Paris, le 10 février 2016

RÉSULTATS[1] DU 4e TRIMESTRE
ET DE L’ANNÉE 2015 DU GROUPE BPCE


Résultats solides et en nette progression en 2015 : résultat net part du groupe publié en progression de 11,6 % à 3,2 Md?

BONNES PERFORMANCES DES MÉTIERS COEURS[2] DANS UN CONTEXTE ÉCONOMIQUE INCERTAIN



Réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne

  • Encours d’épargne en hausse de 3,9 % sur un an à 628 Md? au 31/12/2015
    (+ 28 Md? d’épargne de bilan hors épargne centralisée, soit + 8,4 %)
  • Encours de crédit en hausse de 4,2 % sur un an, à 397 Md? (+ 16 Md?) au 31/12/2015



Assurance[3]

  • Forte dynamique en assurance vie avec une collecte brute en hausse de 10 % comparé à 2014
    et une augmentation du poids des UC (17,8 % vs 15,1 % en 2014)
  • Développement soutenu des portefeuilles de contrats d’assurance non vie : + 11 % vs fin 2014


Métiers coeurs de Natixis

  • Épargne : année record pour la gestion d’actifs avec une collecte nette de 33 Md? en 2015, après 28 Md? en 2014
  • Banque de Grande Clientèle : développement des principales franchises porté par l’international et le modèle originate-to-distribute ; entrée en négociation exclusive en vue de l’acquisition d’une part majoritaire de Peter J.Solomon (société de conseil en fusions/acquisitions aux Etats-Unis)
  • Services Financiers Spécialisés : déploiement des offres dans les réseaux avec une production nouvelle de prêts personnels en hausse de 17 % et des montants cautionnés de crédits immobiliers aux particuliers en hausse de 72 %



SOLIDES PERFORMANCES FINANCIÈRES[4] DU GROUPE EN 2015



  • Revenus en hausse de 4,5 % à 23,8 Md? ; progression des revenus de tous les métiers coeurs
  • Coefficient d’exploitation en baisse de 0,7 pt à 67,7 %
  • Coût du risque stable à un niveau modéré à 29 pb en 2015
  • Nette progression du résultat avant impôt : + 9,7 % sur un an à 6,3 Md?



UN BILAN TRES SOLIDE DÉMONTRANT LA CAPACITÉ D’ADAPTATION DU GROUPE

  • Ratio de Common Equity Tier 1 ou CET1[5] de 13,2 % au 31/12/2015 (+ 120 pb vs 31/12/2014)
  • Ratio de solvabilité global5 de 17,0 % (+ 140 pb vs 31/12/2014)

Le 10 février 2016, le conseil de surveillance du Groupe BPCE, présidé par Pierre Valentin, a examiné les comptes du groupe pour le quatrième trimestre et l’année 2015.

Pour François Pérol, président du directoire du Groupe BPCE, « Le groupe a encore amélioré sa performance globale l’an dernier en dépit d’un environnement toujours contraint. Le résultat net publié pour l’année 2015 s’élève à 3,2 milliards d’euros, en hausse de plus de 11 % grâce, principalement, aux bonnes performances commerciales des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne et à celles de l’ensemble des métiers coeurs de Natixis, en France et à l’étranger. Ces résultats solides et en progrès, associés à un bilan de plus en plus robuste, permettent au Groupe BPCE de se doter d’une marge de manoeuvre stratégique renforcée alors que le groupe doit accélérer sa transformation digitale dans un contexte où les taux très bas continueront à peser sur la marge nette d’intérêt, ce qui nécessitera de porter une attention accrue à la maîtrise de nos coûts ».

1. RÉSULTATS[6] CONSOLIDÉS DU GROUPE BPCE DE L’ANNÉE 2015 ET DU QUATRIÈME TRIMESTRE 2015

Dans un contexte économique incertain, le Groupe BPCE affiche de bonnes performances sur l’année 2015 portées par ses métiers coeurs. Les revenus[7] augmentent de 4,5 % sur un an et s’élèvent à 23 824 millions d’euros. Ceux des métiers coeurs progressent de 5,4 % sur un an (3,1 % à change constant), s’établissant à 23 249 millions d’euros.

En 2015, le coefficient d’exploitation7 s’améliore de 0,7 point, à 67,7 % pour le groupe et de 0,9 point, à 65,0 % pour les métiers coeurs.

Rapporté aux encours de crédit à la clientèle, le coût du risque du groupe se maintient à un niveau modéré de 29 points de base en 2015. Celui des métiers coeurs enregistre une baisse de 2 points de base comparé à 2014, passant de 31 à 29 points de base.

Le résultat avant impôt7 affiche une nette progression en 2015 de 9,7 % s’établissant à 6 257 millions d’euros. Celui des métiers coeurs augmente de 11,6 % à 6 731 millions d’euros.

Le Groupe BPCE poursuit le renforcement de son bilan avec un ratio de Common Equity Tier 1 (CET1) à 13,2 %[8] au 31 décembre 2015, en hausse de 120 points de base par rapport au 31 décembre 2014. Le ratio de solvabilité global s’élève à 17,0 %8, en hausse de 140 points de base par rapport au 31 décembre 2014 dans la trajectoire de l’objectif de 18 %[9] début 2019 permettant de respecter le TLAC.

1.1 Résultats consolidés6 de l’année 2015 : nette progression des résultats financiers du Groupe BPCE en 2015 avec un résultat net part du groupe publié de 3,2 milliards d’euros en hausse de 11,6 %

Le produit net bancaire7 du Groupe BPCE atteint 23 824 millions d’euros, en hausse de 4,5 % par rapport à l’année 2014. Les métiers coeurs y participent à hauteur de 23 249 millions d’euros, en hausse de 5,4 % par rapport à l’année 2014 (3,1 % à change constant).

Les frais de gestion7 du groupe s’élèvent à 16 140 millions d’euros, en hausse de 3,5 % sur un an. Ceux des métiers coeurs, à 15 120 millions d’euros, augmentent de 3,9 %.

Le coefficient d’exploitation7 pour l’année 2015 s’améliore de 0,7 point, à 67,7 %. Celui des métiers coeurs s’améliore de 0,9 point, à 65,0 %.

Le résultat brut d’exploitation7 s’élève à 7 683 millions d’euros, en hausse de 6,8 % par rapport à l’année 2014. La contribution des métiers coeurs atteint 8 129 millions d’euros, en hausse de 8,2 % sur un an.

Le coût du risque7 diminue de 4,4 % par rapport à l’année 2014, s’établissant à 1 698 millions d’euros et représente 29 points de base[10]. À 1 656 millions d’euros, le coût du risque des métiers coeurs diminue de 4,5 % et correspond à 29 points de base.

Le résultat avant impôt7 progresse de 9,7 % sur un an et s’établit à 6 257 millions d’euros sur l’année 2015. Pour les métiers coeurs, le résultat avant impôt ressort à 6 731 millions d’euros, en hausse de 11,6 % sur un an.

Le résultat net part du groupe7 croît de 0,9 % et s’établit à 3 335 millions d’euros. Celui des métiers coeurs augmente de 7,8 % à 3 763 millions d’euros. Leur progression est inférieure à celle du résultat avant impôt en raison de l’augmentation de l’impôt due au règlement de litiges fiscaux et à la non-déductibilité de cotisations réglementaires.

Après prise en compte d’éléments non économiques et exceptionnels, le résultat net part du groupe publié de l’année 2015 affiche une hausse de 11,6 % par rapport à l’année 2014, à 3 242 millions d’euros. Celui des métiers coeurs progresse de 9,5 % et atteint 3 763 millions d’euros.

Le ROE du groupe ressort à 6,0 %, en baisse de 0,2 point par rapport à 2014. Il est de 10 % pour les métiers coeurs, en augmentation d’un point sur un an.

1.2 Résultats consolidés6 du quatrième trimestre 2015 : le résultat net publié s’élève à 626 millions d’euros, en hausse de 10,7 % sur un an

Le produit net bancaire7 du Groupe BPCE atteint, au quatrième trimestre 2015, 5 936 millions d’euros, en hausse de 4,2 % par rapport au quatrième trimestre 2014. Les métiers coeurs participent au produit net bancaire à hauteur de 5 755 millions d’euros, en hausse de 3,8 % par rapport au quatrième trimestre 2014 (+ 2,2 % à change constant).

Les frais de gestion7 du groupe s’élèvent à 4 222 millions d’euros, en hausse de 4,5 % sur un an. Ceux des métiers coeurs, à 3 942 millions d’euros, augmentent de 4,5 % (+ 3,1 % à change constant).

Le résultat brut d’exploitation7 s’élève à 1 714 millions d’euros, en hausse de 3,6 % par rapport au quatrième trimestre 2014. La contribution des métiers coeurs atteint 1 813 millions d’euros, en hausse de 2,4 % sur un an.

Le coût du risque7, à 28 points de base10, augmente de 1,5 % au quatrième trimestre 2015 s’établissant à 445 millions d’euros. Pour les métiers coeurs, il ressort à 463 millions d’euros, en baisse de 4,7 % et correspond à 32 points de base.

Le résultat avant impôt7 augmente de 5,8 % sur un an et s’établit à 1 332 millions d’euros au quatrième trimestre 2015. Pour les métiers coeurs, le résultat avant impôt ressort à 1 418 millions d’euros, en hausse de 5,8 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

Retraité de l’impact de la norme IFRIC 21 et hors éléments non économiques et exceptionnels, le résultat net part du groupe affiche une baisse de 14,4 % et s’établit à 580 millions d’euros. Celui des métiers coeurs diminue de 4,1 % à 699 millions d’euros. Le coefficient d’exploitation baisse de 0,1 point et s’établit à 72,2 % pour le groupe. Il est de 69,5 % pour les métiers coeurs, en hausse de 0,3 point par rapport au quatrième trimestre 2014. Le ROE du groupe ressort à 4,1 %, en baisse de 0,4 point. Il est de 7 % pour les métiers coeurs, en baisse d’un point par rapport au quatrième trimestre 2014.

Après prise en compte des éléments non économiques et exceptionnels, et annulation du retraitement de l’impact de l’IFRIC 21, le résultat net part du groupe publié affiche une hausse de 10,7 % au quatrième trimestre 2015, à 626 millions d’euros. Celui des métiers coeurs progresse de 1,3 % et atteint 741 millions d’euros pour le quatrième trimestre 2015.

RÉSULTATS CONSOLIDÉS DE L’ANNÉE 2015 DU GROUPE BPCE

En millions d’euros 2015 2015 /
2014 pf
variation %
Métiers coeurs
2015
2015/
2014 pf
variation %
Produit net bancaire* 23 824 + 4,5 % 23 249 + 5,4 %
Frais de gestion* – 16 140 + 3,5 % – 15 120 + 3,9 %
Résultat brut d’exploitation* 7 683 + 6,8 % 8 129 + 8,2 %
Coefficient d’exploitation* 67,7 % – 0,7 pt 65,0 % – 0,9 pt
Coût du risque* – 1 698 – 4,4 % – 1 656 – 4,5 %
Résultat avant impôt * 6 257 + 9,7 % 6 731 + 11,6 %
Résultat net part du groupe * 3 335 + 0,9 % 3 763 + 7,8 %
Impact en résultat net des éléments non économiques et exceptionnels – 93
Résultat net part du groupe publié 3 242 + 11,6 % 3 763 + 9,5 %
ROE 6,0 % – 0,2 pt 10,0 % + 1,0 pt

2014 pro forma, se reporter à la note méthodologique à la fin de ce communiqué de presse

Les métiers coeurs sont la Banque commerciale et Assurance (avec les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne ainsi que le Crédit Foncier, la Banque Palatine et BPCE International), l’Épargne, la Banque de Grande Clientèle et les Services Financiers Spécialisés (Natixis)

* Hors éléments non économiques et exceptionnels


RÉSULTATS CONSOLIDÉS DU QUATRIÈME TRIMESTRE 2015 DU GROUPE BPCE

En millions d’euros T4-15 T4-15 /
T4-14 pf
variation %
Métiers coeurs
T4-15
T4-15 /
T4-14 pf
variation %
Produit net bancaire * 5 936 + 4,2 % 5 755 + 3,8 %
Frais de gestion * – 4 222 + 4,5 % – 3 942 + 4,5 %
Résultat brut d’exploitation * 1 714 + 3,6 % 1 813 + 2,4 %
Coût du risque * – 445 + 1,5 % – 463 – 4,7 %
Résultat avant impôt * 1 332 + 5,8 % 1 418 + 5,8 %
Résultat net part du groupe * 625 – 13,2 % 741 – 3,7 %
Retraitement de l’impact IFRIC 21 – 45 – 42
Résultat net part du groupe** 580 – 14,4 % 699 – 4,1 %
Coefficient d’exploitation** 72,2 % – 0,1 pt 69,5 % + 0,3 pt
ROE** 4,1 % – 0,4 pt 7 % – 1 pt
Impact en résultat net des éléments non économiques et exceptionnels 1
Réintégration de l’impact IFRIC 21 45 42
Résultat net publié 626 + 10,7 % 741 + 1,3 %

T4-14 pro forma, se reporter à la note méthodologique à la fin de ce communiqué de presse

Les métiers coeurs sont la Banque commerciale et Assurance (avec les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne ainsi que le Crédit Foncier, la Banque Palatine et BPCE International), l’Épargne, la Banque de Grande Clientèle et les Services Financiers Spécialisés (Natixis)

* Hors éléments non économiques et exceptionnels
** Hors éléments non économiques et exceptionnels et après retraitement de l’impact IFRIC 21


2. POURSUITE DU RENFORCEMENT DU BILAN AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2015

2.1 Un ratio de solvabilité global en forte hausse, dans la trajectoire de l’objectif de 18 %[11] début 2019 permettant de respecter le TLAC

Le Groupe BPCE présente un niveau élevé de ratio de solvabilité global[12], estimé à 17,0 %[13] au 31 décembre 2015, en augmentation de 140 points de base par rapport au 31 décembre 2014. Ce renforcement s’explique principalement par l’augmentation du ratio de Common Equity Tier 1 ou CET112 de 120 points de base sur la période et, dans une moindre mesure, par l’augmentation de 20 points de base des fonds propres Tier 2 nette de la réduction des fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1).

Les fonds propres globaux ont augmenté de 5,2 milliards d’euros durant l’année 2015, passant de 61,2 milliards d’euros au 31 décembre 2014 à 66,4 milliards d’euros estimés au 31 décembre 2015. Conformément aux priorités du groupe en matière de capital réglementaire, la progression des fonds propres globaux est liée en grande partie à la hausse de 4,3 milliards d’euros des fonds propres CET1, ces derniers passant de 47,3 milliards d’euros au 31 décembre 2014 à 51,6 milliards d’euros au 31 décembre 2015. Sur la période, les fonds propres AT1 ont diminué de 2,2 milliards d’euros à la suite de l’exercice de calls sur d’anciennes émissions de Tier 1 hybrides. Ils ont été refinancés par des émissions de Tier 2 pour un montant similaire. Les fonds propres Tier 2 ont augmenté de 3,1 milliards d’euros tenant compte des 3,2 milliards d’euros d’émissions de Tier 2 réalisées en 2015.

La solvabilité du Groupe BPCE continue de progresser au quatrième trimestre 2015 avec un ratio de CET112 estimé à 13,2 % au 31 décembre 2015, en amélioration de 120 points de base par rapport au 31 décembre 2014 (12,0 %). L’augmentation du ratio de CET1 est principalement due à la mise en réserve[14] du résultat avec un impact de 73 points de base depuis le 31 décembre 2014 (dont 14 points de base depuis le 30 septembre 2015). En effet, le Groupe BPCE a la capacité de mettre en réserve de façon récurrente un pourcentage élevé de son résultat, afin de constituer un coussin important de CET1. Sur l’année 2015, les réserves[15] ont augmenté de 3,4 milliards d’euros, passant de 27,1 milliards d’euros au 31 décembre 2014 à 30,5 milliards d’euros estimés au 31 décembre 2015.

Les risques pondérés restent maîtrisés. Ils ont diminué sur l’année 2015, évoluant de 393 milliards d’euros au 31 décembre 2014 à 391 milliards d’euros au 31 décembre 2015.

Au 31 décembre 2015, le ratio de levier[16] (Bâle 3) s’établit à 5,0 % contre 4,5 % au 31 décembre 2014.

2.2 Des réserves de liquidité couvrant largement le refinancement court terme

Les réserves de liquidité[17] couvrent 138 % du total des encours de refinancement court terme et tombées moyen-long terme et subordonnées inférieures ou égales à un an. Les réserves de liquidité s’élèvent à 161 milliards d’euros au 31 décembre 2015 (contre 172 milliards d’euros au 31 décembre 2014), dont 115 milliards d’euros d’actifs disponibles éligibles au refinancement banques centrales (111 milliards d’euros au 31 décembre 2014) et 46 milliards d’euros de liquidités placées auprès des banques centrales (61 milliards d’euros au 31 décembre 2014).

Le coefficient emplois/ressources clientèle[18] du Groupe BPCE continue à s’améliorer, ressortant à 119 %17 au 31 décembre 2015 contre 121 % un an plus tôt.

Le ratio de liquidité court terme (LCR) est supérieur à 110 %[19] au 31 décembre 2015.

2.3 Programme 2015 de refinancement moyen-long terme marché réalisé à 108 % au 31 décembre 2015

L’accès du Groupe BPCE aux grands marchés de dette lui a permis de lever 27,1 milliards d’euros de ressources à moyen-long terme (MLT) au 31 décembre 2015, sur un programme 2015 de 25 milliards d’euros soit une réalisation de 108 %. La durée moyenne à l’émission est de 5,2 ans et le taux moyen est de mid-swap + 18 pb. Au 31 décembre 2015, 55 % du refinancement MLT a été effectué sous la forme d’émissions publiques et 45 % sous la forme de placements privés.

La structure de refinancement MLT 2015 est conforme aux objectifs. Au 31 décembre 2015, 68 % du refinancement à MLT a été réalisé sous la forme d’émissions non sécurisées, soit un montant de 18,4 milliards d’euros. Dans le détail, 15,8 milliards d’euros ont concerné de la dette senior et 2,6 milliards d’euros, de la dette Tier 2 (en tenant compte de l’émission de Tier 2 réseaux réalisée en 2015, le Tier 2 total émis s’élève à 3,2 milliards d’euros).
Les émissions sécurisées ont représenté 32 % du refinancement à MLT, soit 8,7 milliards d’euros.

Le Groupe BPCE continue de lever des montants importants grâce à une diversification accrue de sa base d’investisseurs. Ainsi, 44 % des émissions non sécurisées sur le marché des institutionnels ont été effectuées en devises autres que l’euro (notamment 18 % en dollar américain et 15 % en yen).

Le programme prévisionnel 2016 de refinancement MLT vise un montant de 24 milliards d’euros. Les émissions non sécurisées devraient représenter 16 à 18 milliards d’euros (soit 67 à 75 % du programme) dont 13 à 17 milliards d’euros de dette senior et 1 à 3 milliards d’euros de dette Tier 2 (hors émissions de Tier 2 réseaux). Les émissions sécurisées devraient s’établir entre 6 à 8 milliards d’euros (soit 25 à 33 % du programme).

Au 2 février 2016, 6,8 milliards d’euros ont été levés, soit 28 % du programme prévisionnel (70 % sous forme d’émissions non sécurisées, 30 % sous forme d’émissions sécurisées).


3. RÉSULTATS[20] DES MÉTIERS : BONNE PERFORMANCE COMMERCIALE DES MÉTIERS COEURS

3.1 Banque commerciale et Assurance : la dynamique clientèle limite les effets de la baisse des taux sur la marge nette d’intérêt client

Le métier Banque commerciale et Assurance regroupe les activités du réseau Banque Populaire, du réseau Caisse d’Epargne et des Autres réseaux comprenant les filiales BPCE International, Banque Palatine, Crédit Foncier et la participation minoritaire dans CNP Assurances.

Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne ont enregistré des performances commerciales solides durant l’année 2015. Les encours d’épargne totaux s’établissent à 628 milliards d’euros au 31 décembre 2015, en hausse de 23 milliards d’euros sur un an. Cette croissance résulte principalement de l’augmentation de l’épargne de bilan (+ 4,8 % sur un an, soit une hausse de 20 milliards d’euros), portée notamment par la forte croissance des dépôts à vue et l’attractivité de l’épargne logement. L’encours d’épargne financière progresse de 4 milliards d’euros en 2015 bénéficiant de la forte dynamique de l’assurance vie, dont l’encours croît de 3,5 % sur la période.

Les encours de crédit s’établissent à 397 milliards d’euros au 31 décembre 2015. Ils ont augmenté de 4,2 % sur un an, soit une progression de 16 milliards d’euros, portés par le dynamisme des crédits immobiliers et des crédits à la consommation et par la poursuite de la reprise du crédit aux entreprises, dont la production progresse de 19 % par rapport à 2014. Le Groupe BPCE confirme ainsi son rôle actif dans le financement de l’économie.

Distingué par le magazine The Banker comme « Banque de l’année 2015 en France »[21] pour ses performances économiques et commerciales, sa solidité financière et ses réalisations en matière d’innovation, le Groupe BPCE poursuit la transformation digitale de son modèle relationnel. Deux tiers des clients sont ainsi abonnés à la banque en ligne et 50 % des connexions sont réalisées via les applications mobiles mises à leur disposition. En banque de détail, les ventes à distance ont progressé de 67 %, notamment grâce aux travaux de simplification des parcours clients et à la digitalisation des processus. La signature électronique est disponible pour la majorité de l’offre produit et sur tous les canaux dans les deux réseaux : 2,5 millions de contrats ont ainsi été signés électroniquement.

Banque Populaire continue de proposer à ses clients des services toujours plus innovants. Le « FCPI connect innovation » de Seventure Partners, filiale de Natixis, a transformé et rendu interactive la relation entre les souscripteurs, l’équipe de gestion et les entrepreneurs : les souscripteurs peuvent donner leur avis sur les entreprises présélectionnées, suivre l’actualité des entreprises du portefeuille et échanger avec des dirigeants des entreprises du portefeuille. Par ailleurs, pour améliorer l’expérience client, Banque Populaire a déployé 14 000 iPad dans ses agences.

Les Caisse d’Epargne ont lancé NéoBusiness, un écosystème permettant de répondre aux besoins spécifiques des start-up et des entreprises innovantes, en mettant à leur disposition des chargés de clientèle dédiés, des espaces de type incubateurs ainsi qu’une plateforme collaborative consacrée aux projets innovants (www.neo-cluster.fr). Pour les particuliers, le service « Livrets À Connecter », déployé en fin d’année, a connu un excellent démarrage avec 1 000 tirelires électroniques ouvertes en 10 jours.

Le Groupe BPCE, au travers de sa filiale S-Money, a finalisé en octobre dernier l’acquisition de la startup LePotCommun.fr, acteur majeur du pot commun en ligne en France. Ce rapprochement a pour ambition de faire de ce nouvel ensemble le leader dans le domaine des paiements communautaires en France et en Europe.



Résultats financiers20 de l’année 2015 et du quatrième trimestre 2015 de la Banque commerciale et Assurance

Les revenus de la Banque commerciale et Assurance pour l’année 2015 s’établissent à 15 414 millions d’euros (hors variation de la provision épargne logement), soit une croissance de 2,6 % par rapport à l’année 2014. Pour le quatrième trimestre 2015, ils s’élèvent à 3 680 millions d’euros (hors variation de la provision épargne logement), soit une baisse de 0,8 % par rapport au quatrième trimestre 2014. Dans un contexte de taux bas, la marge nette d’intérêt reste sous pression alors que les commissions progressent, bénéficiant du niveau toujours élevé des remboursements anticipés et des renégociations ainsi que de l’évolution favorable des commissions moyens de paiement.

Les frais de gestion sont maîtrisés, s’établissant à 10 035 millions d’euros pour l’année 2015, stables par rapport à l’année 2014 (+ 0,4 %). Ils ressortent à 2 583 millions d’euros pour le quatrième trimestre 2015, proche du niveau du quatrième trimestre 2014 (+ 0,3 %).

Le coefficient d’exploitation s’améliore de 1,2 point par rapport à l’année 2014 et s’établit à 65,3 %.

Le résultat brut d’exploitation s’élève à 5 336 millions d’euros pour l’année 2015, en hausse de 5,7 % sur un an. Au quatrième trimestre 2015, il diminue de 5,8 %, à 1 090 millions d’euros.

Le coût du risque, à 1 403 millions d’euros pour l’année 2015, s’améliore et décroît de 5,0 %. À 397 millions d’euros au quatrième trimestre 2015, il diminue de 5,0 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

La contribution de la Banque commerciale et Assurance au résultat avant impôt du groupe s’établit à 4 143 millions d’euros pour l’année 2015, en hausse de 9,4 % par rapport à l’année 2014. Les Caisses d’Epargne contribuent à hauteur de 46 % à ce résultat, les Banques Populaires à hauteur de 39 % et les Autres réseaux à hauteur de 15 %. Au quatrième trimestre 2015, le résultat avant impôt s’élève à 742 millions d’euros, soit une baisse de 5,7 %. Retraité de l’impact de l’IFRIC 21, il s’établit à 699 millions d’euros, en baisse de 4,8 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

Le ROE s’établit à 9 % pour l’année 2015, en augmentation de 1 point.

3.1.1 Banque Populaire : croissance de toutes les lignes métiers en 2015

Le réseau Banque Populaire regroupe les 18 Banques Populaires, dont la CASDEN Banque Populaire et le Crédit Coopératif ainsi que leurs filiales, le Crédit Maritime Mutuel et les sociétés de caution mutuelle.

  • Fonds de commerce

Le réseau Banque Populaire poursuit sa stratégie de développement auprès des clientèles prioritaires, qui se traduit par une progression du nombre de ses clients bancarisés principaux de 1,4 % sur un an (+ 47 000 clients) et par une hausse du nombre de ses clients particuliers équipés et assurés de 7,3 % sur un an (+ 77 000 clients).


  • Encours d’épargne

Les encours d’épargne ont enregistré une forte croissance de 12 milliards d’euros sur un an. Ils s’établissent ainsi à 229 milliards d’euros au 31 décembre 2015. Les encours d’épargne de bilan s’élèvent à 162 milliards d’euros, soit une croissance de 7,5 % sur un an glissant portée par les dépôts à vue (+ 13,4 %) et l’épargne logement (+ 9,5 %). En parallèle, les encours d’assurance vie affichent une hausse de 4,1 % sur un an.

  • Encours de crédits

Les encours de crédit s’établissent à 173 milliards d’euros à fin décembre 2015, enregistrant une progression de 3,1 % sur un an. Les encours de crédits immobiliers, en hausse de 5,4 % sur un an, ont bénéficié d’une production de 21,1 milliards d’euros durant l’année 2015. La production de crédits à la consommation a été très dynamique, en hausse de 16 % par rapport à 2014. Confirmant un redémarrage amorcé fin 2014, la production de crédits à l’équipement affiche une augmentation de 14 % par arpport à l’année précédente et permet aux encours de repartir à la hausse (+ 1,0 %).

  • Assurance

Le portefeuille de contrats en assurances dommages, prévoyance et santé poursuit sa croissance, avec une hausse de 8,7 % sur un an pour l’assurance dommages – IARD et de 7,7 % pour la prévoyance et la santé.

  • Résultats financiers

Le produit net bancaire de l’année 2015 s’établit à 6 520 millions d’euros (hors variation de la provision épargne logement), en hausse de 2,4 % par rapport à 2014. Cette évolution procède notamment d’une diminution de 6,8 % de la marge nette d’intérêt clientèle (hors variation de la provision épargne logement) et d’une progression de 5,9 % des commissions. Le produit net bancaire du quatrième trimestre 2015 s’établit à 1 543 millions d’euros (hors variation de la provision épargne logement), soit une diminution de 1,4 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

Les frais de gestion de l’année 2015, à 4 284 millions d’euros, sont stables par rapport à 2014. Sur le quatrième trimestre de 2015, ils s’établissent à 1 091 millions d’euros, en réduction de 2,1 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

Le coefficient d’exploitation 2015 s’améliore de 1,5 point comparé à 2014 et ressort à 65,8 %.

Le résultat brut d’exploitation de l’année 2015 s’établit à 2 222 millions d’euros, en hausse de 7,2 % par rapport à 2014. Il s’élève à 452 millions d’euros au quatrième trimestre 2015, en augmentation de 0,6 % comparé au quatrième trimestre 2014.

Le coût du risque de l’année 2015, à 624 millions d’euros, enregistre une baisse significative, de 11,7 % comparé à 2014. À 179 millions d’euros au quatrième trimestre 2015, il diminue de 17,3 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

Le résultat avant impôt de l’année 2015 progresse de 16,3 % par rapport à 2014 et s’élève à 1 631 millions d’euros. Il ressort à 276 millions d’euros au quatrième trimestre 2015, soit une hausse de 14,2 % par rapport au quatrième trimestre 2014. En retraitant l’impact de l’IFRIC 21, le résultat avant impôt du quatrième trimestre 2015 s’établit à 259 millions d’euros, soit une augmentation de 17,0 % par rapport au quatrième trimestre 2014.


3.1.2 Caisse d’Epargne : la stratégie de bancarisation et d’équipement se traduit par la croissance des encours et du portefeuille d’assurance

Le réseau Caisse d’Epargne regroupe les 17 Caisses d’Epargne ainsi que leurs filiales.

  • Fonds de commerce

La stratégie de bancarisation des clients particuliers du réseau Caisse d’Epargne s’est poursuivie tout au long de l’année 2015 et s’est traduite par une croissance de 1,9 % du nombre de ses clients bancarisés principaux, soit 95 000 clients. Sur le marché des professionnels, la stratégie de conquête a permis une hausse de 3,7 % du nombre de clients actifs (+ 9 000 clients).

  • Encours d’épargne

Les encours d’épargne ont enregistré une hausse de 11 milliards d’euros sur un an par rapport au 31 décembre 2014, s’établissant à 399 milliards d’euros au 31 décembre 2015. Les encours d’épargne de bilan s’élèvent à 270 milliards d’euros, en hausse de 3,2 % par rapport au 31 décembre 2014. Les dépôts à vue ont progressé de 14,6 %, l’épargne logement de 10,7 %, les comptes à terme de 10,9 %, tandis que les livrets ont enregistré un repli de 4,0 %. En parallèle, les encours d’assurance vie affichent une hausse de 3,3 % sur un an.

  • Encours de crédit

Les encours de crédit s’établissent à 225 milliards d’euros au 31 décembre 2015, en hausse de 5,0 % par rapport au 31 décembre 2014. Les crédits immobiliers, en progression de 5,7 %, ont bénéficié d’une production dynamique de 29,4 milliards d’euros enregistrée durant l’année. Les crédits à la consommation ont connu une hausse de leur production de 17 % en 2015 par rapport à 2014. La reprise des crédits d’équipement se confirme avec une production en hausse de 19 % des crédits aux entreprises en 2015, entraînant une augmentation des encours de 3,6 %.

  • Assurance

Le réseau Caisse d’Epargne conserve une activité en hausse significative sur l’assurance, ce qui se traduit par une progression du portefeuille de 12,9 % sur l’assurance dommages-IARD et de 11,7 % sur la prévoyance et la santé.

  • Résultats financiers

Le produit net bancaire de l’année 2015 s’établit à 7 320 millions d’euros (hors variation de la provision épargne logement), en hausse de 1,1 % par rapport à 2014. Cette évolution provient notamment d’une diminution de 5,0 % de la marge nette d’intérêt clientèle (hors variation de la provision épargne logement) et d’une progression de 6,5 % des commissions. Le produit net bancaire du quatrième trimestre 2015 s’établit à 1 757 millions d’euros (hors variation de la provision épargne logement), soit une baisse de 2,1 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

Les frais de gestion, à 4 809 millions d’euros pour l’année 2015, augmentent légèrement, de 1,0 % comparé à 2014. Au quatrième trimestre 2015, ils s’élèvent à 1 247 millions d’euros, en hausse de 2,0 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

Le coefficient d’exploitation se dégrade légèrement, de 0,5 point, à 66,0 % pour l’année 2015.

Le résultat brut d’exploitation de l’année 2015 s’établit à 2 482 millions d’euros en baisse de 1,1 % par rapport à 2014. Il s’élève à 504 millions d’euros au quatrième trimestre 2015, en diminution de 15,6 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

Le coût du risque, à 569 millions d’euros pour l’année 2015, est en baisse de 3,2 % comparé à 2014. À 149 millions d’euros au quatrième trimestre 2015, il diminue de 6,0 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

Le résultat avant impôt de l’année 2015 s’élève à 1 914 millions d’euros, quasiment stable par rapport à 2014 (- 0,3 %). Il ressort à 359 millions d’euros au quatrième trimestre 2015, soit une baisse de 18,0 % par rapport au quatrième trimestre 2014. En retraitant l’impact de l’IFRIC 21, le résultat avant impôt au quatrième trimestre 2015 s’établit à 341 millions d’euros, soit une baisse de 18,2 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

3.1.3 Autres réseaux

La contribution du sous pôle Autres réseaux au résultat avant impôt du Groupe BPCE s’établit à 598 millions d’euros pour l’année 2015, en hausse de 29,0 % par rapport à 2014. Elle est de 99 millions d’euros au quatrième trimestre 2015 en retraitant l’impact de l’IFRIC 21, soit une hausse de 2,6 %.

  • Financement de l’Immobilier

Le Crédit Foncier est la principale composante du pôle Financement de l’Immobilier.

Le Crédit Foncier a connu une activité commerciale dynamique durant l’année 2015. Il demeure le premier établissement prêteur aux ménages à revenus modestes[22].

La production totale de crédits s’établit ainsi à 10,4 milliards d’euros pour l’année 2015, dont plus de 8 milliards d’euros sur le segment des particuliers, soit une progression de 15 % par rapport à l’année 2014. Cette nouvelle production s’est accompagnée d’une amélioration des marges.

Pour l’année 2015, le produit net bancaire (PNB) du pôle Financement de l’Immobilier progresse de 4,3 % sur un an – retraité des éléments exceptionnels, dont l’impact CVA/DVA et la cession à BPCE, en septembre 2014, du portefeuille RMBS. Sur le quatrième trimestre, le PNB s’élève à 194 millions d’euros, en croissance de 1,3 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

Les frais de gestion, à 515 millions d’euros pour l’année 2015, diminuent de 5,7 % comparé à 2014, profitant notamment de la baisse conjointe des frais de personnel et des frais informatiques. Au quatrième trimestre, les frais de gestion s’élèvent à 128 millions d’euros, en diminution de 2,2 % par rapport au quatrième trimestre 2014. La mutualisation de l’informatique du Crédit Foncier avec celle des Caisses d’Epargne a été opérée le 15 novembre 2015, dans le respect des délais et du budget arrêtés en 2012.

Le coefficient d’exploitation[23] s’améliore de 12,4 points comparé à 2014 et ressort à 58,8 %.

Le coût du risque, retraité de la cession des titres HETA Asset Resolution AG (affecté en Hors Métiers), ressort à 134 millions d’euros pour l’année 2015, en hausse de 21,6 % par rapport à 2014, dans un contexte économique difficile pour les ménages modestes. Il est de 45 millions d’euros sur le trimestre.

Le résultat avant impôt, retraité de l’impact de la cession des titres HETA Asset Resolution AG (affecté en Hors Métiers), s’élève à 230 millions d’euros pour l’année 2015. En retraitant l’impact de l’IFRIC 21, le résultat avant impôt s’établit à 15 millions d’euros au quatrième trimestre 2015.


  • CNP et Autres


La principale composante du pôle est la participation minoritaire dans CNP Assurances, consolidée par mise en équivalence.

La collecte brute en assurance vie des Caisses d’Epargne s’élève à 9,8 milliards d’euros pour l’année 2015, en hausse de 10,3 %. La gestion privée y contribue à hauteur de 60 % contre 57 % en 2014. La part des unités de compte reflète la bonne dynamique commerciale des Caisses d’Epargne (17,0 % de la collecte brute en 2015 contre 14,9 % en 2014). La collecte brute en assurance vie atteint 2,5 milliards d’euros au quatrième trimestre 2015, en progression de 31,4 % par rapport au quatrième trimestre 2014.

  • BPCE International[24]

BPCE International regroupe les filiales internationales du Groupe BPCE hors Natixis.

Les encours d’épargne de BPCE International affichent une croissance de 3,8 % sur un an, s’établissant à 5,3 milliards d’euros au 31 décembre 2015. Cette progression est portée par l’épargne de bilan hors dépôts à vue (+ 4,2 %) et par les dépôts à vue (+ 4,8 %), l’épargne financière affichant, sur un an, une baisse de 3,2 %.

Les encours de crédit, à 6,0 milliards d’euros à fin décembre 2015, enregistrent un repli de 4,7 % comparé à fin 2014. Sur le marché des particuliers, les crédits immobiliers sont en hausse de 8,4 % et les crédits à la consommation, en hausse de 2,8 %. Sur le marché des entreprises, les encours de crédits à moyen-long terme diminuent de 13,0 % sous l’effet de la cession d’un portefeuille de crédits d’un montant de 481 M? à la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse.

  • Banque Palatine

Au 31 décembre 2015, les encours[25] d’épargne de Banque Palatine enregistrent une croissance de 5,5 % tirée par la collecte bilancielle et s’établissent à 17,8 milliards d’euros. Ainsi, le marché des entreprises progresse de 6,5 % reflétant le dynamisme de la collecte au travers de la nette croissance des encours de dépôts à vue. Les encours de gestion privée augmentent de 2,4 % bénéficiant de la progression de l’épargne de bilan (+ 2,8 %) et de la hausse de l’épargne financière (+ 2,2 %).

La conquête de nouveaux clients a également été soutenue sur les deux marchés avec une hausse de 3,3 % sur les entreprises « coeur de cible » (dont le chiffre d’affaires est supérieur à 15 millions d’euros) et une augmentation de 25,5 % sur la clientèle privée (particuliers confiant plus de 50 000 euros de placements à l’entrée en relation).

Les encours de crédit, en hausse de 7,4 % s’élèvent à 8,3 milliards d’euros au 31 décembre 2015. Reflétant une activité soutenue dans la distribution de crédits, les encours de crédit aux entreprises progressent de 8,6 % sur un an. Sur la clientèle privée, le dynamisme de la production de crédits à l’habitat permet d’afficher une hausse de l’encours de 2,2 % sur ce marché.


3.2 Métiers coeurs de Natixis

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Groupe BPCE : RÉSULTATS DU 4e TRIMESTRE ET DE L’ANNÉE 2015 DU GROUPE BPCE

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