Ipsos en 2015

Ni tout blanc, ni tout noir


Chiffre d’affaires annuel de 1 785,3 millions d’euros
(-1 % en organique)

Cash Flows libres de 146,2 millions d’euros
(+28,5 %)

Paris, 17 février 2016 – Au quatrième trimestre 2015, le chiffre d’affaires d’Ipsos s’établit à 524,4 millions d’euros en progression de 4,7 % par comparaison avec le même trimestre de l’exercice précédent.
À taux de change et périmètre constant, l’activité baisse de 1% soit un niveau un peu meilleur qu’au troisième trimestre (-2 %) et équivalent à celui de l’année 2015 (-1 %).

Pour l’ensemble de l’année 2015, Ipsos enregistre un chiffre d’affaires de 1 785,3 millions d’euros en progression de 6,9 %. Les effets de change sont restés positifs tout au long de l’année et au total accroissent le revenu d’Ipsos de 7,3 %. Les effets de périmètre, notamment liés à l’intégration de RDA au 1er juillet 2015 sont également favorables pour 0,6 %.

Au total la performance d’Ipsos, en terme d’évolution de son revenu, reste en dessous de ses attentes en raison notamment d’une faiblesse persistante de son activité dans les pays émergents et au sein de l’entité Ipsos Connect.

ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ PAR RÉGION

L’activité par région a peu évolué tout au long de 2015. C’est au sein de chaque région que 2015 présente des caractéristiques très particulières. 2015 sera la première année pour Ipsos, où son activité dans les pays émergents a régressé, certes dans des proportions modestes, moins de 2 %. Néanmoins cette performance décevante tranche avec les années 2000 où le différentiel de croissance entre marchés émergents et marchés développés était en moyenne de 10 % en faveur des premiers mais aussi avec les budgets d’Ipsos en début d’année qui projetaient un écart, toujours en faveur des pays émergents d’environ 5 %.

Tous les pays émergents ne sont pas logés à la même enseigne. À l’image des constats effectués au premier semestre, l’activité reste satisfaisante en Afrique, au Mexique, en Turquie et en Asie du Sud-Est. La situation est plus délicate en Russie, au Brésil et dans certains marchés du Moyen-Orient. Bien évidemment, la conséquence de cette faiblesse est évidente : l’atteinte de l’objectif de retour à la croissance pour Ipsos, les marchés développés ayant eux enregistré comme prévu une performance proche de l’équilibre, n’a pas été possible. L’exemple de la zone « Amériques » en est une bonne illustration : l’activité aux États-Unis est stable et c’est principalement en raison de la faiblesse de l’Amérique Latine – malgré de bonnes performances au Mexique – qu’Ipsos enregistre, dans cette région une décroissance de 2 %.

L’affaiblissement des monnaies des pays émergents vient compliquer la situation. Rompant, encore une fois une tendance de long terme, leur poids dans le chiffre d’affaires d’Ipsos régresse en 2015, aujourd’hui à 33 %, versus 35 % en 2014. Cette redistribution, en faveur des marchés développés, pourrait se poursuivre en 2016. Ceux-ci vont en effet, au-delà des effets positifs d’un environnement politique et économique plus « stable », bénéficier du déploiement des nouveaux services.

Contribution au Chiffre d’affaires consolidé par zone géographique
(en millions d’euros)
2015 2014 Évolution 2015/2014 Croissance organique
Europe, Moyen-Orient et Afrique 781,8 762,5 2,5 % 0 %
Amériques 703,5 632,6 11,2 % – 2 %
Asie-Pacifique 300 274,5 9,3 % – 2 %
Chiffre d’affaires annuel 1 785,3 1 669,5 6,9 % – 1 %


ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ PAR LIGNE DE MÉTIER

Le contraste est, là aussi, évident entre certaines activités qui retrouvent ou conservent un minimum de croissance et la nouvelle ligne de métier, Ipsos Connect, dédiée à la mesure des médias et à l’analyse des activités marketing – et notamment de communication publicitaire sur les marques – , dans ces même médias, qui connaît des débuts un peu pénibles.

La réunion de deux activités historiques au sein d’une même division – Ipsos MediaCT (la mesure des médias) et Ipsos ASI (la recherche sur l’efficacité des actions destinées à faire connaître et si possible à rendre désirables produits, services et marques) était nécessaire, tant la digitalisation actuelle et surtout future du marketing – crée un écosystème dans lequel les contenus, de plus en plus « sociaux » voire individualisés, et les contenants, de plus en plus fragmentés, sont appelés à être considérés ensemble, en tous cas en harmonie.


La révolution des comportements et des pratiques liés à la digitalisation rend obsolètes, en tous cas insuffisantes, les anciennes pratiques de marketing et de communication des annonceurs. Ipsos, présent dans ce champ de la recherche, se devait de développer une offre nouvelle intégrant comportements et attitudes, fragmentation des médias et réactions aux activités marketing.

La performance médiocre d’Ipsos Connect, pour sa première année d’existence, ne remet pas en cause cet objectif essentiel. Elle rappelle, à tout le moins, que changer les structures et les organisations dans un métier de services professionnels est complexe. Elle montre aussi que chaque marché a une certaine inertie et qu’il faut toujours compter avec le temps avant de faire d’une bonne idée un succès commercial.
Toutes les autres lignes de métier ont enregistré une croissance en 2015, malgré les difficultés qu’elles ont pu rencontrer dans tel ou tel marché émergent, nous rendant positifs sur leur capacité à générer une activité plus soutenue en 2016.

Contribution au Chiffre d’affaires consolidé par ligne de métier
(en millions d’euros)
2015 2014 Évolution 2015/2014 Croissance organique
Études Médias et Expression des marques 405 415 – 2,4 % – 6,5 %
Études Marketing 948,9 864,6 9,8 % 0,5 %
Études d’Opinion et Recherche sociale 179,2 163,1 9,9 % 2 %
Études pour la gestion de la Relation Client / Salarié 252,1 226,8 11,1 % 0,5 %
Chiffre d’affaires annuel 1 785,3 1 669,5 6,9 % – 1 %


PERFORMANCE FINANCIÈRE


Compte de résultat résumé

En millions d’euros 2015 2014 Variation
2015 / 2014
Chiffre d’affaires 1 785,3 1 669,5 + 6,9 %
Marge brute 1 149,7 1 072,2 + 7,2 %
Marge brute / CA 64,4 % 64,2 %
Marge opérationnelle 178,2 173,1 + 2,9 %
Marge opérationnelle / CA 10,0 % 10,4 %
Autres charges et produits non courants (17,3) (17,2) + 0,8 %
Charges de financement (23,8) (22,8) + 2,4 %
Impôts (33,8) (34,1) – 0,8 %
Résultat net ajusté*, part du Groupe 126,5 120,8 + 4,8 %

*Le résultat net ajusté est calculé avant les éléments non monétaires liés à l’IFRS 2 (rémunérations en actions), avant l’amortissement des incorporels liés aux acquisitions (relations clients), avant les impôts différés passifs relatifs aux goodwills dont l’amortissement est déductible dans certains pays et avant l’impact net d’impôts des autres produits et charges non courants.

La marge brute (qui se calcule en retranchant du chiffre d’affaires des coûts directs variables et externes liés à l’exécution des contrats) poursuit sa progression et s’établit à 64,4 %, signe d’une bonne capacité à maintenir les prix dans tous les pays et de la poursuite du digital comme mode de recueil de données dans les pays émergents.

En ce qui concerne les coûts d’exploitation, la masse salariale est en hausse de 7,9 % un peu plus rapide que la marge brute en raison des investissements en équipe pour le programme New Way.

Les rémunérations variables en action passent de 12,0 à 10,8 millions d’euros. Comme prévu, à partir de 2015, le programme ayant atteint son plein régime en 2014 ne pèse plus sur l’évolution du taux de marge opérationnelle.

Les frais généraux connaissent une progression de 9,9 %, un peu plus rapide que celle du chiffre d’affaires, en raison de l’implémentation du programme New Way qui comporte notamment des dépenses plus importantes dans les technologies sous forme de services mais aussi d’équipements informatiques, avec la digitalisation des terrains d’enquête. Les dépenses IT croissent ainsi de 11 % à taux de change constants.

Les autres charges et produits opérationnels incluent principalement des effets de change transactionnels sur les postes du compte d’exploitation, qui sont positifs de 1 millions d’euros sur le semestre.

Au total, la marge opérationnelle du Groupe s’établit à 178,2 millions d’euros, 10,0 % rapporté au chiffre d’affaires, conformément à ce qui avait été annoncé en début d’année 2015. Sa légère décroissance par rapport à l’exercice 2014 est à relier avec les investissements dans le programme New Way pour un montant total de coûts opérationnels courants d’environ 10 millions d’euros (répartis pour moitié en masse salariale et pour moitié en frais généraux).

En dessous de la marge opérationnelle, les dotations aux amortissements des incorporels liés aux acquisitions concernent la partie des écarts d’acquisition affectée aux relations clients au cours des 12 mois suivant la date d’acquisition et faisait l’objet d’un amortissement au compte de résultat selon les normes IFRS sur plusieurs années. Cette dotation s’élève à 5,1 millions d’euros contre 4,6 millions précédemment.

Le solde net du poste autres charges et produits non courants et non récurrents s’établit à – 17,3 millions d’euros contre – 17,2 millions d’euros en 2014. Il prend en compte des éléments à caractère inhabituel non liés à l’exploitation et inclut les coûts d’acquisition ainsi que les coûts liés aux plans de restructuration en cours.
Il enregistre pour 7 millions d’euros des dépenses liées au programme New Way pour lequel Ipsos avait prévu une enveloppe budgétaire totale de 20 millions d’euros en 2015, entre charges courantes et charges non courantes.
Il enregistre également des frais juridiques pour 5 millions d’euros en relation notamment avec le litige avec Aegis, qui a été résolu en février 2016 (voir plus bas).

Les charges de financement. La charge d’intérêt nette s’élève à 23,8 millions d’euros contre 22,8 millions d’euros, en hausse de 4,5 % en raison de la hausse du dollar de 16 %, 60 % environ de la dette étant libellée en dollar.

Impôts. Le taux effectif d’imposition au compte de résultat en norme IFRS s’établit à 26,1 % contre 26,0 % pour l’ensemble de l’année 2014. Il intègre, comme par le passé, une charge d’impôts différés passifs de
4,5 millions d’euros (contre une charge de 4,2 millions en 2014) qui vient annuler l’économie d’impôts réalisée grâce à la déductibilité fiscale des amortissements d’écarts d’acquisition dans certains pays, alors même que cette charge d’impôts différés ne serait due qu’en cas de cession des activités concernées, et qui est par conséquent retraitée dans le résultat net ajusté.

Les intérêts minoritaires baissent de 60,3 % à 2,9 millions d’euros grâce aux nombreux rachats d’intérêts minoritaires effectués en 2015.

Le Résultat net ajusté, part du Groupe, qui est l’indicateur pertinent et constant utilisé pour la mesure de la performance, s’établit à 126,5 millions d’euros en progression de 4,8 % par rapport à l’exercice 2015.

Structure financière

Flux nets de trésorerie libre. La trésorerie libre générée par l’exploitation et nette des investissements courants est en progression de 28,5 % à 146,2 millions d’euros (contre 113,7 millions d’euros en 2014) grâce à une bonne maîtrise de la variation du besoin en fonds de roulement, ce qui constitue un niveau record depuis l’introduction en bourse d’Ipsos, il y a 15 ans, au 1er juillet 1999.

Dans le détail :
– La capacité d’autofinancement s’établit à 198,1 millions d’euros contre 192,6 millions d’euros, en hausse de 2,8 % et en ligne avec la hausse du résultat d’exploitation.
– Le besoin en fonds de roulement connait une variation positive de 18,4 millions d’euros, en grande partie liée au programme « Max Cash » qui vise à réduire le « DSO ». 2 jours ont été gagnés en 2015.
– Les investissements courants en immobilisations corporelles et incorporelles, principalement constitués d’investissements informatiques, sont en hausse de 65 % par rapport à la même période l’an dernier
(23,6 millions d’euros contre 14,3 millions d’euros). Ipsos aussi retrouve son niveau normatif d’investissements estimé à environ 1,5 % du chiffre d’affaires.

En ce qui concerne les investissements non courants, Ipsos a investi 50,3 millions d’euros sur l’exercice dans son programme d’acquisition, procédant notamment au rachat de minoritaires dans certains pays émergents (Turquie, Tunisie, Indonésie, République Tchèque, Pérou) et dans une société américaine. Par ailleurs, l’acquisition de RDA, leader de la mesure de la qualité dans le secteur automobile aux États-Unis a été réalisée en juillet 2015.
En outre, Ipsos a investi 9,5 millions d’euros dans son programme de rachat d’actions afin de limiter les effets de dilution de ses plans d’attribution d’actions gratuites.

Les capitaux propres s’établissent à 945 millions d’euros contre 901 millions publiés au 31 décembre 2014.

Les dettes financières nettes s’élèvent à 552 millions d’euros au 31 décembre 2015 contre 545 millions d’euros au 31 décembre 2014, quasiment stables malgré un impact fortement négatif de la hausse du dollar, (et ce en raison de la bonne génération de flux de trésorerie d’exploitation évoquée plus haut). Aux taux de change du 31 décembre 2014, la dette financière nette serait inférieure de 46 millions d’euros. Il convient de rappeler qu’environ 60 % de la dette d’Ipsos est libellée en dollar américain ce qui constitue une couverture naturelle du risque de change bilanciel, plus de 50 % des actifs d’Ipsos étant situés en Amérique du Nord et dans des pays dont les monnaies sont directement reliées au dollar américain comme le Moyen-Orient et Hong Kong.
Le ratio d’endettement net est en baisse à 58,4 % contre 60,5 % au 31 décembre 2014.

Position de liquidité. La trésorerie en fin de semestre s’établit à 151,6 millions d’euros contre 149,2 millions d’euros au 31 décembre 2014, assurant une bonne position de liquidité à Ipsos qui dispose par ailleurs d’environ 290 millions d’euros de lignes de crédit disponibles.

Dividendes. Ipsos prévoit de proposer à son Assemblée Générale du 28 avril 2016 une distribution de dividendes de 80 centimes par action, en progression de 6,6 % par rapport à 2014 afin d’associer ses actionnaires aux succès de l’entreprise, notamment dans sa capacité à délivrer une rentabilité et des cash flows importants.

Succès de l’opération de refinancement

La dette Ipsos est essentiellement constituée de financements à moyen et long termes. En décembre 2015, Ipsos a refinancé avec succès une partie de sa dette bancaire, avec des maturités et des conditions améliorées. Le crédit syndiqué mis en place au moment de l’acquisition de Synovate en juillet 2011 et qui arrivait à échéance en juillet 2016, a été refinancé en avance, pour un montant de 215 millions d’euros et pour une durée de cinq ans, in fine, avec une extension possible de deux ans.

Ipsos tient à remercier ses partenaires bancaires de longue date, qui l’ont accompagné avec succès dans cette opération de refinancement : Barclays Bank, BNP Paribas, Commerzbank, groupe Crédit Agricole (Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel d’Île de France, CACIB, Crédit Lyonnais), groupe CM-CIC, HSBC et Société Générale.

Règlement et fin du litige avec Aegis relatif à l’acquisition de Synovate

En octobre 2011, Ipsos avait réalisé l’acquisition de son concurrent Synovate auprès de sa maison-mère Aegis Group plc, maintenant Dentsu Aegis Media, pour une valeur d’entreprise de 525 millions de livres (environ 600 millions d’euros), lui permettant de devenir le numéro 3 du marché mondial des études.

Depuis, il existait un différend entre Ipsos et Aegis au sujet du prix d’acquisition initial, décaissé le 12 octobre 2011, notamment en relation avec les ajustements prévus contractuellement post clôture du prix d’acquisition initial, pour prendre en compte d’une part, les niveaux réels de trésorerie, de dette et d’éléments assimilés contractuellement à la dette, et d’autre part, l’écart entre le niveau réel de besoin en fonds de roulement à la date du 30 septembre 2011 et le niveau minimum défini dans le contrat.

L’allocation définitive de l’écart d’acquisition de Synovate avait été finalisée dans les comptes consolidés du groupe Ipsos au 31 décembre 2012, sur la base d’une valeur d’acquisition de Synovate de 416,9 millions de livres sterling (481,1 millions d’euros). L’écart entre cette valeur d’acquisition et le prix d’acquisition initialement décaissé avait fait l’objet d’une demande de remboursement auprès d’Aegis pour 111,9 millions de livres.

Ipsos et Aegis avaient désigné un expert en juillet 2012 pour évaluer ce différend. A l’issue du rapport de l’expert reçu par les parties en juillet 2013, Aegis avait payé à Ipsos, le 19 juillet 2013, un montant de 13,1 millions de livres (15,4 millions d’euros). Ipsos était en désaccord avec ce calcul et certaines positions de l’expertise par rapport à ses réclamations. Néanmoins, par prudence, Ipsos avait passé une provision sur la créance inscrite dans ses comptes au 31 décembre 2012 pour la ramener au montant payé par Aegis. Après prise en compte de diverses reprises de provisions, l’impact net sur le résultat de l’exercice 2013 avait été une perte exceptionnelle de 73 millions d’euros. Ces ajustements comptables étaient non monétaires et sans incidence sur la situation financière réelle d’Ipsos au 31 décembre 2013.

Par ailleurs, Ipsos avait lancé à partir de fin 2012 plusieurs procédures judiciaires à l’encontre d’Aegis auprès des tribunaux londoniens, portant sur l’existence et la valeur réelle des actifs et passifs transférés. Ipsos avait assigné Aegis, notamment, au titre:
– Des garanties de passif,
– D’obligations déclenchées par le respect ou le non-respect du contrat d’acquisition, dont le transfert de licences de logiciels,
– D’obligations fiscales et sociales.

En 2012, Ipsos avait obtenu des remboursements de 150 kGBP au titre de risques fiscaux.

En 2013, Ipsos avait obtenu le transfert de licences de logiciels pour une valeur estimée à 5,3 millions de livres ainsi que des remboursements d’un montant total 115 kGBP au titre de risques fiscaux.

En 2014, Ipsos avait obtenu des remboursements de 255 kGBP au titre de risques fiscaux.

En 2015, Ipsos avait obtenu un remboursement pour risque fiscal au Brésil dont le montant initial avait été estimé à 6,95 millions de livres et, grâce à un programme d’amnistie, avait été ramené à 15,1 millions BRL (5 million de livres) et plusieurs remboursements d’un montant total de 303 kGBP au titre de divers autres risques fiscaux.

Puis, en janvier 2016, Ipsos avait obtenu le remboursement 22 kGBP au titre de risques fiscaux.

Suite à une dernière médiation intervenue le 5 février 2016, Ipsos a reçu le 10 février 2016 un dernier remboursement en cash, pour solde de tout compte de 20,0 millions de livres, mettant fin à l’ensemble des réclamations et des procédures judiciaires.

Compte tenu des coûts par ailleurs encourus, ce remboursement devrait se traduire par un profit exceptionnel net d’environ 15 millions d’euros dans les comptes consolidés du groupe en 2016.

Au total, Ipsos aura reçu de la part d’Aegis des remboursements, à la fois en cash et en transfert d’actifs, pour un montant total estimé d’environ 44 millions de livres. Ce montant est important et témoigne de la pertinence des actions entreprises depuis 2012 par Ipsos dans le but de faire valoir ses intérêts.

Cela étant, le conflit entre Ipsos et Aegis qui vient de s’achever grâce à cette médiation n’a jamais remis en cause aux yeux de notre société le bien-fondé de l’acquisition de Synovate, pas plus que le bilan positif de la combinaison Ipsos-Synovate démarrée fin 2011 et achevée deux ans plus tard.

PERSPECTIVES 2016

La liste complète de tous les conflits, incertitudes, angoisses et crises qui affectent les citoyens, les entreprises et les institutions est trop longue pour être écrite ici.

L’année dernière nous écrivions que nous étions dans une période « complexe ». Pour être tout à fait clairs, nous vivons une période d’intenses transformations où les questions sont plus nombreuses que les réponses, où les facteurs de division et de fragmentation sont plus puissants que les leviers d’unité, où les peurs sont mal équilibrées par les raisons d’espérer et où, enfin, l’imprévisibilité des opinions, des marchés, des comportements n’a d’égal que l’abondance des données, ces « datas » qui sont si diverses, différentes et, bien sûr, contradictoires, que le narrateur en perd souvent le fil de son récit.

Profusion rime bien avec confusion. C’est là où l’industrie de la recherche – et en son sein Ipsos – rencontre son plus grand challenge et, bien sûr, sa meilleure opportunité. Les services qu’Ipsos propose à ses clients sont en cours de transformation, parce que leur demande s’est elle-même transformée. Il s’agit toujours de produire des données fiables, sur lesquelles on peut s’appuyer parce qu’elles sont justes et pertinentes, cohérentes, comparables entre périodes et entre marchés. Il faut aussi les rendre plus lisibles et les communiquer plus vite. Ça c’est ce qu’Ipsos fait bien et fera encore mieux demain au fur et à mesure que ses plans visant à améliorer son efficacité opérationnelle seront déployés. Mais ceci n’est pas suffisant, il ne s’agit plus seulement de rajouter des données aux données, mais surtout en en accroissant l’utilité, en en améliorant radicalement l’usage, d’aider nos clients à agir plus efficacement.

Le projet « New Way » a été conçu pour répondre à cette demande. Il suppose qu’Ipsos fasse évoluer de façon profonde son offre de services, ses méthodes de travail avec ses clients, ses capacités opérationnelles. Dès aujourd’hui Ipsos est organisé pour produire mieux, plus simplement, plus vite. Ipsos a aussi commencé à renforcer ses capacités à mieux observer les comportements, à mieux analyser les gigantesques bases de données comportementales, à suivre avec précision ce qui se dit sur les réseaux sociaux, ce qui se fait sur les sites d’e-commerce, ce qui se comprend des réactions des clients après qu’ils aient eu l’expérience des produits ou des services qu’ils ont choisis.

Dix-huit mois après son lancement, le projet « New Way » permet à Ipsos d’enregistrer ses premiers succès. Dix-sept nouveaux services ont été développés et, au moins partiellement, déployés. Ils représentent 7 % de l’activité en 2014, 9 % en 2015 après une progression organique de 20 %. Ils vont à nouveau croître fortement en 2016, supportant aussi les perspectives d’Ipsos de retour à la croissance.

Ipsos qui sans doute, appréhende mieux aujourd’hui les besoins de son marché et la place qu’il compte y occuper va accélérer. Les dépenses consacrées au projet « New Way », au développement des services et des solutions technologiques qui leur sont associées, au renforcement des équipes et au marketing de notre nouvelle offre vont s’accroître encore en 2016, de près de 10 millions d’euros.

Nous en attendons un progrès dans toutes nos lignes de métier et dans tous nos territoires. Sur une base comparable le chiffre d’affaires d’Ipsos devrait progresser en 2016, tandis que son taux de marge devrait se stabiliser au niveau constaté en 2015.

Les cash flows libres continueront d’être importants, permettant à Ipsos de poursuivre des acquisitions très ciblées, comme celle réalisée en 2015 de RDA dans le domaine de la mesure de la qualité.

Annexes

  • Compte de résultat consolidé
  • État de la situation financière
  • État des flux de trésorerie consolidés
  • État des variations des capitaux propres consolidés

La plaquette des États financiers consolidés au 31 décembre 2015 est disponible sur le site d’Ipsos :
http://www.ipsos.com/french/Information_financiere
La présentation de l’activité et des résultats 2015 sera disponible le 18 février 2016 sur le site :
http://www.ipsos.com/french/Investisseurs

À propos d’Ipsos

Ipsos est une société d’études indépendante, contrôlée et dirigée par des professionnels du secteur, qui compte des bureaux dans 87 pays. Fondé en France en 1975, Ipsos est devenu la troisième société d’études au monde. Elle est cotée à la Bourse de Paris depuis 1999.

GAME CHANGERS


« Game Changers » est la signature publicitaire d’Ipsos.
Chez Ipsos, nous sommes passionnément curieux à propos des individus, des marchés, des marques et de la société. Nous aidons nos clients à naviguer plus vite et plus aisément dans un monde en profonde mutation.
Nous leur apportons l’inspiration nécessaire à la prise de décisions stratégiques.
Nous leur délivrons sécurité, rapidité, simplicité et substance.
Nous sommes des Game Changers.

Ipsos est coté sur l’Eurolist de NYSE-Euronext.
La société qui fait partie du SBF 120 et de l’indice Mid-60 est également éligible au SRD.

Code ISIN FR0000073298, Reuters ISOS.PA, Bloomberg IPS:FP
www.ipsos.com

Compte de résultat consolidé


Comptes annuels au 31 décembre 2015

en milliers d’euros 31/12/2015 31/12/2014
Chiffre d’affaires 1 785 275 1 669 469
Coûts directs (635 538) (597 275)
Marge brute 1 149 736 1 072 194
Charges de personnel – hors rémunération en actions (733 656) (680 017)
Charges de personnel – rémunération en actions* (10 812) (11 998)
Charges générales d’exploitation (227 999) (207 379)
Autres charges et produits opérationnels 946 326
Marge opérationnelle 178 215 173 128
Dotations aux amortissements des incorporels liés aux acquisitions * (5 097) (4 644)
Autres charges et produits non courants * (17 302) (17 172)
Quote-part dans les résultats des entreprises associées (95) (92)
Résultat opérationnel 155 721 151 220
Charges de financement (23 849) (22 817)
Autres charges et produits financiers * (2 131) 2 788
Résultat net avant impôts 129 741 131 191
Impôts – hors impôts différés sur amortissement du goodwill (29 353) (29 889)
Impôts différés sur amortissement du goodwill * (4 465) (4 197)
Impôt sur les résultats (33 818) (34 086)
Résultat net 95 924 97 105
Dont part du Groupe 92 993 89 716
Dont part des minoritaires 2 930 7 388
Résultat net part du Groupe par action de base (en euros) 2,05 1,98
Résultat net part du Groupe par action dilué (en euros) 2,03 1,96
Résultat net ajusté * 129 792 128 857
Dont Part du Groupe 126 548 120 767
Dont Part des minoritaires 3 244 8 090
Résultat net ajusté, part du groupe par action 2,80 2,67
Résultat net ajusté dilué, part du groupe par action 2,76 2,63


Etat de la situation financière


Comptes annuels au 31 décembre 2015

en milliers d’euros 31/12/2015 31/12/2014
ACTIF
Goodwills 1 264 920 1 198 778
Autres immobilisations incorporelles 80 469 85 234
Immobilisations corporelles 37 209 32 425
Participation dans les entreprises associées 262 357
Autres actifs financiers non courants 17 305 27 407
Impôts différés actifs 14 983 38 626
Actifs non courants 1 415 149 1 382 828
Clients et comptes rattachés 627 282 610 212
Impôts courants 12 237 18 110
Autres actifs courants 72 596 75 637
Instruments financiers dérivés 4 589 4 164
Trésorerie et équivalents de trésorerie 151 576 149 258
Actifs courants 868 280 857 380
TOTAL ACTIF 2 283 430 2 240 208
en milliers d’euros 31/12/2015 31/12/2014
PASSIF
Capital 11 334 11 334
Primes d’émission 540 201 540 201
Actions propres (1 220) (763)
Autres réserves 423 190 371 657
Ecarts de conversion (48 110) (39 217)

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IPSOS : Résultats annuels 2015

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