en baisse de 1,9% par rapport au premier semestre 2015.

Hors contribution au FRU, les charges d'exploitation du Groupe au premier semestre 2016 enregistrent une légère hausse, de +1,0% sur douze mois. La contribution au FRU s'élève à 282 millions d'euros au premier semestre 2016, à comparer à 225 millions d'euros sur la même période 2015.

Au total, le résultat net part du Groupe retraité des éléments spécifiques cités ci-dessus s'établit à 2 865 millions d'euros, en légère baisse par rapport au premier semestre 2015 (-0,9%). 

Les éléments retraités du compte de résultat pour passer des montants et variations publiés aux montants et variations sous-jacents sont pour le semestre :

CAISSES RÉGIONALES DE CRÉDIT AGRICOLE

(en millions d'euros) T2-16 Variation
T2/T2
S1-16 Variation
S1/S1
Produit net bancaire 3 520 (2,5%) 7 083 (2,3%)
Charges d'exploitation hors FRU (2 088) +5,2% (4 187) +2,9%
FRU (1) ns (38) (7,0%)
Résultat brut d'exploitation 1 431 (11,9%) 2 848 (8,6%)
Coût du risque (259) (28,6%) (407) (27,7%)
Résultat d'exploitation 1 172 (7,1%) 2 441 (4,4%)
Sociétés mises en équivalence 2 x6,3 5 ns
Résultat net sur autres actifs ns 25 ns
Variation de valeur des écarts d'acquisition ns ns
Résultat avant impôts 1 174 (6,9%) 2 471 (3,2%)
Impôt (394) (12,5%) (864) (9,1%)
Résultat net des activités arrêtées ou en cours de cession ns ns
Résultat net 780 (3,7%) 1 607 +0,4%
Participations ne donnant pas le contrôle ns 1 +66,7%
Résultat net part du Groupe 780 (3,8%) 1 606 +0,4%

Au deuxième trimestre 2016 , les Caisses régionales ont enregistré une accélération de la croissance de leurs encours, tant sur l'activité crédit que sur la collecte.

Les encours de crédit enregistrent ainsi une hausse de 3,2% par rapport au 30 juin 2015 à 419 milliards d'euros au 30 juin 2016. La dynamique commerciale a été particulièrement forte sur le crédit à l'habitat (+5,0% en un an) et les crédits à la consommation (+7,4%). Les encours sur les entreprises et les professionnels augmentent, quant à eux, de 1,8% sur la même période, et les encours sur l'agriculture de 2,7%.

Les encours de collecte continuent également de progresser, avec une augmentation globale des encours de 2,6% sur un an à 627 milliards d'euros à fin juin 2016. Cette croissance est portée par une bonne progression de la collecte bilan (près de 378 milliards d'euros d'encours à fin juin 2016, soit +4,8% en un an), alors que la collecte hors bilan (près de 249 milliards d'euros d'encours) enregistre une faible baisse (-0,6%) en raison du contexte de marché. Les encours de collecte bilan continuent d'être tirés par les dépôts à vue (+10,7% en un an) et les PEL (+7,8%). Parallèlement, la collecte hors bilan continue d'être portée par l'assurance-vie dont les encours progressent de 2,6% entre fin juin 2015 et fin juin 2016 à près de 180 milliards d'euros. Les encours d'assurance-vie en unités de compte progressent de 7,3% entre juin 2015 et juin 2016.

Le produit net bancaire des Caisses régionales s'établit à 3 520 millions d'euros pour le deuxième trimestre 2016, en baisse de 2,5% par rapport au deuxième trimestre 2015. Le produit net bancaire d'activité hors impact PEL/CEL reste quant à lui stable sur la même période. La marge nette d'intérêt hors éléments non récurrents (à savoir les dotations aux provisions PEL/CEL et les indemnités de remboursements anticipés) est en baisse de 2,4% sur douze mois. On observe ce trimestre une nouvelle croissance des réalisations de crédit à un niveau de marge stable par rapport au premier trimestre 2016. Parallèlement, même s'ils se poursuivent à des niveaux encore élevés, les renégociations et les remboursements anticipés d'encours enregistrent une nouvelle baisse, de respectivement 54% et 25% entre le deuxième trimestre 2015 et le deuxième trimestre 2016. Les commissions, quant à elles, continuent de progresser de façon dynamique, notamment grâce aux performances commerciales en assurance-vie et ADI : elles augmentent de 4,5% sur la même période.
Les dotations aux provisions PEL/CEL s'élèvent à 8 millions d'euros au deuxième trimestre 2016 contre 42 millions d'euros au deuxième trimestre 2015.

Les charges augmentent de 5,2% en un an hors impact du complément de FRU qui s'élève au deuxième trimestre 2016 à 1 million d'euros. Cette hausse s'explique notamment par l'accroissement de la rémunération variable collective et des dépenses technologiques.

Au deuxième trimestre 2016, le coût du risque des Caisses régionales s'établit à 18 points de base sur encours (sur quatre trimestres glissants). Les créances dépréciées restent au niveau très faible de 2,5% des encours bruts. Pour mémoire, le coût du risque du deuxième trimestre 2015 avait été impacté par l'activation du Switch pour -172 millions d'euros.

Au total, le résultat net part du Groupe des Caisses régionales s'établit à 780 millions d'euros au deuxième trimestre 2016, en baisse de 3,8% en un an.

Pour le premier semestre 2016, le produit net bancaire des Caisses régionales s'élève à 7 083 millions d'euros, en baisse de 2,3% sur un an. La marge nette d'intérêt hors éléments non récurrents baisse de 2,6% sur douze mois alors que les commissions continuent de progresser de façon dynamique, notamment grâce aux performances commerciales en produits d'assurance : elles enregistrent une hausse de 3,4% sur un an.
Les dotations aux provisions PEL/CEL s'élèvent à 8 millions d'euros au premier semestre 2016 contre 181 millions d'euros au premier semestre 2015.

Les charges augmentent de 2,9% en un an, hors impact du complément de FRU qui s'élève au premier semestre 2016 à 38 millions d'euros contre 52 millions d'euros au premier semestre 2015.

Au total, le résultat net part du Groupe des Caisses régionales est stable sur un an (+0,4%) à 1 606 millions d'euros pour le premier semestre 2016.

*****

L'information financière de Crédit Agricole S.A. pour le premier trimestre 2016 est constituée du présent communiqué de presse et de la présentation attachée. L'information réglementée intégrale, y compris le document de référence, est disponible sur le site Internet :
www.credit-agricole.com/Finance-et-Actionnaires dans l'espace "Information financière" et est publiée par Crédit Agricole S.A. en application des dispositions de l'article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et des articles 222-1 et suivants du Règlement général de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

RELATIONS INVESTISSEURS institutionnels + 33 1.43.23.04.31

Denis Kleiber              + 33 1.43.23.26.78               Céline de Beaumont   + 33 1.57.72.41.87
Emilie Gasnier            + 33 1.43.23.15.67               Fabienne Heureux      + 33 1.43.23.06.38
Vincent Liscia             + 33 1.57.72.38.48               Oriane Cante             + 33 1.43.23.03.07


Contacts Presse

Charlotte de Chavagnac – 01 57 72 11 17 – charlotte.dechavagnac@credit-agricole-sa.fr
Alexandre Barat – 01 43 23 07 31 – alexandre.barat@credit-agricole-sa.fr


Annexes

Passage du RNPG publié au RNPG sous-jacent de LCL


Passage du RNPG publié au RNPG sous-jacent du P ÔLE GESTION DE L'EPARGNE ET ASSURANCES

Passage du RNPG publié au RNPG sous-jacent dU POLE GRANDES CLIENTELES




[1] Baisse de 15 pb mars/déc imputable à la non exonération des expositions liées à la centralisation des dépôts CDC, conformément à notre compréhension d'informations récentes obtenues de la BCE. Selon l'Acte Délégué en vigueur en janvier 2015. Sous réserve d'autorisation de la BCE, avec un impact de +100 points de base au titre de l'exonération des opérations intra-groupe pour Crédit Agricole S.A

[2] Hors opérations internes au Crédit Agricole, hors créances rattachées et hors opérations de location financement

[3] Sous réserve d'autorisation de la BCE, hypothèse d'exonération des opérations intra-groupe pour Crédit Agricole S.A. et de non exonération des expositions liées à la centralisation des dépôts CDC, conformément à notre compréhension d'informations obtenues de la BCE

[4] Retraitement de la provision réseau comptabilisée au deuxième trimestre 2016

[5] Retraitement d'un trimestre de résultat de BFCAG dans la comparaison au deuxième trimestre 2015, ce dernier intégrant un semestre de résultats 2015 de BFCAG

[6] Retraitement d'un trimestre de résultat de BFCAG dans la comparaison au deuxième trimestre 2015, ce dernier intégrant un semestre de résultats 2015 de BFCAG

[7] Après retraitement des effets liés à l'activation du Switch au T2-15

[8] Actions, obligations, multi-actifs, actifs structurés et spécialisés

1Chiffre d'affaires en IFRS décomposé par nouvelles lignes métiers avec transfert de la santé individuelle et de la GAV de « Prévoyance / santé / emprunteur» vers « Assurance dommages ».

[10] ratio (Sinistralité + frais généraux commissions) rapporté aux cotisations

[11] L'activation de la garantie Switch a impacté favorablement le coût du risque du pôle assurance (pro forma) au deuxième trimestre 2015 pour un montant de 66 millions d'euros

[12] Cf. tableau détaillant le passage des résultats publiés aux résultats sous-jacents en annexe.

[13] Calculé sur 4 trimestres glissants

[14] Calcul sur 4 trimestres glissants



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Source: CREDIT AGRICOLE SA via GlobeNewswire

HUG#2032747

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CREDIT AGRICOLE SA : Résultats du deuxième trimestre et premier semestre 2016

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